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L. van Beethoven, Symphonie No 8, ONRDF, Josef KRIPS, 10.09.1954

René Gagnaux

Texte pour la fiche de ce fichier audio: notrehistoire.ch/group/josef-k...

**Ludwig van Beethoven, Symphonie no 8 en fa majeur, op. 93, Orchestre National de la Radiodiffusion Française (ONRDF), Josef Krips, Montreux, 10 septembre 1954

Ludwig van Beethoven commence d'esquisser cette oeuvre en 1812, alors qu'il passe l'été à Teplitz (Teplice, une ville thermale de la République Tchèque). La première audition a lieu le 27 février 1814, à Vienne (Redoutensaal) sous la direction du compositeur.

"[...] la 8e Symphonie de Beethoven correspond à l'une des périodes les plus heureuses dans la vie du compositeur et témoigne de ce relatif bonheur. Il est difficile, en effet, de résister à la joie sereine et à la verve de cette partition, qui ne comporte pas à proprement parler de mouvement lent: le tempo ne s'infléchit que légèrement dans le deuxième mouvement, le piquant Allegretto scherzando.
Ce mouvement frappe par son invention et son ingéniosité, alors que le matériau de base est des plus rudimentaires: un motif insignifiant, présenté aux violons sur un continuum de doubles croches staccato aux vents.
[...]
La 8e Symphonie se fait également remarquer par l'absence de scherzo, mouvement dont Beethoven avait imposé le caractère impétueux dans ses symphonies précédentes; il préfère ici la grâce un peu rustique d'un menuet à la Haydn[...].
Le 27 février 1813, la 8e Symphonie fut accueillie tièdement par le public viennois: elle se trouva éclipsée par la 7e, créée au même concert. L'avant-dernière symphonie de Beethoven jouit toujours d'une popularité moindre que les huit autres. Avec ses clins d'oeil à la génération précédente, son humour, sa luminosité, elle semble marquer un recul esthétique après les conquêtes réalisées par les partitions précédentes.
Mais peut-être Beethoven avait-il le besoin d'écrire ce plaisant adieu à la symphonie haydnienne, avant de se lancer dans son entreprise la plus hardie: la 9e Symphonie, couronnée par L'Ode à la joie.
[...]"

citations extraites de ce programme de l'Opéra de Lyon.

La partition peut être téléchargée sur cette page de l'IMSLP, ainsi que sur cette page du site de la "William and Gayle Cook Music Library - Indiana University School of Music", ou encore sur cette page du site musedata.

Dans cet enregistrement de concert du Festival de Montreux 1954 Josef KRIPS dirigeait l'Orchestre national de la Radiodiffusion française (l'orchestre fut rebaptisé Orchestre national de l'ORTF à la création de cet établissement public en 1964, puis, lors de son démantèlement en 1974, Orchestre national de France, qui est le nom actuel. Il est parfois nommé Orchestre National de Paris, ce qui n'est pas le nom correct, et peut en outre conduire à une confusion avec l'Orchestre de Paris, qui est un tout autre orchestre).

Au programme de ce concert du 10 septembre 1954:

- Richard Wagner, Ouverture des Maîtres-Chanteurs
- Ludwig van Beethoven, Symphonie No 8
- Ludwig van Beethoven, Concerto No 4 avec Robert Casadesus en soliste
- Richard Strauss, Till Eulenspiegels lustige Streiche

Pour cette 8e symphonie de Beethoven, un court extrait du compte-rendu de «Ed. H.» paru le 13 septembre dans la Gazette de Lausanne en page 5:

"[...] la foi joyeuse d'un chef qui ne demande qu'à communiquer sa certitude et peut le faire. Comme on l'a senti dans l'adorable «huitième» de Beethoven, merveilleusement ciselée, irréprochablement rythmique et pourtant spontanée et reflétant sans trahison le bonheur fugitif d'un génie tourmenté![...]" (un extrait rendu accessible à tous grâce au splendide moteur de recherche «LE TEMPS Archives Historiques, Une initiative soutenue par Bibliothèque nationale suisse | Bibliothèque de Genève | Bibliothèque de Lausanne | Fondation de Famille Sandoz | Mirabaud & Cie | PubliGroupe»).

L'enregistrement que vous écoutez:

Ludwig van Beethoven, Symphonie No 8 en fa majeur, op. 93, Orchestre National de la Radiodiffusion Française, Josef Krips, Montreux, 10 septembre 1954 (1. Allegro vivace e con brio (10:40), 2. Allegretto scherzando (15:25), 3. Tempo di Minuetto (20:55), 4. Allegro vivace (29:00))

Entre parenthèses sont indiqués ci-dessus les temps cumulés à la fin de chaque mouvement** (temps approximatifs, vu la durée des pauses entre chaque mouvement).

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René Gagnaux
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16 septembre 2014
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