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Chez les sapeurs-pompiers de Vernier_25

2 juin 1936
Vernier genève
probablement Tribune de genève, article non signé
Claire Bärtschi-Flohr

Ci-dessous, la copie du contenu de l'article d'un journal genevois, probablement La Tribune de Genève, qui était lue religieusement par mes grands-parents, Emile (1884-1938) et Charlotte (1882-1968) Champendal.

Ma grand-mère a conservé pieusement ces coupures de presse entre les pages de son journal.

« Chez les sapeurs-pompiers de Vernier.

La compagnie des sapeurs-pompiers de Vernier était convoquée samedi 30 mai, à 17 heures, dans le préau de l'école avec l'ordre du jour suivant : exercice de printemps ; adieux du capitaine Ch. Bosson ; présentation du nouveau capitaine et banquet annuel.

Le premier article de l'ordre du jour rapidement mené, la compagnie fut rassemblée devant l'immeuble de M. le conseiller administratif Pictet (dont la cave fut visitée par la suite) pour une courte cérémonie officielle.

Sur le front de sa compagnie, le capitaine Bosson, bien qu'encore alerte et vigoureux, mais atteint par la limite d'âge, dit adieu à ses hommes, dont il s'est fait des amis, puis M. le maire L.-H. Dufour retraça les états de service et les mérites du capitaine démissionnaire, se réservant d'y revenir plus longuement au cours du repas.

Le nouveau chef est alors présenté, en la personne de M. Emile Champendal, jusqu'ici sergent de la technique, promu au grade de capitaine à l'unanimité du Conseil municipal.

Après que le matériel fut rentré aux dépôts, le Conseil administratif recevait la compagnie et ses invités au restaurant Zangger-Pinget.

**Au dessert d'un excellent repas, plein d'entrain, le sergent-fourrier Louis Champendal (**frère d'Emile), fonctionnant comme major de table lut les lettres d'excuses du major Keller et de vétérans empêchés, puis il porta la parole à M le maire Lucien Dufour pour ouvrir la série des discours.

Il excuse l'absence de M. le C.A. Thurig, délégué au service du feu, absent de Genève, et déclare avoir un quadruple devoir à remplir qui est de saluer, en leur souhaitant une cordiale bienvenue, MM. Les invités : capitaine Boesiger, adjudant du bataillon de la ville, Bertani, de la compagnie des Eaux-Vives et 1er-lieut. Stoessel, de celle des Pâquis, qui ont constitué le jury impartial dont la tâche était de révéler le candidat le meilleur pour le grade de capitaine, M. Scherzer, chef des sauveteurs auxiliaires de Vernier, les officiers, sous-officiers, sapeurs et vétérans de la compagnie, ainsi que le sergent Brichet, qui se relève à peine d'une grave opération ; 2), de redire à M. Charles Bosson la gratitude de l'administration municipale pour le zèle et le dévouement éprouvés qu'il a déployés au cours des 33 années écoulées. Avec son éloquence habituelle, M. le maire sut trouver les termes qui convenaient en pareille circonstance. Il rappela à la compagnie que M. Bosson entra comme sapeur le 4 mars 1903 et qu'il passa de simple sapeur au grade de capitaine le 12 avril 1921, succédant aux capitaines Amédée puis Louis Roch ; qu'en 1922, il sut donner un relief particulier à la célébration du 100ème anniversaire de la fondation du corps des sapeurs-pompiers de la commune, corps auquel il donna une impulsion nouvelle.

En terminant son discours, M. L. Dufour lui remit un superbe plateau dédicacé aux armoiries de la commune de laquelle il a bien mérité et lui donne l'accolade dans l'atmosphère d'enthousiasme que l'on se représente.

Son troisième devoir est de féliciter le nouveau capitaine qui a brillamment réussi les difficiles examens imposés. Le Conseil administratif et le conseil municipal lui font confiance, certains qu'il saura faire valoir les qualités dont il a fait preuve dans ses activités passées et présentes. Technicien et musicien, à ces deux titres, il communiquera à la compagnie le produit de son expérience et fera régner l'harmonie. Entré dans la compagnie le 27 décembre 1912, caporal le 30 mai 1924, sergent le 28 octobre 1935, il lui remet son brevet de capitaine en date du 22 mai 1936 au nom du Conseil d'Etat. Les applaudissements qui soulignent ces paroles prouvent au nouveau chef combien son choix est apprécié.

Enfin, quatrième devoir, il remit aux sous-officiers et sapeurs les chevrons d'ancienneté.

Le capitaine Bosson, qui a mis à profit le temps que lui laissait la fin du discours du maire pour se remettre un peu de son émotion dit, ma foi, fort bien, ce qu'il ressentait.

Mais la parole est donnée à son successeur, lequel a grande allure dans son bel uniforme neuf et c'est aussi d'une voix martiale qu'il définit les devoirs du sapeur-pompier et sa compréhension d'une discipline librement consentie.

M. Scherzer apporte le salut cordial du corps des sauveteurs auxiliaires de Vernier et souhaite une collaboration de plus en plus étroite.

Le capitaine Boesiger, au nom de ses collègues du jury, déclare que la tâche des examinateurs était sérieuse et difficile du fait qu'il s'est trouvé quatre candidats en compétition. Il félicite à son tour le capitaine Champendal, - qu'il compare à la garde montante - de sa promotion méritée et tient à dire que ses concurrents le suivaient de près. Il ne faut pas qu'ils se sentent amoindris de cette épreuve. Il boit à l'union qui doit exister entre tous les sapeurs-pompiers de la ville et de la campagne.

Le lieutenant Richard, chef de la section d'Aïre, se dit particulièrement heureux d'avoir été désigné par le corps pour remettre au capitaine Bosson un gage de l'attachement de chacun et du volumineux paquet qu'il remet, les mains tremblantes d'émotion en retirent de quoi garnir superbement le plateau de la commune.

Après avoir remercié une dernière fois sa chère compagnie, le capitaine Bosson l'assure que son bon et beau souvenir restera dans sa mémoire et sous ses yeux…

Le major… de table clôt la partie officielle et ouvre la partie récréative en portant la parole ou la voix aux bons chanteurs et ils sont nombreux dans la compagnie de Vernier, mais l'exemple vient de haut et M. le maire récita et chanta avec un rare talent.

La soirée se prolongea… de fort bonne heure et l'on vit, bouquet final, un capitaine au piano, faisant danser l'autre. »

la coupure de presse avant sa découpe :

Une autre coupure de presse joint à la première :

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