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Lausanne

Lausanne

1 janvier 2012
A.M. Martin
Anne-Marie Martin-Zürcher

Tour Bel-Air

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  • Sylvie Bazzanella

    Il est grand temps que les travaux de réfection planifiés pour l'immeuble et Tour Bel-Air, débutent...

  • Martine Desarzens

    De 1929 à 1931, une vive polémique agite la ville de Lausanne. De puissants investisseurs zurichois projettent de construire une tour de neuf étages, considérée alors comme le premier gratte-ciel de Suisse. Si la tour du Bel-Air Métropole fait aujourd'hui partie du paysage lausannois, le débat général qu'elle suscita en son temps demeure encore dans les mémoires. La polémique mobilise toutes les instances concernées de près ou de loin par la question: partis politiques, associations, corps de métier, journalistes et écrivains; mettant aux prises une réaction conservatrice, menée par les ligues de défense du patrimoine, aux tenants du progrès, soutenus par la majorité de la population. Au-delà du débat d'architecture, montrant comment une construction dite moderne peut être acceptée par la population, c'est toute une série de thèmes propres aux années 30? tradition et modernisme, américanisme et xénophobie? qui se manifestent à cette occasion. Source ; Livre Bruno Corthésy La Tour bel Air Ed. Antipodes Ramuz désapprouve Une fois parachevé, au début de 1932, le premier gratte-ciel de Suisse peut enfin aguicher tous les regards, et toutes les appréciations. Les plus enflammées viennent de nos édiles: voilà plusieurs lustres que la capitale vaudoise s'est reconvertie dans le tourisme et les services. Elle est condamnée à créer des espaces extramuros dévolus à l'industrie, des pôles d'appoint et d'équilibre. Pour nos autorités, la tour Métropole défie moins la cathédrale que les banques et les sociétés d'assurances de Saint-François. Réconfortés, Scotoni, Laverrière et leurs partenaires? Ce serait sans compter le baptême du feu qu'ils redoutent le plus: le regard esthétique, pas forcément politisé, des grands artistes et intellectuels de la ville. Parmi eux, les écrivains Charles-Albert Cingria et Charles Ferdinand Ramuz, qui ne sont pourtant pas des pourfendeurs du modernisme. C'est paradoxalement un procès de non-modernisme que ce dernier nommé a déjà intenté à la tour Bel-Air, quelques mois auparavant, à fin 1930, dans un texte mémorable intitulé "Sur une ville qui a mal tourné". Ecoutons l'élégante diatribe ramuzienne: "Une tour peut avoir centmètres et paraître petite; elle peut n'avoir que vingt mètres et paraître grande. La tour en question de quarante mètres (...) m'a paru essentiellement moyenne, c'est à-dire rien du tout... De sorte qu'elle ne m'a paru qu'un ornement assez prétentieux à une bâtisse elle-mème assez prétentieuse." Sa sentence fut péremptoire mais pour une fois pas visionnaire. Notre modeste gratte-ciel lausannois a beau ressembler à un vieux vaisseau décrépit, il est de moins en moins détesté. En sa soute, la grandiose salle du Métropole, classée monument historique, est devenue mondialement connue grâce aux ballets d'un certain Maurice Béjart. Source : Gilbert Salem

31 mars 2012
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