Nous analysons de façon anonyme les informations de nos visiteurs et membres, afin de leur fournir le meilleur service et satisfaire leurs attentes. Ce site utilise également des cookies, notamment pour analyser le trafic. Vous pouvez spécifier dans votre navigateur les conditions de stockages et d'accès aux cookies. Voir plus.

Les Ormonans

1944
pièce de théâtre écrite en patois Ormonan par Nicole Pichard
Nicole Pichard

Nicole Frisch-Pichard auteure

1 avril 2014

Les Ormonans

Histoire de 2 familles La voix off:

La Jeanne futur maman et son régent de mari 30 ans plus tard

Le Marcel -la Marie sa fena, sa fille la Jeanne ( dans les 55-60 ans)

Le Jean-Louis -la Rosie appelé aussi Pelon et Pelone et leur fils le Louis idem

Djan - la Marion entre 50 et 60 ans

le célibataire le régent 30 ans

le pasteur

le pétabozon Edgar Favre

décors

une demie-scène une cuisine de chalet de montagne

l’autre demi-scène un café

depuis la fenêtre la vue sur les montagnes

Nous les ormonans

Mise en scène: La Jeanne et le François de dos sur scène spectateurs de la vie de leur parents

Ce village dormait profondément dans le calme, la sérénité et la paix. les habitants y entretenaient une malédiction. On pourrait croire qu’ils entretenaient cette malédiction pour se protéger. Ils disaient que le Mauvais esprit n’arrêtait pas de rubané sur le Zanfleuron, lancer des mauvaises fadaises contre nous, ils s’amusent a émoder de rotzs(lancer des pierres) contre la Quille du Diable. Souvent elles dérupitaient jusqu’en bas au plat. C’est vrai qu’il y a eu plusieurs tremblements de terre, dont un en 1947 qui a vu une grosse partie de la Marchande dévalé la pente.

Dis-le moi, comment rêver en paix. Une multitude de sons venaient interrompre leur douce nuit. Parfois, une sourde rumeur leur parvenait du haut des sommets. Un étrange roulement de tambours de pierres et de grosses avalanches descendant les cascades.

La peur s’emparait des paysans, elle rebouillait au fond de la bouèle, non personne n’en parlait, il craignait d’atroces représailles.

Le soir pendant le cotterg, c’était un moment sacré. Ils parlent en famille, de leurs champs, des récoltes mais le sujet: c’est le « grappenou » toujours lui.

Les ormonans

Arrivée sur scène de la Jeanne et de son mari le régent ils sont ce dos et son spectateur de la vie de leurs parents.

-La Marie leur dit:

E I no fo férmâ le morsé. ( boucle la c’est la Jeanne qui traduit) le Marcel

Me te che de ma fena. (Qu’est-ce que tu me dis là femme)

Te ve le grolles edhe sont tre tot mal foutue, elles ont la faouair, edhe vont creva.( tu vois elles sont toutes mal foutues, elles ont la chiasse, elles vont crever)

le couple

N’y avait-il pas une charognerie qui avait atteint les tsevri ayant crévâ, chacun de nous se terrait dans lour tsalets

Le Djan avait dit:

C’est la veule, edhe partout, edhe va no ferre creva de sa mort subtanne ( C’est la veule elle est partout elle va nous faire crever de sa mort subite)

La Marion

I sai persuadé qu’encore una fé, e ne perturba vo e mis en garde e me paré que rien ne pourra jamais férmâ vo laues el démon ve dona de kaouatâ ( Je suis persuadée qu’encore une fois rien ne vous perturbe et vous a mis en garde de fermer vos gueules et vos langues le démon vous fera courir) ? a vérifier….

Le Marcel:

Djan toi, tu es sage ? Djan:

Mais c’est la Marion qui m’a appris ces choses-là. Me mofia, ne pas défia, e viendra vous hanter jusqu’à la mort. La Marion elle, a vécu son terrible présage. Toutes ses dznelles sont mortes la même nuit.

Et toi Djan, tu ne crois pas que ce sont les renards, le on medzi e le on dézozée ?

Le soir, au moment du cotterg les ormonans en parlent à voix basse de peur que le satané se cache derrière l’armoire vaudoise.

la Marie

Me me mofia epi la Louise du Jorat, edha fait une sacrée expérience. Un soir qu’elle était en train de charogner auprès son vaurien de mari qui noyait sa peur dans les petits verres . Quand il est rentré à la maison, i chantait à tue tête une ode au Diable. hein…

Je te le dis tout haut, tu l’a dérangé, tu la mi de pouéte. Et, toi mon Djan, tu crois qu’il roupille ? y e comme nous, tche deux cornes, les yeux plein de petierne, e verts.

le Marcel

e le pieds fourchus ? Le Djan:

Marcel tu devrais te taire, s’il a les sabots comme les tzamois, c’est pour sauter de rotz en rotz,

La Marie

- Vous savez, la bougie est presque éteinte, il serait l’heure de rentrer dans vos pénates.

mise en scène

Le Marcel et sa fena se sont levé de leur chaise, il va éteindre le feu, il ne faut pas laisser de la chaleur, le Satan lui, il adore ça,

le Djan dit:

I no fo darai la prezi ormonanche. Bon diu préserva no de racontar De derbé cahuru

De Tzate que grefai De Tcien morsé

De pole petié

De fena che soter

De tchivre qui s’épouaire De modzon anoille

De grole che no aliate E de puti che pica

Amen Soyez sur vos gardes.

traduction:

- « Mon Dieu préserve-nous des histoires

des petits poulets,

des chattes qui griffes,

des chiens qui mordent,

les sapins à deux têtes,

les femmes qui reçoivent.

que dieu soit avec vous. amen.»

Mise en scène

Le lendemain matin, alors que le soleil se répandait sur notre village comme une caresse protectrice, j’entendis un homme qui faisait de monstres éraites,

lou tzalet faragne, Le Marcel:

Au secours venez à mon aide. Au feu ..

- Aussitôt les pompiers se mirent en route avec la moto-pompe on entend le bruit des pompiers.

Et vous autres, venez tous, y fò sortir les vêlons, les bedyettes avant qu’elles soient trop cuitent.

le Marcel:

Dis dont, tu fais de l’humour noir?

Non, je veux juste arriver à temps.

mise en scène

Après avoir lutté plusieurs heures pour sauver les animaux, ainsi que la roufe, c’est la seule chose qu’ils avaient pu sauver.

le Marcel et sa fena étaient dépouillés de tout. Maintenant que lou tsalet é à terre, ils pouvaient dzoter un genou à terre un verre à la main, le gamin du Louis avait été sommé d’aller chercher du vin chez le Djan.

Le Louis

Eh le Marcel, tu ne crois pas qu’ hier soir au cotterg tu n’as pas afeger le malin avec tes histoires, tu l’as mis en rogne, e tu l’à ta réponse.

Le Djan

Y fo pas lui mettre tout sur le dos au Marcel…

Non mais y te fo t’abader tôt de bon matin e ne pas barlintser comme une batoille. C’est tre tôt tchiautre autour du tsalet.

Ne t’inquiète pas mon tsavoan Jean Rosset fera le boulot.

mise en scène

C’est ainsi qu’une fois de plus le malheur s’était abattu sur les montagnards. Il faut avouer qu’il y avait de quoi s’ épouairé.

Le Djan

Comment l’amadouer, c’est à peine si ont à le droit de respirer.

Vois off

Quelques jours plus tard, Msieu le pasteur faisait le tour des alpages pour constater que ces paroissiens ormonans avaient toujours la foi en Jésus Christ.

le pasteur

- I arriva prêt du tsalet du Marcel, i évita les aletze bagnes qui frataillaient dans le gio. (il rit de penser en patois…)

Il héla le Marcel pour le prévenir he le Marcel.

Le Marcel

- i e pas le temps deveza ave le Bon-Dieu. renâclant dans son coin, tout en tsergossant.

Bonjour Marcel

Bondzor msieur le pasteur, vous allez comme vous voulez ?

Vous venez rappercher ici ?

Non mon bon, je viens vous faire une petite lecture de la bible pour que vous ne l’oubliez pas. Est-ce que votre femme la Marie est là ?

Où voulez-vous qu’elle soie ! elle est en train de bougnater pour les noces de notre Jeanne. Venez seulement à la cuisine boire une tasse de noir elle se fera le plaisir d’écouter la bonne parole.

La Marie

No m’e i fou quoi c gaillard i veut nous tzercoter?

mise en scène.

D’une voix presque inaudible le pasteur commença sa lecture, tellement il a peur de déranger il voyait bien que sa venue n’était pas de tout bonheur.

msieu le pasteur

Regarder vers les montagnes d’où me vient le secours…. Le Seigneur sera votre secours. Ils n’oubliera pas de vous donner de sa force. il vous protégera de vos démons. Mais avant de partir le pasteur trouva a redire au Marcel

Dites-moi mon bon, vous ne venez pas souvent à l’église ? Le Marcel:

O vous savez msieur le pasteur, nous on s’adresse directement au Bon Dieu on est bien plus près de lui que vous au Village..

Le Pasteur:

Que voulez-vous que je vous répondre, vous êtes pertinent avec vos convictions.

Le Marcel:

On sera bien obligé d’y venir dans votre église pour marier notre Jeanne.

Eh bin Msieu le pasteur bon retour parmi les tiens. Msieur le pasteur

Au revoir mes chers que Dieu soit avec vous.

Mise en scène

Pendant ce temps au Chalet du Marcel la vie reprenait son cour.

Le Marcel était entrain de fenate il gnouissait dans sa barbe.

A bon diu de bon diu, c’est ça qui va m’aider a reconstruire lou tsalet

? ce sera pas ce chenapan de Louis y l’e bon qu’à l’école. C’est pas le Pelon e la Pelone qui vont le rendre meilleur!

Mise en scène:

Sa fena était à la chambre-dessus adossée à la guintzette. Elle lui dit:

Arrête de tznioler i te fo aller donner aux dznelles ! j’ai déjà donner au caions, e le fouètre à la jument .

Mise en scène.

- Elle se remisa sans attendre sa réponse. Mise en scène

Louis le fils du Pelon arriva de l’école pour donner un coup de main à son papa.

Salut mon filon vat bin ? vas vers la mama ruper un bocon de pan dis lui de te trocé un bocon de tzefruit. ( un morceau de pain et de fromage)

Le Louis

Y faisait une terrible cramine ce matin y avait du tzalon .

ouais ma fe j’avais les greffions tout recornu. le Pelon

Louis va raperché ta frangine, elle est tout épouairee elle s’est trouvé face à face ave un tasson derrière la remise, elle a ouvert le clédar la voici pas face à face ave le tasson! si tu l’avais vue déhoter à une terrible allure le tiet au vent.

C’est’y pas possible ! Le Pelon

C’est qu’elle est petiote encore ma gamine. E dire qu’elle veut se marié ave ce cholu de Louis i n’a jamais fait mieux qu’un 2 en dictée e 3 en calcul. I va pas faire des affaires ce tchiautron.

La Marie

A mon bon quand l’amour te adoulâ( caresse) Le Marcel

Mec te de, ma fenna. Ta vu la Jeanne allée chez le tietu, I lui a fé une drôle de bobine ave ces tchiet courtzét. en plus cet tachiete elle l’a achetée pour aller à l’église ?

La Marie:

Quant au tchiet ça va repoussé pour la tatchiet c’est bin pour son mariage, c’est sa marraine qui lui a envoyé par la poste.

Le Marcel

Ques té batiane c’est une bourchia un point c’est tout.

Mise en scène

C’est a ce moment précis que débarque le Pelon et sa Pelone.

Bien le bondzor mes amis, on est venu ave notre garçon pour vous demander la main de la Jeanne.

Le Marcel et la Marie

Ah bon…

Le pelon vous faites comme si vous ne saviez pas ? Lé bin un jeunette pour se marié ave le Louis

Le problème c’est quelle va pétiolé ..

Ah no de gu… ça ce le meilleur, I ne manquait plus qu’elle se fasse engrossé

la Marie

Bon diu bon diu qu’est-ce qu’on va raconta au village ! Le Marcel

I va falloir prendre une décision. I fò lé marié avant que la bedaine prenne le dessus. comme ça personne n’y verras rien. Y aura qu’a dire quel a pétiolé avant terme.

Le Pelon

Mon bon Marcel me a vergognâu.(avoir honte) La Marie

pâ tant que me. La Pelone

Sacré fête de tir mon fion a mis dans mille..

Le Marcel

I a pâ de quoi rire.. La Pelone

I faudra bien y passer au mariage. Le Pelon

je vous donnerai un caion pour le repas Mé vous avez pensé au pasteur ?

La Marie

Grand Diu rien du tout pâ un mot Le Marcel

Marie va chercher ta gamine et toi Pelon va chercher ton filion Cours va vite je suis pressâ d’en finir.

Mise en scène

les petiots arrivent la têtes basses.

Le Marcel

Je suis bigrement en colère, me qu’avez-vous fouttu ?

la Jeanne, mais papa c’est comme ça, on va faire avec…le mariage?

Mise scène

La Marie a sorti de sa vielle mâle, le costume de mariage de son homme chemise à col cassé veston en drap noir noue papillon sans oublier le gilet noir.

Pour moi dit-t-elle je ne peux pas sortir ma robe de mariée puisque c’est la Jeanne qui va la porter? oh. ! il y aura bien quelques modifications..

La Marie(ébahie)

Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir enfiler…J’ai beau réfléchir je n’ai rien de potable que des vielles greds.

La Marie réfléchi

Je n’en vais aller chez la Rosie lui emprunter une frusque. Mais j’y pense, Elle aussi est invitée, elle en aura pas deux. quoi.! Mais qu’est-ce je pourrais bien faire ? Y me fô empoigner les ciseaux et me fabriquer une robe dans ce tissu que m’avait donné ma belle-mère. Je trouverai bien de l’inspiration…Y me fô du fil noir, une dizaines de boutons une fermeture éclair, une pochette blanche à dentelle et du dessous. C’est quand même bien plus facile d’habiller les hommes. elle sort de la cuisine et en revient avec tout le fourbi en main.

Mise en scene

elle a sorti le tiroir de couture (entrée de dla Pelone)

Dis-dont la Marie t’a de quoi paraître ?

Oui ma fê,

tu vois pas que je suis entrain de me coudre une frusque ? La Pelone

Ben mê je n’en vais retaper la robe de ma belle-mère, figures-toi qu’elle me l’a donnée.. Tant as de la chance toi… (pensive)

La Pelone

Dis-dont les grands-parents sont-ils au courant qu’elle va pétiolé ? La Marie

Grand Dieu non, ils seront bien préservé de cette honte.. on va les tenir à l’écart. Le Marcel a décidé qu’ils resteraient à la maison pour tenir le calo.

La Pelone

Malheureuse, tu ne penses pas qu’il devait au moins être présent? La Marie

On verra le temps qui fera…

Ah mon té mon té, j’ai oublier les témoins et y me fô téléphoner au Pétabozon.

La Pelone

Y me fô aller cueillir des rhodos en Isneau en revenant je prendrai quelques marguerites.

La Marie

Y te fô aussi m’aider à bougnater des merveilles. Le Marcel s’occupe des saucissons qu’il a fumatzé l’hiver dernier Y lé prendra en allant bovéré.

Mise en scène Entree du Marcel.

Vous n’avez pas fini de batoiller ? tu ferais mieux t’aller arrêter tes gredins de fils y n’on pas arrêter de chocater sur le toit de la campe y font une tel ramdam que même les poules ne peuvent pas cradzoler. t’aurais du voir dans quel état y sont, tre tout encroté. Y en a mare de ces moutés tre tou emfemassé va t’en les espadrené.

La Marie

Je ne peux pas tout faire, tu vois bien que je suis entrain de me couper une grede e un gredon.

Quant à moi, je m’en vais à la Joux-dessous ave la kreitze et je prendrai 2 formes de fromage de 6 mois. mais avant de partir donne moi une lampée de pomme. En plus y me faudra m’occuper de ce modzons qui n’arête pas de lavoualé.

La marie

Y te fô pâ pèdzer plus longtemps par ici mon bon.

Chapitre 2 le mariage.

Mise en scène

on voit partir la Marie

La Marie toute rosette arrive la tête dans le cotzon vers le pétabozon.

Elle a mis son manteau de mi-laine et pardessus un grand châle. elle est toute embêtée car elle n’a pas vu que ses bottines étaient sales.

- Bonjour msieur Favre, dit-elle d’une voix suave. Que puis.je faire pour vous ma bonne dame?

E bin, c’est simple, on décidé de marié notre Jeanne à le Louis vous savez le fils au Pelon..

y sont bin un peu jeunet…la Marie attend une réponse du Pétabozon. Le pétabozon:

y fo qu’il vienne me visiter avec leur acte de naissance .. La Marie:

C’est tout ?

Pour le moment , quand ils seront chez moi, je vais leur faire un cour sur la vie de couple..

Le pétabozon:

Avez-vous prévu une date ? La Marie:

Oui, msieur, ce mariage est prévu pour la fin du mois. C’est bin un embêtant, vous comprenez y fo poyé.

Le pétabozon:

Pourquoi ne pas les marier en automne, ce serait beaucoup mieux vous ne seriez pas dans l’urgence ?

La Marie:

Non. Msieur, légèrement embêtée par sa réponse..

C’est qu’ils sont pressé ces bouèbes. la Marie

e voiti pa qu’e pétabozon en remet une couche…

la Marie:

Vous savez Msieur, le Pelon e la Pelone y ont lou Chalet qui a brûlé. y fo que le Louis trouve une crèche.

Ah bon dit le Pétabozon je les attends lundi matin à 8h. La Marie:

Merci Msieu. bonne journée. le Pétabozon

Pareillement Ma chère Marie.

Mise scène

Elle s’en va comme si elle avait le feu au cul.

Arrivée à la maison, elle pose rapidement son manteau sur le rebord d’une chaise. elle s’assoit et se prend la tête dans les mains.

Mise en scène

La Marie: parle toute seule… enfin elle le croit.

Ah bon diu de bon diu , mais qu’est-ce que j’ai fais au bon diu? pourquoi ça m’arrive a me ? e la Pelone elle, est restée bien tranquille au coin du foyer sans sans faire du mouron. Je la retient celle-là, je m’en vais lui faire faire la cuisine pour le mariage. Ce sera ma vengeance.

Mise en scène

Mais dans un coin de la cuisine. la Pelone e là elle a tout entendu. la Pelone:

-Dis-voir la Marie, qu’est-ce t’a dit ? c’est me che va bougnater le repas de noce ?

La Marie:

E tu crois pas que je vais me taper tre tot boulot .. tu as ta part c’est quand même ton scélérat de gamin qui a mis mal.

La Pelone:

-Mais oui, y fo pa t’en faire… C’est la nature quoi? y a pa qu’à crier ça sur les toit.

mise en scène

Sur ce arrive la Jeanne et son Louis

la Pelone:

A vous êtes là vous deux ! vous avez de la chance que la Marie est allée chez le Petabozon. elle a pris rendez-vous pour lundi matin à 8h. tous les deux.

la Pelone:

Vous avez quoi, vous êtes très tout motzet? La Jeanne:

C’est ke c’est pas facile ! La Marie:

Quand vous vous êtes mis a tzo y fallait y penser… Le Louis

tout timide

eh bin y fodra bin y allé.

La Pelone légèrement agacée.

Bon diu bon diu vous n’êtes que des gredins. La Jeanne:

Dis Maman quand le petit sera là tu seras bin contente? La Marie et la Pelone ensemble

Oui ma fê

La Marie:

Maintenant va traire dit-elle à le Louis, e toi dis-t-elle en direction de sa fille. Va chercher au galetas dans cette mâle grise prends ma robe de mariage que tu va remettre en état.

Mise en scène

Pendant de temps au café du coin. les hommes discutent de élection de la nouvelle Municipalité.

Le Djan, la Marion, le pasteur sont en tain de trinquer il joue au jass.

Le Djan:

Dites voir Msieu le pasteur, y parait que vous êtes allé chez le Marcel et la Marie.

Oui mon brave. Le Djan:

y parait, ke, vous lui avez fait la morale ? le pasteur:

Qui vous a dit ça? la Marion:

tout le monde en parle au village? le Pasteur:

E de quoi peuvent-ils raconter…

Y parait ke le Marcel aie pris le mors au dent! Le Pasteur.

Vous savez j’aime bien monter sur l’alpe et visiter ces bons montagnards qui pensent qu’ils sont plus prêts du seigneur que moi..

La Marion:

à manger à sa famille.

La Marion:

Dites-moi monsieur le Pasteur ? est-ce vrai ke vous allez marier la Jeanne et le Louis ? Y paraitrait que le Pelon veut mettre son garçon au chaud ? (interrogative)

Le Djan

Attention Marion se soit pas mécréante.

C’était juste pour… elle s’interrompt. Le Djan:

Marion, te de mauvaise langue. tu devrait fermé ton morzet. Le Djan:

Dites-moi msieur le pasteur est-ce vrai que vous allé donner la cagnotte de l’église pour reconstruire lou chalet du Marcel ?

Le Pasteur (prend le temps de réfléchir et dit):

Pourquoi vous auriez quelques chose a redire mon brave…. seriez- vous prêts à lui venir en aide ?

Le Djan

oui ma fê je vais lui donner des madriers… La Marion:

Oui moi aussi, je m’en vais lui donner des draps des coussins un duvet, je trouverai bin des vieilles fresques pour l’écurie.

Le Pasteur:

Savez-vous mes bons, que toute notre communauté leur ai venue en aide..

Le Djan

Y manquerai plus que ça ? on est seul nous en montagne et y fô s’entre-aider.

le Djan

Msieur Le pasteur:

Vous êtes généreux Dieu vous le rendra.. Le Djan:

Vous en êtes bien sur ?

Mise en scène

A ce moment précis entre le Marcel.

Aussitôt le silence ne manque pas de l’interpeler.

Le Marcel:

Vous causez de moi ? Le Djan.

C’est juste que le pasteur nous a demander si on allait t’aider ? Le Marcel:

Moi, je ne vous demande rien, mais si vous insister…

Msieur le pasteur vient de nous dire qu’il te donnerai toute la cagnotte du mariage de ta Jeanne..

Le Marcel:

Est-ce bin vrai Msieur le pasteur ? Le pasteur:

et bien oui ce n’est pas des histoires, on ne va vous laisser tout seul dans cette galère.

Le Djan:

Marcel tu pourras venir chercher les madriers chez moi. La Marion:

Et moi, je te préparerai un sac plein d’habits et de quoi refaire ton lit.

Le Marcel essuie une larme… Le Djan

Te tre tot motze mon fillon. Fô pas te sentir mal on fera tout ce qu’on peut.

Mise en scène

De retour à la cuisine avec les femmes qui sont entrain de refaire la robe de mariée pour la Jeanne

La Marie

eh Jeanne as-tu trouvé cette gred ? La Jeanne

C’est qu’elle est un peu froissée. tu crois qu’on peut la retaçonner ? La Pelone

Quand a moi je serai déjà bin contente que ta maman veuille bin remettre en état la robe de son mariage.

La Jeanne

Tu ne trouves pas quelle a bin véçu ….je mérite un robe neuve. La Marie

C’est simple, c’est celle là ou tu te débrouille toute seule. La Jeanne:

Et bin c’est que je m’en vais la faire. J’irai emprunter le costume Vaudois à La Pelone.

La Pelone:

Tu n’y pense pas te marier comme si tu allais aux Abbayes ? tu seras la risée du village.

La Jeanne:

Et bin tan pis si je vous fais vergonaû..

Le Louis prend la parole

- C’est a moi de lui trouver une gred et je te jure ma Jeanne que tu seras fier de ton Louis.

La Marie

Et le voile tu le veut ou pas ? La Jeanne

Oui je le veut bin. La Pelone

Alors on est de Berne ou quoi?

mise en scène

La Marie toute ragaillardie

et oui ma fê on est de Berne.

chapitre 3

Le mariage

Mise en scène des fleurs sur la table

le Pelon et la Pelone et le Louis très tout endimanché ils arrivent chez le Marcel et la Marie la Jeanne apparait sur le seuil de la cuisine avec sa belle robe.

Le Pelon

- Etes-vous prêts mes enfants ? Msieur le pasteur vous attend mais avant y vous fô passer chez le petaboson.

Mise en scène

Dehors les cloches de la chapelle sonnent à tout brezingue. Tous sortent de la cuisine les eux après les autres.

Le Louis et la Jeanne en coeur:

Oui Papa nous sommes prêts, sauf la Marie qui n’arrête pas de chercher quelque chose…

Mise scène

le régent tout décoiffé Vois-ti pas qu’arrive le régent tout époumoné. Il regarde la Marie d’un air tre trou eibeta

- le Régent:

- Mais non, c’est pas possible vous pouvez pas marier la Jeanne, C’est pas possible… La Jeanne elle est a moi. Je m’en vais arrêter ce mariage.

- La Marie

Mais qu’est me conta là ?

Le Régent:

La Jeanne, c’est moi qui l’ai mise enceinte. La Marie et la Pelone,

Mais ke le ciel me abotsi. Ke veux-tu faire mon bon ? tu ne va tout cassâ ? I fô te dépatsi sinon te foutu.

Le Régent:

Vous avez raison Marie il me faut vite aller chez le Pétabozon avant qu’il les marie pour de bon. la Pelone sort en courant.

Mise en scène

Le régent sort de la cuisine. La Marie tre tout ébahie

Me vais l’étertir cette pouètze.

Elle se prend la tête dans les deux mains… La Marie

Y on fratailler y se sont mis les maux y se son letsepotâ.

Mise en scène

Dehors des bruits d’engeulade parviennent par la fenêtre. on reconnait la voix du Marcel.

Tu n’a pas a sergoter, a zemoter, ta soter ave le Régent e vla la réponse. maintenant on est dans de beaux draps.

La Jeanne:

mais papa c’était qu’une fois. Le Marcel:

e bin ça suffit, e alors c’est le régent le père de ton bouèbe ? c’est du propre…

Le Régent:

je suis désolé Marcel mais je ne pouvais pas laisser votre Jeanne se marier avec le Louis. Je veux assumer mon rôle de père.

Le Louis

E me me sent souladzi (soulagé)…tu ma thoula.(fermer le bec) en direction de la Jeanne tu m’a tretzi(donner un coup de corne).

Le Marcel:

Maintenant c’est trop tard pour sé tzergoter. Edhe vergognâusa. mise en scene

à la Cuisine du chalet ils sont tous abattu par ce revirement de situation. le Marcel

empoignat son fils par un bras et sa Marie de l’autre ils sortent avec un léger pincement au coeur…

La Marie à son Marcel

E bin merde on a loupé le coche… Mise scène

la cuisine tout est sens dessus-dessous le Pelon a sa pelone.

E bin non de gu on a frolé le grappenou… la Pelone

Ma pauvre Jeanne o fait tu seras bin mieux ave le régent , c’est érudit ton enfant ne sera sot.

Mise en scène

Dans son coin la Jeanne rumine et pleure

-Papa Maman je vous demande pardon… Le Marie

On failli être la risée du village par ta faute… La Jeanne

Mais papa c’est pas moi qui avait prévu ce mariage ave l’régent La Pelone toute caqueuse

Je pense que c’est nous les fautif maintenant ?

La Jeanne

papa maman je vous jure que c’est bin le régent le fautif… Bourchia lui gueule le Pelon

Maintenant il faut retourner chez le pétabozon et lui demander un autre rendez-vous.

Mise en scène changement de coté de la scène on remplace la cuisine par une table de bistrot.

on entend les hommes qui jouent au jass et qui se la racontent. Le Djan

Y parait que c’est l’regent le père du gamin…

Ah celui-là il n’est pas q’érudit… il est aussi un sacré cavaleur pour avoir pu engrossé la gamine au Marcel..

Dis-voir Pelon, tu as été à l’enterrement de John? e bin oui on étaient assis à une table de l’Ours et a coté me y ave le Maurice. l’Arthur et ce con d’Auguste qui discutaient e qu’es-ce ki disaient ?

y demandait é l’Arthur de quoi était.il mort ? l’Arthur lui a répondu On savait pas de quoi y vivait ? Comment-veux-tu qu’on sache

comment y le mort…

Es-tu au courant que le Jouvenaz a passé marguiller ? e oui y tient le bazar et le cimetière…

Y parait que quant il va creuser il met un papier sur la porte. Si je suis pas là je suis au cimetière.

e l’autre a écrit dessous Mort ou vif… rires

Epi l’histoire du toubib…

l’Arthur lui téléphoné mais y pouvait pas venir y accouchait la fenna du John qui petiolait.

e alors ?

e b in nous les 4 ont a habillé le John on l’a fait tout beau bin mieux que quant il était vivant…

e alors ?

e bin a sorti le saucisson le kil de rouge e le jeu de cartes. e alors ?

E bin on a attendu le Daubercie. e Alors ?

a quatre heure on ressorti le fromage le kg de rouge et on remis la partie..

e alors ?

E bin Quant le toubib est arrivé nous on était fait des carottes et on riaient au éclat.

Mise en scène

- le Daubercie se tient entre la porte de la cuisine et dit:

Qu’a-t-il dit ?

Y la dit: y a plus que le mort qui est de sang froid…

Rires.

Y s’passe quand même des drôleries par ici…

Y nous fô nous allez y conseil communal ce soir…

Mise en scène

ils sortent tous les quatre.

La Jeanne arrive dans le café

Dites voir bande de crétin c’est vous qui auriez voulu me passer dessus.?

Les 4 en partance Mais non ma pauvre fille.

De retour dans la cuisine

La Marie et son mari se tienne par la taille elle pleure dans son gilet Le Marcel

ma pauvre Jeanne mais qu’est-ce que tu as fait ? La Marie

Mais non ce n’est pas si grave que ça ! elle va épouser ce satané Régent qui en sorte nous arrange bien du point de vue financier ? I la une bonne payi… et en plus il a le savoir.

le Marcel

Et oui. je crois bin tout va pour le mieux. et a ce moment arrive le Pelon et la Pelone

Dis-voir jsuis bin contente pour mon Louis il la échappé belle mon

filon.

Le Marcel

hein hein tu croyais l’avoir mis au chaud ton filon ? Le Pelon

Non, je pensais te foutre dehors dit.il en riant La Marie

On va pas se mettre de nuit sur cette histoire ? Les deux couples ensembles

Non ma fê.

la Jeanne enceinte de son 3ème et son régent s’en vont la main dans la lumière.

La voix off

Tout va bien dans le village . FinNicole Frisch-Pichard auteure

1 avril 2014

Les Ormonans

Histoire de 2 familles La voix off:

La Jeanne futur maman et son régent de mari 30 ans plus tard

Le Marcel -la Marie sa fena, sa fille la Jeanne ( dans les 55-60 ans)

Le Jean-Louis -la Rosie appelé aussi Pelon et Pelone et leur fils le Louis idem

Djan - la Marion entre 50 et 60 ans

le célibataire le régent 30 ans

le pasteur

le pétabozon Edgar Favre

décors

une demie-scène une cuisine de chalet de montagne

l’autre demi-scène un café

depuis la fenêtre la vue sur les montagnes

Nous les ormonans

Mise en scène: La Jeanne et le François de dos sur scène spectateurs de la vie de leur parents

Ce village dormait profondément dans le calme, la sérénité et la paix. les habitants y entretenaient une malédiction. On pourrait croire qu’ils entretenaient cette malédiction pour se protéger. Ils disaient que le Mauvais esprit n’arrêtait pas de rubané sur le Zanfleuron, lancer des mauvaises fadaises contre nous, ils s’amusent a émoder de rotzs(lancer des pierres) contre la Quille du Diable. Souvent elles dérupitaient jusqu’en bas au plat. C’est vrai qu’il y a eu plusieurs tremblements de terre, dont un en 1947 qui a vu une grosse partie de la Marchande dévalé la pente.

Dis-le moi, comment rêver en paix. Une multitude de sons venaient interrompre leur douce nuit. Parfois, une sourde rumeur leur parvenait du haut des sommets. Un étrange roulement de tambours de pierres et de grosses avalanches descendant les cascades.

La peur s’emparait des paysans, elle rebouillait au fond de la bouèle, non personne n’en parlait, il craignait d’atroces représailles.

Le soir pendant le cotterg, c’était un moment sacré. Ils parlent en famille, de leurs champs, des récoltes mais le sujet: c’est le « grappenou » toujours lui.

Les ormonans

Arrivée sur scène de la Jeanne et de son mari le régent ils sont ce dos et son spectateur de la vie de leurs parents.

-La Marie leur dit:

E I no fo férmâ le morsé. ( boucle la c’est la Jeanne qui traduit) le Marcel

Me te che de ma fena. (Qu’est-ce que tu me dis là femme)

Te ve le grolles edhe sont tre tot mal foutue, elles ont la faouair, edhe vont creva.( tu vois elles sont toutes mal foutues, elles ont la chiasse, elles vont crever)

le couple

N’y avait-il pas une charognerie qui avait atteint les tsevri ayant crévâ, chacun de nous se terrait dans lour tsalets

Le Djan avait dit:

C’est la veule, edhe partout, edhe va no ferre creva de sa mort subtanne ( C’est la veule elle est partout elle va nous faire crever de sa mort subite)

La Marion

I sai persuadé qu’encore una fé, e ne perturba vo e mis en garde e me paré que rien ne pourra jamais férmâ vo laues el démon ve dona de kaouatâ ( Je suis persuadée qu’encore une fois rien ne vous perturbe et vous a mis en garde de fermer vos gueules et vos langues le démon vous fera courir) ? a vérifier….

Le Marcel:

Djan toi, tu es sage ? Djan:

Mais c’est la Marion qui m’a appris ces choses-là. Me mofia, ne pas défia, e viendra vous hanter jusqu’à la mort. La Marion elle, a vécu son terrible présage. Toutes ses dznelles sont mortes la même nuit.

Et toi Djan, tu ne crois pas que ce sont les renards, le on medzi e le on dézozée ?

Le soir, au moment du cotterg les ormonans en parlent à voix basse de peur que le satané se cache derrière l’armoire vaudoise.

la Marie

Me me mofia epi la Louise du Jorat, edha fait une sacrée expérience. Un soir qu’elle était en train de charogner auprès son vaurien de mari qui noyait sa peur dans les petits verres . Quand il est rentré à la maison, i chantait à tue tête une ode au Diable. hein…

Je te le dis tout haut, tu l’a dérangé, tu la mi de pouéte. Et, toi mon Djan, tu crois qu’il roupille ? y e comme nous, tche deux cornes, les yeux plein de petierne, e verts.

le Marcel

e le pieds fourchus ? Le Djan:

Marcel tu devrais te taire, s’il a les sabots comme les tzamois, c’est pour sauter de rotz en rotz,

La Marie

- Vous savez, la bougie est presque éteinte, il serait l’heure de rentrer dans vos pénates.

mise en scène

Le Marcel et sa fena se sont levé de leur chaise, il va éteindre le feu, il ne faut pas laisser de la chaleur, le Satan lui, il adore ça,

le Djan dit:

I no fo darai la prezi ormonanche. Bon diu préserva no de racontar De derbé cahuru

De Tzate que grefai De Tcien morsé

De pole petié

De fena che soter

De tchivre qui s’épouaire De modzon anoille

De grole che no aliate E de puti che pica

Amen Soyez sur vos gardes.

traduction:

- « Mon Dieu préserve-nous des histoires

des petits poulets,

des chattes qui griffes,

des chiens qui mordent,

les sapins à deux têtes,

les femmes qui reçoivent.

que dieu soit avec vous. amen.»

Mise en scène

Le lendemain matin, alors que le soleil se répandait sur notre village comme une caresse protectrice, j’entendis un homme qui faisait de monstres éraites,

lou tzalet faragne, Le Marcel:

Au secours venez à mon aide. Au feu ..

- Aussitôt les pompiers se mirent en route avec la moto-pompe on entend le bruit des pompiers.

Et vous autres, venez tous, y fò sortir les vêlons, les bedyettes avant qu’elles soient trop cuitent.

le Marcel:

Dis dont, tu fais de l’humour noir?

Non, je veux juste arriver à temps.

mise en scène

Après avoir lutté plusieurs heures pour sauver les animaux, ainsi que la roufe, c’est la seule chose qu’ils avaient pu sauver.

le Marcel et sa fena étaient dépouillés de tout. Maintenant que lou tsalet é à terre, ils pouvaient dzoter un genou à terre un verre à la main, le gamin du Louis avait été sommé d’aller chercher du vin chez le Djan.

Le Louis

Eh le Marcel, tu ne crois pas qu’ hier soir au cotterg tu n’as pas afeger le malin avec tes histoires, tu l’as mis en rogne, e tu l’à ta réponse.

Le Djan

Y fo pas lui mettre tout sur le dos au Marcel…

Non mais y te fo t’abader tôt de bon matin e ne pas barlintser comme une batoille. C’est tre tôt tchiautre autour du tsalet.

Ne t’inquiète pas mon tsavoan Jean Rosset fera le boulot.

mise en scène

C’est ainsi qu’une fois de plus le malheur s’était abattu sur les montagnards. Il faut avouer qu’il y avait de quoi s’ épouairé.

Le Djan

Comment l’amadouer, c’est à peine si ont à le droit de respirer.

Vois off

Quelques jours plus tard, Msieu le pasteur faisait le tour des alpages pour constater que ces paroissiens ormonans avaient toujours la foi en Jésus Christ.

le pasteur

- I arriva prêt du tsalet du Marcel, i évita les aletze bagnes qui frataillaient dans le gio. (il rit de penser en patois…)

Il héla le Marcel pour le prévenir he le Marcel.

Le Marcel

- i e pas le temps deveza ave le Bon-Dieu. renâclant dans son coin, tout en tsergossant.

Bonjour Marcel

Bondzor msieur le pasteur, vous allez comme vous voulez ?

Vous venez rappercher ici ?

Non mon bon, je viens vous faire une petite lecture de la bible pour que vous ne l’oubliez pas. Est-ce que votre femme la Marie est là ?

Où voulez-vous qu’elle soie ! elle est en train de bougnater pour les noces de notre Jeanne. Venez seulement à la cuisine boire une tasse de noir elle se fera le plaisir d’écouter la bonne parole.

La Marie

No m’e i fou quoi c gaillard i veut nous tzercoter?

mise en scène.

D’une voix presque inaudible le pasteur commença sa lecture, tellement il a peur de déranger il voyait bien que sa venue n’était pas de tout bonheur.

msieu le pasteur

Regarder vers les montagnes d’où me vient le secours…. Le Seigneur sera votre secours. Ils n’oubliera pas de vous donner de sa force. il vous protégera de vos démons. Mais avant de partir le pasteur trouva a redire au Marcel

Dites-moi mon bon, vous ne venez pas souvent à l’église ? Le Marcel:

O vous savez msieur le pasteur, nous on s’adresse directement au Bon Dieu on est bien plus près de lui que vous au Village..

Le Pasteur:

Que voulez-vous que je vous répondre, vous êtes pertinent avec vos convictions.

Le Marcel:

On sera bien obligé d’y venir dans votre église pour marier notre Jeanne.

Eh bin Msieu le pasteur bon retour parmi les tiens. Msieur le pasteur

Au revoir mes chers que Dieu soit avec vous.

Mise en scène

Pendant ce temps au Chalet du Marcel la vie reprenait son cour.

Le Marcel était entrain de fenate il gnouissait dans sa barbe.

A bon diu de bon diu, c’est ça qui va m’aider a reconstruire lou tsalet

? ce sera pas ce chenapan de Louis y l’e bon qu’à l’école. C’est pas le Pelon e la Pelone qui vont le rendre meilleur!

Mise en scène:

Sa fena était à la chambre-dessus adossée à la guintzette. Elle lui dit:

Arrête de tznioler i te fo aller donner aux dznelles ! j’ai déjà donner au caions, e le fouètre à la jument .

Mise en scène.

- Elle se remisa sans attendre sa réponse. Mise en scène

Louis le fils du Pelon arriva de l’école pour donner un coup de main à son papa.

Salut mon filon vat bin ? vas vers la mama ruper un bocon de pan dis lui de te trocé un bocon de tzefruit. ( un morceau de pain et de fromage)

Le Louis

Y faisait une terrible cramine ce matin y avait du tzalon .

ouais ma fe j’avais les greffions tout recornu. le Pelon

Louis va raperché ta frangine, elle est tout épouairee elle s’est trouvé face à face ave un tasson derrière la remise, elle a ouvert le clédar la voici pas face à face ave le tasson! si tu l’avais vue déhoter à une terrible allure le tiet au vent.

C’est’y pas possible ! Le Pelon

C’est qu’elle est petiote encore ma gamine. E dire qu’elle veut se marié ave ce cholu de Louis i n’a jamais fait mieux qu’un 2 en dictée e 3 en calcul. I va pas faire des affaires ce tchiautron.

La Marie

A mon bon quand l’amour te adoulâ( caresse) Le Marcel

Mec te de, ma fenna. Ta vu la Jeanne allée chez le tietu, I lui a fé une drôle de bobine ave ces tchiet courtzét. en plus cet tachiete elle l’a achetée pour aller à l’église ?

La Marie:

Quant au tchiet ça va repoussé pour la tatchiet c’est bin pour son mariage, c’est sa marraine qui lui a envoyé par la poste.

Le Marcel

Ques té batiane c’est une bourchia un point c’est tout.

Mise en scène

C’est a ce moment précis que débarque le Pelon et sa Pelone.

Bien le bondzor mes amis, on est venu ave notre garçon pour vous demander la main de la Jeanne.

Le Marcel et la Marie

Ah bon…

Le pelon vous faites comme si vous ne saviez pas ? Lé bin un jeunette pour se marié ave le Louis

Le problème c’est quelle va pétiolé ..

Ah no de gu… ça ce le meilleur, I ne manquait plus qu’elle se fasse engrossé

la Marie

Bon diu bon diu qu’est-ce qu’on va raconta au village ! Le Marcel

I va falloir prendre une décision. I fò lé marié avant que la bedaine prenne le dessus. comme ça personne n’y verras rien. Y aura qu’a dire quel a pétiolé avant terme.

Le Pelon

Mon bon Marcel me a vergognâu.(avoir honte) La Marie

pâ tant que me. La Pelone

Sacré fête de tir mon fion a mis dans mille..

Le Marcel

I a pâ de quoi rire.. La Pelone

I faudra bien y passer au mariage. Le Pelon

je vous donnerai un caion pour le repas Mé vous avez pensé au pasteur ?

La Marie

Grand Diu rien du tout pâ un mot Le Marcel

Marie va chercher ta gamine et toi Pelon va chercher ton filion Cours va vite je suis pressâ d’en finir.

Mise en scène

les petiots arrivent la têtes basses.

Le Marcel

Je suis bigrement en colère, me qu’avez-vous fouttu ?

la Jeanne, mais papa c’est comme ça, on va faire avec…le mariage?

Mise scène

La Marie a sorti de sa vielle mâle, le costume de mariage de son homme chemise à col cassé veston en drap noir noue papillon sans oublier le gilet noir.

Pour moi dit-t-elle je ne peux pas sortir ma robe de mariée puisque c’est la Jeanne qui va la porter? oh. ! il y aura bien quelques modifications..

La Marie(ébahie)

Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir enfiler…J’ai beau réfléchir je n’ai rien de potable que des vielles greds.

La Marie réfléchi

Je n’en vais aller chez la Rosie lui emprunter une frusque. Mais j’y pense, Elle aussi est invitée, elle en aura pas deux. quoi.! Mais qu’est-ce je pourrais bien faire ? Y me fô empoigner les ciseaux et me fabriquer une robe dans ce tissu que m’avait donné ma belle-mère. Je trouverai bien de l’inspiration…Y me fô du fil noir, une dizaines de boutons une fermeture éclair, une pochette blanche à dentelle et du dessous. C’est quand même bien plus facile d’habiller les hommes. elle sort de la cuisine et en revient avec tout le fourbi en main.

Mise en scene

elle a sorti le tiroir de couture (entrée de dla Pelone)

Dis-dont la Marie t’a de quoi paraître ?

Oui ma fê,

tu vois pas que je suis entrain de me coudre une frusque ? La Pelone

Ben mê je n’en vais retaper la robe de ma belle-mère, figures-toi qu’elle me l’a donnée.. Tant as de la chance toi… (pensive)

La Pelone

Dis-dont les grands-parents sont-ils au courant qu’elle va pétiolé ? La Marie

Grand Dieu non, ils seront bien préservé de cette honte.. on va les tenir à l’écart. Le Marcel a décidé qu’ils resteraient à la maison pour tenir le calo.

La Pelone

Malheureuse, tu ne penses pas qu’il devait au moins être présent? La Marie

On verra le temps qui fera…

Ah mon té mon té, j’ai oublier les témoins et y me fô téléphoner au Pétabozon.

La Pelone

Y me fô aller cueillir des rhodos en Isneau en revenant je prendrai quelques marguerites.

La Marie

Y te fô aussi m’aider à bougnater des merveilles. Le Marcel s’occupe des saucissons qu’il a fumatzé l’hiver dernier Y lé prendra en allant bovéré.

Mise en scène Entree du Marcel.

Vous n’avez pas fini de batoiller ? tu ferais mieux t’aller arrêter tes gredins de fils y n’on pas arrêter de chocater sur le toit de la campe y font une tel ramdam que même les poules ne peuvent pas cradzoler. t’aurais du voir dans quel état y sont, tre tout encroté. Y en a mare de ces moutés tre tou emfemassé va t’en les espadrené.

La Marie

Je ne peux pas tout faire, tu vois bien que je suis entrain de me couper une grede e un gredon.

Quant à moi, je m’en vais à la Joux-dessous ave la kreitze et je prendrai 2 formes de fromage de 6 mois. mais avant de partir donne moi une lampée de pomme. En plus y me faudra m’occuper de ce modzons qui n’arête pas de lavoualé.

La marie

Y te fô pâ pèdzer plus longtemps par ici mon bon.

Chapitre 2 le mariage.

Mise en scène

on voit partir la Marie

La Marie toute rosette arrive la tête dans le cotzon vers le pétabozon.

Elle a mis son manteau de mi-laine et pardessus un grand châle. elle est toute embêtée car elle n’a pas vu que ses bottines étaient sales.

- Bonjour msieur Favre, dit-elle d’une voix suave. Que puis.je faire pour vous ma bonne dame?

E bin, c’est simple, on décidé de marié notre Jeanne à le Louis vous savez le fils au Pelon..

y sont bin un peu jeunet…la Marie attend une réponse du Pétabozon. Le pétabozon:

y fo qu’il vienne me visiter avec leur acte de naissance .. La Marie:

C’est tout ?

Pour le moment , quand ils seront chez moi, je vais leur faire un cour sur la vie de couple..

Le pétabozon:

Avez-vous prévu une date ? La Marie:

Oui, msieur, ce mariage est prévu pour la fin du mois. C’est bin un embêtant, vous comprenez y fo poyé.

Le pétabozon:

Pourquoi ne pas les marier en automne, ce serait beaucoup mieux vous ne seriez pas dans l’urgence ?

La Marie:

Non. Msieur, légèrement embêtée par sa réponse..

C’est qu’ils sont pressé ces bouèbes. la Marie

e voiti pa qu’e pétabozon en remet une couche…

la Marie:

Vous savez Msieur, le Pelon e la Pelone y ont lou Chalet qui a brûlé. y fo que le Louis trouve une crèche.

Ah bon dit le Pétabozon je les attends lundi matin à 8h. La Marie:

Merci Msieu. bonne journée. le Pétabozon

Pareillement Ma chère Marie.

Mise scène

Elle s’en va comme si elle avait le feu au cul.

Arrivée à la maison, elle pose rapidement son manteau sur le rebord d’une chaise. elle s’assoit et se prend la tête dans les mains.

Mise en scène

La Marie: parle toute seule… enfin elle le croit.

Ah bon diu de bon diu , mais qu’est-ce que j’ai fais au bon diu? pourquoi ça m’arrive a me ? e la Pelone elle, est restée bien tranquille au coin du foyer sans sans faire du mouron. Je la retient celle-là, je m’en vais lui faire faire la cuisine pour le mariage. Ce sera ma vengeance.

Mise en scène

Mais dans un coin de la cuisine. la Pelone e là elle a tout entendu. la Pelone:

-Dis-voir la Marie, qu’est-ce t’a dit ? c’est me che va bougnater le repas de noce ?

La Marie:

E tu crois pas que je vais me taper tre tot boulot .. tu as ta part c’est quand même ton scélérat de gamin qui a mis mal.

La Pelone:

-Mais oui, y fo pa t’en faire… C’est la nature quoi? y a pa qu’à crier ça sur les toit.

mise en scène

Sur ce arrive la Jeanne et son Louis

la Pelone:

A vous êtes là vous deux ! vous avez de la chance que la Marie est allée chez le Petabozon. elle a pris rendez-vous pour lundi matin à 8h. tous les deux.

la Pelone:

Vous avez quoi, vous êtes très tout motzet? La Jeanne:

C’est ke c’est pas facile ! La Marie:

Quand vous vous êtes mis a tzo y fallait y penser… Le Louis

tout timide

eh bin y fodra bin y allé.

La Pelone légèrement agacée.

Bon diu bon diu vous n’êtes que des gredins. La Jeanne:

Dis Maman quand le petit sera là tu seras bin contente? La Marie et la Pelone ensemble

Oui ma fê

La Marie:

Maintenant va traire dit-elle à le Louis, e toi dis-t-elle en direction de sa fille. Va chercher au galetas dans cette mâle grise prends ma robe de mariage que tu va remettre en état.

Mise en scène

Pendant de temps au café du coin. les hommes discutent de élection de la nouvelle Municipalité.

Le Djan, la Marion, le pasteur sont en tain de trinquer il joue au jass.

Le Djan:

Dites voir Msieu le pasteur, y parait que vous êtes allé chez le Marcel et la Marie.

Oui mon brave. Le Djan:

y parait, ke, vous lui avez fait la morale ? le pasteur:

Qui vous a dit ça? la Marion:

tout le monde en parle au village? le Pasteur:

E de quoi peuvent-ils raconter…

Y parait ke le Marcel aie pris le mors au dent! Le Pasteur.

Vous savez j’aime bien monter sur l’alpe et visiter ces bons montagnards qui pensent qu’ils sont plus prêts du seigneur que moi..

La Marion:

à manger à sa famille.

La Marion:

Dites-moi monsieur le Pasteur ? est-ce vrai ke vous allez marier la Jeanne et le Louis ? Y paraitrait que le Pelon veut mettre son garçon au chaud ? (interrogative)

Le Djan

Attention Marion se soit pas mécréante.

C’était juste pour… elle s’interrompt. Le Djan:

Marion, te de mauvaise langue. tu devrait fermé ton morzet. Le Djan:

Dites-moi msieur le pasteur est-ce vrai que vous allé donner la cagnotte de l’église pour reconstruire lou chalet du Marcel ?

Le Pasteur (prend le temps de réfléchir et dit):

Pourquoi vous auriez quelques chose a redire mon brave…. seriez- vous prêts à lui venir en aide ?

Le Djan

oui ma fê je vais lui donner des madriers… La Marion:

Oui moi aussi, je m’en vais lui donner des draps des coussins un duvet, je trouverai bin des vieilles fresques pour l’écurie.

Le Pasteur:

Savez-vous mes bons, que toute notre communauté leur ai venue en aide..

Le Djan

Y manquerai plus que ça ? on est seul nous en montagne et y fô s’entre-aider.

le Djan

Msieur Le pasteur:

Vous êtes généreux Dieu vous le rendra.. Le Djan:

Vous en êtes bien sur ?

Mise en scène

A ce moment précis entre le Marcel.

Aussitôt le silence ne manque pas de l’interpeler.

Le Marcel:

Vous causez de moi ? Le Djan.

C’est juste que le pasteur nous a demander si on allait t’aider ? Le Marcel:

Moi, je ne vous demande rien, mais si vous insister…

Msieur le pasteur vient de nous dire qu’il te donnerai toute la cagnotte du mariage de ta Jeanne..

Le Marcel:

Est-ce bin vrai Msieur le pasteur ? Le pasteur:

et bien oui ce n’est pas des histoires, on ne va vous laisser tout seul dans cette galère.

Le Djan:

Marcel tu pourras venir chercher les madriers chez moi. La Marion:

Et moi, je te préparerai un sac plein d’habits et de quoi refaire ton lit.

Le Marcel essuie une larme… Le Djan

Te tre tot motze mon fillon. Fô pas te sentir mal on fera tout ce qu’on peut.

Mise en scène

De retour à la cuisine avec les femmes qui sont entrain de refaire la robe de mariée pour la Jeanne

La Marie

eh Jeanne as-tu trouvé cette gred ? La Jeanne

C’est qu’elle est un peu froissée. tu crois qu’on peut la retaçonner ? La Pelone

Quand a moi je serai déjà bin contente que ta maman veuille bin remettre en état la robe de son mariage.

La Jeanne

Tu ne trouves pas quelle a bin véçu ….je mérite un robe neuve. La Marie

C’est simple, c’est celle là ou tu te débrouille toute seule. La Jeanne:

Et bin c’est que je m’en vais la faire. J’irai emprunter le costume Vaudois à La Pelone.

La Pelone:

Tu n’y pense pas te marier comme si tu allais aux Abbayes ? tu seras la risée du village.

La Jeanne:

Et bin tan pis si je vous fais vergonaû..

Le Louis prend la parole

- C’est a moi de lui trouver une gred et je te jure ma Jeanne que tu seras fier de ton Louis.

La Marie

Et le voile tu le veut ou pas ? La Jeanne

Oui je le veut bin. La Pelone

Alors on est de Berne ou quoi?

mise en scène

La Marie toute ragaillardie

et oui ma fê on est de Berne.

chapitre 3

Le mariage

Mise en scène des fleurs sur la table

le Pelon et la Pelone et le Louis très tout endimanché ils arrivent chez le Marcel et la Marie la Jeanne apparait sur le seuil de la cuisine avec sa belle robe.

Le Pelon

- Etes-vous prêts mes enfants ? Msieur le pasteur vous attend mais avant y vous fô passer chez le petaboson.

Mise en scène

Dehors les cloches de la chapelle sonnent à tout brezingue. Tous sortent de la cuisine les eux après les autres.

Le Louis et la Jeanne en coeur:

Oui Papa nous sommes prêts, sauf la Marie qui n’arrête pas de chercher quelque chose…

Mise scène

le régent tout décoiffé Vois-ti pas qu’arrive le régent tout époumoné. Il regarde la Marie d’un air tre trou eibeta

- le Régent:

- Mais non, c’est pas possible vous pouvez pas marier la Jeanne, C’est pas possible… La Jeanne elle est a moi. Je m’en vais arrêter ce mariage.

- La Marie

Mais qu’est me conta là ?

Le Régent:

La Jeanne, c’est moi qui l’ai mise enceinte. La Marie et la Pelone,

Mais ke le ciel me abotsi. Ke veux-tu faire mon bon ? tu ne va tout cassâ ? I fô te dépatsi sinon te foutu.

Le Régent:

Vous avez raison Marie il me faut vite aller chez le Pétabozon avant qu’il les marie pour de bon. la Pelone sort en courant.

Mise en scène

Le régent sort de la cuisine. La Marie tre tout ébahie

Me vais l’étertir cette pouètze.

Elle se prend la tête dans les deux mains… La Marie

Y on fratailler y se sont mis les maux y se son letsepotâ.

Mise en scène

Dehors des bruits d’engeulade parviennent par la fenêtre. on reconnait la voix du Marcel.

Tu n’a pas a sergoter, a zemoter, ta soter ave le Régent e vla la réponse. maintenant on est dans de beaux draps.

La Jeanne:

mais papa c’était qu’une fois. Le Marcel:

e bin ça suffit, e alors c’est le régent le père de ton bouèbe ? c’est du propre…

Le Régent:

je suis désolé Marcel mais je ne pouvais pas laisser votre Jeanne se marier avec le Louis. Je veux assumer mon rôle de père.

Le Louis

E me me sent souladzi (soulagé)…tu ma thoula.(fermer le bec) en direction de la Jeanne tu m’a tretzi(donner un coup de corne).

Le Marcel:

Maintenant c’est trop tard pour sé tzergoter. Edhe vergognâusa. mise en scene

à la Cuisine du chalet ils sont tous abattu par ce revirement de situation. le Marcel

empoignat son fils par un bras et sa Marie de l’autre ils sortent avec un léger pincement au coeur…

La Marie à son Marcel

E bin merde on a loupé le coche… Mise scène

la cuisine tout est sens dessus-dessous le Pelon a sa pelone.

E bin non de gu on a frolé le grappenou… la Pelone

Ma pauvre Jeanne o fait tu seras bin mieux ave le régent , c’est érudit ton enfant ne sera sot.

Mise en scène

Dans son coin la Jeanne rumine et pleure

-Papa Maman je vous demande pardon… Le Marie

On failli être la risée du village par ta faute… La Jeanne

Mais papa c’est pas moi qui avait prévu ce mariage ave l’régent La Pelone toute caqueuse

Je pense que c’est nous les fautif maintenant ?

La Jeanne

papa maman je vous jure que c’est bin le régent le fautif… Bourchia lui gueule le Pelon

Maintenant il faut retourner chez le pétabozon et lui demander un autre rendez-vous.

Mise en scène changement de coté de la scène on remplace la cuisine par une table de bistrot.

on entend les hommes qui jouent au jass et qui se la racontent. Le Djan

Y parait que c’est l’regent le père du gamin…

Ah celui-là il n’est pas q’érudit… il est aussi un sacré cavaleur pour avoir pu engrossé la gamine au Marcel..

Dis-voir Pelon, tu as été à l’enterrement de John? e bin oui on étaient assis à une table de l’Ours et a coté me y ave le Maurice. l’Arthur et ce con d’Auguste qui discutaient e qu’es-ce ki disaient ?

y demandait é l’Arthur de quoi était.il mort ? l’Arthur lui a répondu On savait pas de quoi y vivait ? Comment-veux-tu qu’on sache

comment y le mort…

Es-tu au courant que le Jouvenaz a passé marguiller ? e oui y tient le bazar et le cimetière…

Y parait que quant il va creuser il met un papier sur la porte. Si je suis pas là je suis au cimetière.

e l’autre a écrit dessous Mort ou vif… rires

Epi l’histoire du toubib…

l’Arthur lui téléphoné mais y pouvait pas venir y accouchait la fenna du John qui petiolait.

e alors ?

e b in nous les 4 ont a habillé le John on l’a fait tout beau bin mieux que quant il était vivant…

e alors ?

e bin a sorti le saucisson le kil de rouge e le jeu de cartes. e alors ?

E bin on a attendu le Daubercie. e Alors ?

a quatre heure on ressorti le fromage le kg de rouge et on remis la partie..

e alors ?

E bin Quant le toubib est arrivé nous on était fait des carottes et on riaient au éclat.

Mise en scène

- le Daubercie se tient entre la porte de la cuisine et dit:

Qu’a-t-il dit ?

Y la dit: y a plus que le mort qui est de sang froid…

Rires.

Y s’passe quand même des drôleries par ici…

Y nous fô nous allez y conseil communal ce soir…

Mise en scène

ils sortent tous les quatre.

La Jeanne arrive dans le café

Dites voir bande de crétin c’est vous qui auriez voulu me passer dessus.?

Les 4 en partance Mais non ma pauvre fille.

De retour dans la cuisine

La Marie et son mari se tienne par la taille elle pleure dans son gilet Le Marcel

ma pauvre Jeanne mais qu’est-ce que tu as fait ? La Marie

Mais non ce n’est pas si grave que ça ! elle va épouser ce satané Régent qui en sorte nous arrange bien du point de vue financier ? I la une bonne payi… et en plus il a le savoir.

le Marcel

Et oui. je crois bin tout va pour le mieux. et a ce moment arrive le Pelon et la Pelone

Dis-voir jsuis bin contente pour mon Louis il la échappé belle mon

filon.

Le Marcel

hein hein tu croyais l’avoir mis au chaud ton filon ? Le Pelon

Non, je pensais te foutre dehors dit.il en riant La Marie

On va pas se mettre de nuit sur cette histoire ? Les deux couples ensembles

Non ma fê.

la Jeanne enceinte de son 3ème et son régent s’en vont la main dans la lumière.

La voix off

Tout va bien dans le village . Fin

Vous devez être connecté/-e pour ajouter un commentaire
Pas de commentaire pour l'instant!
Nicole Pichard
-6 contributions
26 août 2019
72 vues
0 like
0 commentaire
1 galerie
Déjà 1,050 documents associés à 2010-2019

Galeries:

Le réseau notreHistoire
Sponsors et partenaires
96,798
5,410
© 2019 FONSART. Tous droits réservés. Conçu par High on Pixels.