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La guerre à nos frontières

Albin Salamin
Albin Salamin

De nombreuses photos en relation avec l'armée et la mobilisation ont été publiées sur la plate-forme. Elles se retrouvent pour la plupart dans les groupes:

- le Général Guisan
- la cavalerie
- les engins blindés
- la mobilisation

Cependant, il y a peu de documents en relation direct avec nos soldats à la frontière, face aux troupes ennemies. Il existe probablement des photos prisent par des photographes officiels mais il est plus rare de découvrir des documents privés (difficulté d'avoir un appareil, de photographier, etc).

Grâce à Luc Saugy, nous avons quelques documents photographiques de la fin de la guerre vécue par son père dans le val d'Entremont et le Grand-Saint-Bernard. La compagnie territoriale de fusiliers, à laquelle il appartenait, avait été affectée au contrôle du col du Grand-Saint-Bernard pendant l'hiver 1944-1945. Un petit détachement était hébergé dans les bâtiments du monastère. Le ravitaillement était difficile et effectué à ski.

Dès le printemps 1945, les troupes alliées envahissent la plaine Lombarde, entraînant des désertions du côté des Allemands. Un certain nombre de ceux qui arrivaient à passer entre la "feldgendarmerie allemande" et les résistants valdotains se sont retrouvés à la douane suisse, au col du Grand-Saint-Bernard, et arrêtés par nos soldats. Une section de l'armée allemande décide de traverser le lac de nuit mais le garde M. G. Saugy arrête, avec ses camarades, cette trentaine de soldats allemands qui seront désarmés et emmenés le lendemain à Bourg-Saint-Pierre. Pour eux la guerre est terminée.

Avec ces photos, nous n'avons soulevé qu'un des problèmes liés aux frontières avec les pays en guerre, Italie et France, vers 1944-1945. L'autre chapitre plus douloureux, est celui de la détresse des réfugiés civils qui nombreux furent refoulés.

Le rapport Bergier reconnaît que : "l'enchevêtrement de compétences et de responsabilités rend difficile la lecture de la politique d'asile tout au long de la période nationale-socialiste..."

A lire le poème de Maurice Chappaz qu'il compose, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, intitulé «Complainte des chrétiens qui tuèrent le Christ au col de Collon». Une œuvre basée sur une histoire traumatisante de refoulement, vécue par un ami de Chappaz, Jean Quinodoz.

En 2005, le musée de Bagnes organisa une exposition sur ce thème des réfugiés en Valais.

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Albin Salamin
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25 janvier 2010
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