Ernest Bloch, Concertino pour flûte, alto et orchestre à cordes, Jean-Marie Auberson, 1958

11 février 1958
Zürich
SRG pour l'audio, René Gagnaux resp. sources indiquées pour photos et texte
SRG pour l'audio, René Gagnaux resp. sources indiquées pour photos et texte

Composé à Agata Beach (Oregon) sur une commande de la Juilliard Fondation, le Concertino fut achevé le 30 août 1950. On a perdu la trace de son manuscript, il reste seulement un brouillon à l'encre daté du 30 août 1950 et conservé à l'Université de Californie à Berkeley. La première audition eut lieu le 8 décembre 1950 au Juilliard Concert Hall de New York, avec Arthur Lora, flûte, Milton Katims, alto, et le Juilliard Orchestra sous la direction de Jean Morel. La première audition en Suisse fut donnée le 11 septembre 1953 à Radio Genève par Edmond Appia dirigeant l'Orchestre de la Suisse Romande, avec André Pépin à la flûte et Aleardo Savelli à l'alto.

"[...] Cette oeuvre est un divertissement léger, plein d'esprit et d'humour, une rareté dans la production de Bloch qui témoigne de la jeunesse d'esprit de ce compositeur à 70 ans. Elle n'appartient pas à la série des oeuvres d'inspiration juive et serait à rapprocher de l'inspiration néo-classique qu'on retrouvera dans le 2e Concerto Grosso composé 2 années plus tard. [...]" Joseph Lewinski et Emmanuelle Dijon, 4e volume de leur ouvrage “Ernest Bloch - Sa vie et sa pensée”

Une très courte description citée des notes de Duncan Reid publiées en 2000 dans le livret du CD ASV Digital DCA 1094. :

"[...] Une exhortation toute “baroque” à prêter attention imprègne la séquence initiale aux figurations fourmillant d’accents modaux qui se répondent en écho et s’entrelacent pour évoquer les paysages ensoleillés d’Arcadie.

L’idylle se poursuit par un Andante pensif et mordoré d’une douce luminosité; seule une trace de dissonance présente dans l’accompagnement laisse présager l’agitation inattendue du finale, dont les poursuites périlleuses deviennent de plus en plus endiablées avant que la coda, notée Giocosamente, ne résolve le tout dans un sprint de style “Keystone Cops” retrouvant au bout du compte un terrain familier. [...]"

L'oeuvre que vous pouvez écoutez...

Ernest Bloch, Concertino pour flûte, alto et orchestre à cordes, Willy Urfer, flûte, Hermann Friedrich,alto, Radio-Orchester Beromünster, Jean-Marie Auberson, 11 février 1958, Studio de la radio, Zürich

  • 1. Allegro comodo..........-> 03:15
  • 2. Andante.....................-> 07:15
  • 3. Allegro.......................-> 09:59
René Gagnaux
Ernest BLOCH, autoportrait
Ernest BLOCH, autoportrait

C'est grâce à la générosité de la SRG / SSR que nous pouvons - par l'intermédiaire de l'excellent site neo.mx3.ch - écouter ce remarquable document: CLIQUER ICI pour accéder à la page d'écoute correspondante du site neo.mx3.ch.

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René Gagnaux
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27 novembre 2022
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