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Felix MENDELSSOHN, Concerto pour violon op. 64, Michel SCHWALBÉ, OSR, Samuel BAUD-BOVY, 25 mars 1960

25 mars 1960
Radio Suisse Romande
René Gagnaux

(illustrant ce descriptif: Michel Schwalbé***, 1965 ou 1966 à l'Orchestre Philharmonique de Berlin. Au second plan, Leon Spierer, également "Konzertmeister" de cet orchestre)***

Felix Mendelssohn compose son concerto pour violon en mi mineur op. 64 à l'intention de son ami Ferdinand David, premier violon de l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Sa composition s'étend toutefois sur 7 ans: premières esquisses en 1838, 1ère finition le 16 septembre 1844, revision de l'oeuvre en 1845. Peu après David le crée à Leipzig, le 13 mars 1845, dans la salle du Gewandhaus, l'orchestre étant dirigé par Niels Gade.

Pour une courte présentation de l'oeuvre des extraits des notes rédigées par R Larry Todd en 2012 pour Hyperion, publiées dans le livret du CDA67795 (Alina Ibragimova, Orchestra of the Age of Enlightenment, Vladimir Jurowski):

"[...] En chemin, Mendelssohn le délaissa un temps pour envisager l'écriture d'un concerto pour piano en mi mineur destiné à la scène londonienne - il en esquissa un premier puis un deuxième mouvements entre 1842 et 1844. Là se trouve l'origine du second thème lyrique du premier mouvement de son op. 64. Finalement, Mendelssohn abandonna ce projet de concerto pour piano et revint à son concerto pour violon, qu'il data de septembre 1844, même s'il commença presque tout de suite à le retoucher subtilement. Une modification plus substantielle découla d'un entretien avec David: il allongea la célèbre cadenza du premier mouvement qui, exceptionnellement, apparaît non vers la fin de la réexposition, comme le veut la tradition, mais en bout de développement.

Cette disposition de la cadenza fut une nouveauté qui influença bien des compositeurs (notamment Sibelius dans son Concerto pour violon de 1903), tout comme la remarquable ouverture, qui inverse le traditionnel agencement tutti-solo - au début, le soliste introduit ainsi le thème méditatif haut par-dessus un bruissant accompagnement orchestral, qui finit par se déverser dans le tutti orchestral retardé. [...].

Comme les op. 25 et 40, les deux concertos pour piano achevés de Mendelssohn, l'op. 64 présente trois mouvements liés par deux transitions, un plan hérité du Konzertstück pour piano et orchestre (1821) de Carl Maria von Weber, en quatre mouvements compacts et connexes. La passion nerveuse du premier mouvement mendelssohnien cède la place à un mouvement lent en ut majeur vivement lyrique, façon Lied ohne Worte. Seule sa section centrale contrastive, qui passe à la mineur, rappelle un peu, par ses frémissants trémolos, le caractère du premier mouvement. L'alerte finale en mi majeur, annoncé par de festives fanfares de vents, offre un capricieux scherzo se déployant en rondo sur deux thèmes alternés - le premier est une leste figure subtile au violon solo; le second, un sujet façon marche, est, peut-être, un agile cousin de la Marche nuptiale contemporaine, tirée de la musique de scène du Songe d'une nuit d'été. L'irrépressible finale exploite une virtuosité effervescente pour forger un schéma limpide, translucide, d'emblée concluant en ses incursions inattendues comme en son équilibre formel. [...]"

Citations extraite des notes rédigées par R Larry Todd en 2012 pour Hyperion***, publiées dans le livret du CDA67795 (Alina Ibragimova, Orchestra of the Age of Enlightenment, Vladimir Jurowski).***

Le vendredi 25 mars 1960 Samuel BAUD-BOVY dirigeait l'Orchestre de la Suisse Romande (OSR) dans un concert donné au Victoria Hall de Genève, avec des oeuvres de Schubert, Mendelssohn, Marescotti (Deuxième concerto carougeois) et Liszt (Les Préludes). Le soliste dans le concerto de Mendelssohn était Michel SCHWALBÉ, qui - de 1944 à 1946 et 1954 à 1957 - avait été le premier violon de l'OSR, avant d'être engagé par Karajan comme «Konzertmeister» de l'Orchestre Philharmonique de Berlin.

Franz WALTER: "[...] Michel Schwalbé - que l'Orchestre Philharmonique de Berlin, on le sait, nous a enlevé - a donné une interprétation éblouissante du Concerto de violon de Mendelssohn, en nous faisant apprécier ces impeccables qualités techniques que nous connaissons bien et qui se complètent d'une sonorité qui a autant de charme que de finesse. Tout particulièrement remarquable fut la manière dont il mit en valeur le finale en lui conférant toute sa prestesse légère, mais sans oublier, comme le font trop de virtuoses, trop pressés, de s'intégrer musicalement à la partie symphonique. Et son succès fut très vif. [...]" cité de la rubrique de Franz Walter publiée dans le Journal de Genève, 26/27 mars 1960, page 13, un document rendu accessible grâce à l'admirable banque de données du quotidien Le Temps, en libre accès sur la toile, une générosité à souligner!

L' enregistrement que vous écoutez...

Felix Mendelssohn, Concerto pour violon en mi mineur op. 64, Michel Schwalbé, Orchestre de la Suisse Romande, Samuel Baud-Bovy, 25 mars 1960, Victoria-Hall, Genève

1. Allegro molto appasionnato (-> env. 12:48)

2. Andante 20:59 (-> 20:59)

3. Allegretto non troppo - Allegro molto vivace 06:09 (-> 27:08)

Provenance: Radiodiffusion, Radio Suisse Romande.

Michel Schwalbé, photo de presse DG, date ??: si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> couriel

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René Gagnaux
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12 mars 2017
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