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Qui est cette famille Quennec ?

Qui est cette famille Quennec ?

Progens, c'est mon village d'origine. Village, c'est un bien grand mot. Une poignée d'habitants, quelques maisons et des fermes en enfilades, une petite école désaffectée, pas de poste, ni de magasins et une modeste église entourée d'un cimetière. Une tombe bien plus importante que les autres a attiré mon attention. Sur la pierre blanche, délavée par le temps, sont inscrits des noms qui ne viennent pas d'ici. Ces noms m'ont poussé a faire quelques recherches afin d'en savoir plus au sujet des Quennec, de cette famille originaire de Vannes, commune française située en Bretagne, qui s'est installée à Progens à la fin du 19e siècle. Pour quelle raison est-elle venue vivre dans ce coin perdu du canton de Fribourg ?

Pour mieux comprendre la venue de la Famille Quennec à Progens, il faut faire un peu d'histoire et un saut en arrière d'un peu plus de deux siècles.

En 1776, les frères Schmidt originaire de la Forêt Noire, propriétaires de verreries en Franche-Compté, obtiennent une concession pour faire des fouilles dans la région de Progens. Ces fouilles ont pour but de trouver du charbon afin de fabriquer du verre. Les résultats sont positifs et une verrerie est construite. Après des débuts difficiles et une succession de propriétaires et d'administrateurs, la verrerie de Semsales, comme elle se prénommait à l'époque devient la première fabrique de verre de Suisse.

En 1862, Antoine de Brémond a vendu la moitié de la verrerie et des mines à Théodore‐Marie Quennec. Avec ses fils, Henri‐Joseph et Lucien‐Théodore, il prend possession de l'usine de verre et toute la famille quitte la France et s'installe à Progens. Henri‐Joseph Quennec, ingénieur, a dirigé l’exploitation jusqu’en 1899, date de son décès. En 1882, il fait breveter un nouveau four, grâce auquel la production est triplée. En 1901, Lucien Quennec acquiert la totalité de la manufacture et en 1904 elle devient une SA. Il est intéressant de savoir que lors de son apogée, l’usine et les mines occupèrent jusqu’à 400 ouvriers et que la fabrique produisait jusqu'à 15'000 bouteilles par jour, du verre à vitre et du cristal. La verrerie fut rachetée par celle de Saint‐Prex le 15 mars 1913. Et en août 1914, toute activité cessa à Progens.

En 1988 ‐ trois ans avant son décès ‐ Jean Tinguely, installa son atelier dans des locaux de l’ancienne usine.

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  • Sylvie Bazzanella

    Plus proche de nous, Hugh QUENNEC ancien président du Genève Servette FC est un descendant de cette illustre famille.

    Cette famille QUENNEC est répertoriée sur le site de généalogie Geneanet. L'on y découvre de multiples renseignements dont des articles de journaux. Par exemple, La Liberté du 3 fév. 1972 :

    LE CAVEAU DES QUENNEC Au début de l'année 1901, la famille Quennec, d'origine française, devint propriétaire de l'entreprise de verrerie qui donna son nom au hameau de la Verrerie sis sur le territoire de Progens. Cette famille fut une bienfaitrice de la localité et une plaque commémorative au nom de Henri-Joseph Quennec, Ingénieur, est apposée sur le mur de l'église. Cette illustre famille a son caveau dans le cimetière de Progens et, il y a deux ans, l'on y transféra les restes mortels de Mlle Quennec dont la villa domine le village. Elle rejoignait ses ancêtres : Lucien-Théodore Quennec (1843-1905), Comte Nicolas Hendrikoff (1828-1914), Léon-Nicolas Quennec (1840-1877), lieutenant de vaisseau, Chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre royal du Cambodge, décoré de la médaille de la campagne d'Italie et de la médaille du Mexique, la comtesse Barbe Quennec née Hendrikoff (1855-1945). Nous en reparlerons dans notre reportage sur La Verrerie où s'est concentrée l'industrie de cette commune.

    Pour en savoir plus : diesbach.com/sghcf/q/quennec.h...

  • Renata Roveretto

    Oui, effectivement un village comme vous le décrivez, mise à part qu'en temps de la présence de Jean Tinguely aux ateliers à la Verrerie, il existait toutefois une Poste un peu curieuse. Elle se trouvait juste en face des ateliers et d'une maison du nom de " La maison rose " habitation de 6 appartements, ou on avait l'honneur en ces temps là d'habités mon ami et moi même, avec juste en face le lieu de travail de cette Artiste trop peu apprécié à l'époque à la Verrerie............et pourtant quel Personnage Phénoménal !!! Et il y avait aussi un restaurant juste en bas de la poste....ou la cohabitation entre paysans du coin, les parvenus et quelques ouvriers étranger étaient plutôt un peu difficiles. Merci cher monsieur Mesot Richard pour vôtre histoire.....

    • Richard Mesot

      La description que je fais, c'est celle du village de Progens dont je suis originaire. La Verrerie doit son nom à la célèbre "verrerie dite de Semsales", qui en fait est située sur l'ancienne commune de Progens. En 2004, une fusion est crée entre les communes de Grattavache, Le Crêt et Progens. A présent, cette grande et nouvelle commune se nomme La Verrerie.

    • Renata Roveretto

      Merci monsieur pour cette explication, c'est que dans les années fin 1980 et début 1990 il a fallut faire son inscription au contrôle des habitant à la commune de Progens pour habiter à la Verrerie et pour toutes choses concernant les démarches administratifs. Encore une bonne journée à vous et à tous.......Renata

  • Pierre-Marie Epiney

    Document très intéressant. Merci du partage. Toutefois, à lire l'épitaphe de Léon Nicolas Quennec, on se demande si tout le monde est égal devant la mort. Dans ce cas, mais c'est bien une marque de l'époque, son nom est accompagné de sa pléiade de titres en tous genres. Ce panégyrique a au moins le mérite d'attirer l'attention du passant.

  • Catherine Bourdonneau

    Bonjour, je fais de recherches sur la comtesse Pauline d'Armandy -liée aux Quennec par sa mère- comme donatrice au musée de Dijon en France. Je cherche à trouver le lien de parenté entre cette branche des Quennec à Progens et Ernest Quennec qui fut vice-résident en Indochine et son frère Charles Marie Quennec. Merci pour vos pistes...

Richard Mesot
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8 mai 2020
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