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L. van BEETHOVEN, Concerto pour violon, Zino FRANCESCATTI, OSR, Ernest ANSERMET, mercredi 6 mai 1964

6 mai 1964
RSR / RTS
Radio Suisse Romande, R.Gagnaux, sources indiquées dans le texte

Ludwig van Beethoven compose son unique Concerto pour violon en 1806. La première a lieu le 23 décembre 1806 au «Theater an der Wien», avec en soliste Franz Clement, célèbre violoniste de l'époque, mais aussi compositeur, pianiste et chef d'orchestre. Clement aurait accepté de commander et de créer le concerto pour violon à condition que le rondo final soit sur un thème qu'il avait composé. Ainsi, le dansant thème de refrain, en forme de carillon, serait de la main de Clement, harmonisé par Beethoven.

L' oeuvre est remarquable par son ampleur, par sa puissance expressive - malgré l'absence de toute virtuosité instrumentale démonstrative - mais aussi par sa durée: le premier mouvement fait en moyenne 24 minutes, la totalité du concerto dure environ 3/4 d'heure! Il n'est donc pas étonnant que l'accueil de la critique à sa première audition ait été plutôt réservé. Aujourd'hui c'est une oeuvre reconnue à sa juste valeur puisque c'est l'un des concertos pour violon les plus enregistrés, le passage obligé pour chaque virtuose: la virtuosité du soliste n'y joue pas un rôle prépondérant, et pourtant c'est une des oeuvres les plus difficiles à interpréter, l'oeuvre étant «un moment de poésie pure qui glisse entre rêve et réalité» André Boucourechliev, cité d'après la page référenciée ci-dessous.

Une courte présentation citée de cette page du site mediatheques.strasbourg.eu.

"[...] 1er mouvement : allegro en ré majeur. Sa durée est exceptionnelle : 25 mn, ce qui en fait le plus long mouvement de l'oeuvre de Beethoven et d'une durée comparable à une symphonie entière de Mozart. Il suit une forme-sonate classique avec

-l'exposition du thème par l'orchestre puis par le violoniste,

-le développement

-la reprise avec coda.

A la fin de ce mouvement, Beethoven a placé une cadence. Ce passage traditionnellement improvisé par le soliste permet à ce dernier de démontrer son talent et sa virtuosité. A terme, les cadences seront écrites au même titre que le restant de l'oeuvre. Beethoven n'ayant pas composé de cadence pour ce concerto, on utilise généralement les cadences Kreisler ou Joachim.

2ème mouvement : larghetto en sol majeur. Ce mouvement a une durée plus classique: 10 mn. L'orchestre et le violoniste présentent en alternance les thèmes et leurs variations. Ces modifications se fondent les une dans les autres et donnent l'impression d'une même coulée d'un bout à l'autre du larghetto.

3ème mouvement : rondo allegro en ré majeur. C'est un mouvement joyeux qui contraste avec le style noble et rêveur des mouvements précédents. Un refrain, qui constitue le thème principal, alterne avec d'autres épisodes toujours différents. Ce refrain d'allure populaire, simple et facile à mémoriser, est repris successivement dans différents registres par le violon.[...]"

C'est avec cette oeuvre que s'ouvraient deux concerts Beethoven donnés le mardi 5 mai 1964 au Théâtre de Beaulieu (dans le cadre du Festival de Lausanne) et le mercredi 6 mai 1964 dans le Victoria-Hall de Genève (un concert extraordinaire hors abonnement), l'Orchestre de la Suisse Romande étant dirigé par son chef fondateur, Ernest ANSERMET. Après l'ouverture de Coriolan suivait le concerto pour violon op. 61, avec Zino Francescatti en soliste, et - après la pause - la symphonie No 7. Ce concert fut diffusé pour la première fois en direct sur l'émetteur de Sottens, dans le cadre du traditionnel concert du mercredi soir (ref.: Gazette de Lausanne du 06.05.1964 en 2e page, Journal de Genève du 06.05.1964 en page 13).

Pour deux échos de la presse de l'époque voir le descriptif du fichier audio avec l'ouverture de Coriolan.

L'enregistrement que vous écoutez:

Ludwig van Beethoven, Violinkonzert in D-Dur, op. 61, Zino Francescatti, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, 06.05.1964, Victoria-Hall, Genève

  1. Allegro ma non troppo 23:56 (-> 23:56)
  2. Larghetto 11:38 (-> 35:34)
  3. Rondo. Allegro 07:55 (-> 43:29)

Source: Radiodiffusion (Archives RSR / RTS)

Zino Francescatti, photo de presse CBS

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René Gagnaux
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6 novembre 2016
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