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Anniversaire de la mob

Anniversaire de la mob

septembre, 1934
inconnu, album Léon Monnier
Madeleine Monnier

Cette photographie issue des archives de Léon Monnier (1902-1988), présente un homme public (politicien, militaire, syndicaliste...) haranguant la foule rassemblée dans le cimetière de Sierre à l'occasion du 20ème anniversaire de la mobilisation de 1914.

Le cimetière a été longtemps le lieu des proclamations officielles et des délibérations. L'idée sous-jacente a été que la sagesse des morts inspire les vivants :

Le cimetière : un haut-lieu de délibérations [référence]

Jusqu’au milieu du XVIe siècle, voire plus tard, « les habitants de la Contrée se retrouvaient traditionnellement et périodiquement à l’office du dimanche. (...) A l’issue de la messe dominicale, les grands communiers restaient réunis pour entendre les proclamations du sautier de Sierre (...) et délibéraient sur des affaires en cours ».

A Plan-Sierre, ces assemblées consacrées aussi bien aux affaires de la paroisse qu’à celles de la grande commune, se tiennent, hiver comme été, dans l’église du Marais, de même que sur le cimetière. « Cet usage profane des lieux sacrés n’est pas une particularité locale. Dans l’occident médiéval, l’église était perçue comme " la maison commune " et le cimetière comme l’espace ouvert commun, ces deux endroits restant jusqu’au cours du XVIIe siècle " les foyers de la vie sociale " » (

L’Ancien Cimetière [référence]

En 1855, conformément aux nouvelles lois cantonales sur l’hygiène, l’on ordonne le déplacement du cimetière du Bourg. Il est transféré, en 1871-1872, sur l’ancien champ de foire, soit 100 m au sud-ouest de l’église du Marais. Ces déplacements de cimetières sont fréquents à cette époque, « notamment en réaction à la multiplication des épidémies, en particulier de la peste ». Dans le même temps, les municipalités prennent la relève de l’Eglise. Le critère hygiénique va de pair avec la laïcisation progressive des cimetières dans le sillage du Siècle des Lumières.

Le cimetière de la route du Rawyl est désaffecté en 1970, bien après l’inauguration, en 1948, du nouveau cimetière situé au sud-ouest de l’agglomération sierroise. A la place du champ de repos du XIXe siècle, s’élève depuis 1981-1982 la Maison bourgeoisiale, égayée par le Jardin du souvenir.

Le cimetière, qui couvrait une superficie de 1820 m2, était délimité au nord par la rue de l’Ancien Cimetière. Cette rue, qui existe toujours et qui porte encore le même nom, ne possède plus de panneau indicateur. En fait, plus rien n’indique directement la présence jadis d’un ancien cimetière à cet endroit.

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Albin Salamin
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Pierre-Marie Epiney
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26 mars 2020
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