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Pierre Avoi varappe face nord-ouest

octobre, 1979
Michel Vaucher
Les Alpes valaisannes DENOEL

Pierre Avoi 2473 m. Varappe Face nord-ouest

La Pierre Avoi pourrait être la tour de guet du Valais. Elle a peut-être servi de modèle aux Romains pour la construction de leurs tours d’observation. Fièrement plantée, elle occupe une position stratégique de première force. Comme sa proche voisine, la tour de la Bâtiaz à Martigny, elle surveille le trafic des routes d’accès du Valais. D’Origène romaine, la Bâtiaz possède une histoire guerrière. Elle fut l’enjeu de combats acharnés, détruite et incendiée à plusieurs reprises. Mais la Pierre Avoi a aussi connu des conquérants, dont les intentions étaient moins belliqueuses. Dès le milieu du XIXe siècle, un escalier est taillé dans le roc et équipé de chaînes. Elle permet la conquête facile de ce belvédère réputé. Les promeneurs peuvent l’atteindre par de bons sentiers partant du Col des Planches ou du Pas du Lein. Ces passages étaient par les habitants du Levron, de Vollèges et de Bagnes pour se rendre dans le Valais central, alors que la route de Sembrancher à Martigny n’existait pas encore. On trouve sur ces hauts lieux de nombreuses pierres à cupules, qui sont des pierres creusées de trous aux formes irrégulières, et dont la signification nous échappe. Verbier, Isérables peuvent être les points de départ ou d’arrivée d’excursions passant par le sommet de la Pierre Avoi.

Toute la région est très pittoresque et fort intéressante sur le plan minéralogique. Du sommet on domine le coude de la Vallée du Rhône. A l’ouest, les Dents du Midi, les Aiguilles Rouges de Chamonix et au sommet ouest, le Catogne au premier plan, puis tout le massif du Mont-Blanc.

Vers le nord, c’est la chaine des roches calcaires avec les Muverans. De là-haut, on comprend mieux les phénomènes qui ont présidé à la formation des Alpes.

Pour les grimpeurs, la Pierre Avoi à ses clochetons fournit une excellente école d’escalade. De jeunes guides de Verbier ont équipé plusieurs passages

Dans les Clochetons, et des voies plus importantes ont été ouvertes dans les faces. La plus intéressante me paraît être la face NW. Le rocher y est assez solide, et l’herbe peu abondante, ce qui n’est pas le cas dans les autres voies.

Première ascension : 9 septembre 1970 L. Seurat avec Pierre Cretton et P. Gailland.

Dénivellation : 170 m environ entre 2300 et 2473 m.

Difficulté : TD, Soutenu.

Horaire : 2- 3 heures

Matériel : 25 mousquetons, étriers.

Point de départ : de Verbier, utiliser la télécabine de Savoleyres. En cas de non-fonctionnement de cette installation, gagner en voiture le café-restaurant au lieu-dit Le Carrefour. Par une bonne route de terre battue à gauche atteindre l’alpage du Grand Plan. Si la route est ouverte, il est possible d’aller en voiture jusqu’à l’arrivée du télésiège de la Tournelle.

De là, rejoindre la télécabine de Savoleyres. Suivre vers l’ouest la ligne de crêtes herbeuses sur un sentier. Gagner un petit col situé à 30 m sous le sommet de la Pierre Avoi au bas de la voie normale équipée de chaînes. Par un raide couloir de pierrailles, à l’ouest du sommet descendre au pied de la face nord-ouest. Traverser alors vers l’est jusqu’à une petite selle. L’attaque de la voie se trouve 50 m plus à l’est, au sommet d’un vague éperon herbeux. L’escalade débute le long d’une lame (écaille) accolée à la paroi (45 mn depuis Savoleyres).

Itinéraire- Ligne générale : une ligne de fissures et de dièdres situés un peu à droite de l’échelle de départ.

Cheminement : attaquer par un dièdre herbeux à droite de l’écaille (20 m, III) R1 au sommet de l’écaille. En escalade artificielle par une suite de pitons et de gollots, traverser de 5 n. à droite, puis en ligne directe dans un dièdre (A1, pitons peu solides). Sortir en libre (IV), puis tirer à droite (II) pour atteindre la plate-forme de R2.

Droit au-dessus dans un dièdre vertical orné de nombreux pitons (A1 ou V) revenir dans une dalle à gauche et sortir en libre (V). R3 sur la gauche. Directement au-dessus dans un dièdre sur 40 m. (quelques pas de V.) R4 dans une zone de dalles. Plusieurs possibilités de sortie. Le mieux est de gravir sur la gauche une dalle (V) puis un dièdre avec un petit surplomb (IV+) et enfin une suite d’écailles qui conduisent à quelques mètres du sommet (IV).

Tiré du livre Les Alpes valaisannes de Michel Vaucher (1936-2008).

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Claude Kissling
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3 octobre 2020
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