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Camille SAINT-SAENS, La Danse macabre, OSR, Ernest ANSERMET, 1952, LXT 2760

octobre, 1952
Decca
René Gagnaux

La Danse macabre est un motif artistique populaire à la fois présent dans le folklore européen et élaboré à la fin du Moyen Âge. De nombreux peintres en ont illustré les épisodes fantastiques, celles de Hans Holbein sont certainement les plus connues.

Camille Saint-Saëns composa son poème symphonique en 1874 d'après un poème d' Henri Cazalis (plus connu sous le pseudonyme Jean Lahor):

Zig et zig et zig, la Mort en cadence

Frappant une tombe avec son talon,

La Mort à minuit joue un air de danse,

Zig et zig et zag, sur son violon.

Le vent d'hiver souffle, et la nuit est sombre;

Des gémissements sortent des tilleuls;

Les squelettes blancs vont à travers l'ombre,

Courant et sautant sous leurs grands linceuls.

Zig et zig et zig, chacun se trémousse,

On entend claquer les os des danseurs.

Mais psit! tout à coup quitte la ronde.

On se pousse, on fuit, le coq a chanté.

cité du programme de concert de l'OSR du 22 janvier 1922, un Concert extraordinaire à la mémoire de Camille Saint-Saens donné sous la direction d'Ernest Ansermet, ***rendu accessible grâce à l'***excellente banque de données du site ONSTAGE. Ce doit être le plus ancien concert d'Ernest Ansermet avec cette oeuvre au programme.

La Danse macabre fut donnée en première audition publique le 24 janvier 1875, sous la direction d'Édouard Colonne. Une particularité était l'utilisation du xylophone, encore inconnu à l'époque dans un orchestre symphonique, et symbolisant ici les squelettes qui dansent durant la nuit... Qui ne connaît pas le dessin animé réalisé par Walt Disney sur cette musique, dans lequel un squelette joue du xylophone sur les os d'un autre squelette? ;-)

Le scénario:

"[...] À minuit, pendant les nuits d'automne, commence une ronde funèbre à laquelle prennent part des spectres, sortis pour un moment de leurs tombes. Sur les douze coups d'une horloge lointaine répercutés par de curieuses résonnances, vibre l'accord étrange d'un violon: c'est la Mort qui accorde son instrument, conviant les trépassés à la danse nocturne.

Saint-Saëns a fait baisser d'un demi-ton la chanterelle du violon solo, et cet accord bizarre produit par la quinte diminuée (la naturel, mi bémol ), amène l'entrée du thème initial. La phrase principale est développée sur un rhythme de valse, alternant avec un motif épisodique, en forme de mélopée chromatique. La danse se poursuit, toujours plus animée, tandis que le xylophone imite le choc sinistre des ossements; après un court passage fugué survient un épisode pendant lequel le violon solo chante une paraphrase du second thème; enfin une puissante progression sur une pédale de dominante amène la combinaison des deux motifs couronnée par une strette vertigineuse. Mais soudain, le coq a chanté, le hautbois fait retentir l'imitation de son cri guttural; quelques fragments du thème principal se répondent dans l'orchestre, et tout disparaît brusquement à l'annonce du jour. [...]"

cité d'un texte de H.Mirande publié dans le «Bulletin officiel des Concerts classiques» du 21 décembre 1889, rendu accessible grâce au site ONSTAGE référencié un peu plus haut.

Ernest Ansermet n'a enregistré cette courte oeuvre qu'une seule fois pour le disque. L'enregistrement - SAR728-729, Pr: Victor Olof Eng: Arthur Haddy, octobre 1952, Victoria Hall, Genève - est paru pour la première fois en janvier 1953 sur le Decca LXT 2760, et en avril 1953 sur le London LL 696, couplé avec le Rouet d'Omphale sur la première face, et la Marche Joyeuse de Chabrier, la Pavane pour une infante défunte de Ravel et Espana de Chabrier sur la deuxième face, tous enregistrés pendant les mêmes sessions. Une réédition assez connue est celle du LW 5030, un Decca 25cm, la Danse macabre étant couplée avec le Rouet d'Omphale.

L' enregistrement que vous écoutez...

La Danse macabre, poême symphonique op. 40, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, septembre 52 (07:19)

Une restauration du disque LXT 2760 (ARL 1425-1B).

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René Gagnaux
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17 octobre 2018
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