Nous analysons de façon anonyme les informations de nos visiteurs et membres, afin de leur fournir le meilleur service et satisfaire leurs attentes. Ce site utilise également des cookies, notamment pour analyser le trafic. Vous pouvez spécifier dans votre navigateur les conditions de stockages et d'accès aux cookies. Voir plus.
Voltaire

Voltaire

8 mai 2013
A.M. Martin
Anne-Marie Martin-Zürcher

Plaque se trouvant à droite de l'entrée de la Villa Mon-Repos dans le parc du même nom à Lausanne.

François-Marie Arouet, dit Voltaire, fit une dizaine de séjours dans la capitale vaudoise, plus spécialement durant les hivers 1756, 1757 et 1758. «Je dois à cette ville mes jours les plus heureux», écrit-il dans une de ses lettres.

De santé fragile, mais le verbe toujours vif, l'homme de lettres, la soixantaine, avait alors parcouru toute l'Europe et acquis la célébrité. Il venait de se brouiller avec Frédéric II, roi de Prusse. Comme il ne voulait pas rentrer à Paris où ses écrits critiques l'avaient rendu indésirable, il voyagea un peu en France avant de s'établir au bord du Léman: il passa l'été à Genève, aux Délices, et l'hiver à Lausanne. Il devint enfin, dès 1760, le «patriarche» de Ferney.

Du théâtre à la Villa Mon-Repos

C'est particulièrement au cours de son deuxième long séjour à Lausanne, entre janvier et avril 1757, que Voltaire se met à faire du théâtre. La Villa Mon-Repos, qui n'est pas encore la demeure actuelle transformée au XIXe siècle par Vincent Perdonnet, a été acquise depuis peu par Philippe de Gentil, marquis de Langallerie. Ce dernier, qui doit être un passionné de théâtre, a fait aménager une scène dans les combles de la grange, située probablement à l'arrière de la maison de maître. Et les spectateurs? Ils se trouvent dans un grand salon de la villa, dont les murs ont été percés, et suivent les spectacles de cet endroit.

Texte tiré de:

http://lausanne.ch/view.asp?docId=22756&domId=63038&language=F

François Marie Arouet dit Voltaire (1694-1778) est la figure qui incarne dans sa plénitude le siècle des Lumières. Appelé également « siècle de Voltaire », le XVIIIe siècle tient un génie capable d'être à la fois poète, philosophe, essayiste, historien et dramaturge. Élève brillant en rhétorique et en philosophie au collège de Clermont (Louis-le-Grand), il suivit également un enseignement auprès des Jansénistes, qu'il récusera, d'ailleurs, par la suite.
Coup de plume piquant et animé d'une touche sans égale, quelques sceptiques dont Friedrich von Schiller (1759-1805) s'indignaient à cause de son manque de profondeur. Voltaire répondait avec toujours autant de sapience que son but était de vulgariser ses ouvrages pour les mettre à la portée de tous, et non employer un langage érudit au service d'une minorité. Il combattit en faveur de plusieurs causes qui font figure de leitmotiv dans la pléiade de ses œuvres.

Tout d'abord, la religion ou devrait-on dire le fanatisme religieux. Cette formule célèbre « il faut écraser l'infâme » est un pamphlet contre l'intolérance et l'obscurantisme religieux. Dès lors, les Lettres philosophiques (1734), Candide (1759), Zadig (1748), Le Fanatisme ou Mahomet le prophète (1741), le Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas (1763) font figure d'archétype.

Puis, la diffusion du savoir fut aussi son « cheval de bataille » : des œuvres telles le Dictionnaire philosophique (1764), De l'horrible danger de la lecture (1765), ou encore sa contribution à l'Encyclopédie (1751-1772) caractérisent ce combat.

Enfin, son combat contre le cartésianisme, et la défense du newtonisme et son empirisme : pour Voltaire, l'entendement ne provenait que de la mise en relation de nos sens, et non d'un savoir déjà en nous, que Dieu aurait donné à l'homme, dès la naissance, afin qu'il découvre la connaissance, par l'exercice permanent d'une pensée tournée vers l'intérieur (Descartes). Pour Voltaire, un Dieu a ordonné ce monde nous laissant notre libre arbitre, mais contrôlerait, malgré tout, notre volonté. Se méfiant d'un matérialisme athée qu'il qualifiait de dangereux, lui s'affirmait comme un pur déiste.

Et nous achèverons cette biographie qui ne peut que sillonner l'étendue de son œuvre par cette formule qui résume la pensée voltairienne : « Dans une République digne de ce nom, la liberté de publier ses pensées est le droit naturel du citoyen ».

Lire la suite sur :

http://www.etudes-litteraires.com/voltaire.php#ixzz2SiWXSvEE

Vous devez être connecté/-e pour ajouter un commentaire
8 mai 2013
819 vues
0 like
4 commentaires
2 galeries