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Le patron au volant

Le patron au volant

Christian Ogay est à la tête de son entreprise de mécanique agricole. Ici, il pose pour le journal l'Omnibus avec son apprenti.

Ci-dessous, le texte de l'article qui dépeint Croy comme capitale du tracteur.

CROY, CAPITALE DU TRACTEUR

Impossible de vous balader dans le village sans voir un tracteur ; à l’arrêt, tirant un char de bois, en réparation chez Ogay, à la vente neuf ou d’occasion, alignés devant chez la ferme à Candaux, sortant d’une grange ou encore à tombeau ouvert sur la route cantonale, alignés avec leur remorque lors des marchés aux bestiaux, il y en a de toutes les couleurs, de tous les âges, de toutes les marques. Comme pour les commerces de vêtements, il y en a de toutes les tailles. Du XS au XXL, tous sont représentés dans le village. Et un tracteur, ça se prête aussi ; même le citadin débarquant dans le village peut bénéficier, avec une petite formation de base, de l’aide salutaire d’une bonne vielle machine qui en a déjà vu de toutes les couleurs. Et puis, à Croy, on connaît les tracteurs de chacun : « Ah, tiens, voilà le tracteur à Jean-Pierre Bieri. C’est pas lui qui conduit, bizarre. Mais non, c’est celui à Toto, il a pas l’ours en peluche derrière ! ». Et puis il y a ceux de Claude-Olivier Guignard. On en reparle plus loin.

Un endroit incontournable des propriétaires de tracteurs est le garage de Christian Ogay, justement. Christian, aidé par ses deux apprentis, joue la carte de la petite entreprise familiale. Il se veut proche des clients, et mise sur une fidélité et une complicité basées sur la disponibilité et le soin. Sa femme est au coeur de l’entreprise dans un bureau où s’affichent des photos d’André, père de Christian, décédé il y a peu. Elles rappellent que c’est lui qui a fondé l’entreprise en 1967. Christian lui en est reconnaissant, y travaillant depuis 1986 et reprenant la boîte en 2009. Il est conscient du défi à relever pour prendre la succession d’un père connu à la ronde pour la qualité de son travail. Et ce n’est pas le seul défi, car la concurrence vient de Mathod ou Chavornay, mais aussi de Premier, Montricher ou Cuarnens, sans parler du défi technologique avec une informatique toujours plus présente.

Parlons maintenant d’un autre personnage incontournable dans ce monde agricole : Claude-Olivier Guignard. A titre professionnel, il est transporteur routier à son compte et parcourt les routes de France ou d’Italie. Mais il est tombé très tôt dans la marmite de l’agriculture. Il se rappelle avoir passé une partie de son enfance dans la ferme de Bernard Candaux. La passion lui est alors venue pour les anciennes machines agricoles qu’il a collectionnées, que ce soient les charrues, les herses, botteleuses, semoir et même moissonneuse-batteuse.

Claude-Olivier partage sa passion avec un groupe formé de David Chezeaux, Thierry Caudaux, Marc Benoît et Manuel Grandjean. Ce sextette s’accorde comme larrons en foire pour partager le goût de la mécanique agricole sous le nom d’ « Histoire d’agriculture ». Tout un programme pour animer des événements annoncés ou non comme celui d’exposer leurs tracteurs pour un week-end. David Chezeaux en est l’âme ouvrière et insuffle au groupe l’essentiel de ses idées.

Les véhicules de Claude-Olivier représentent la majorité du parc, disséminés à plusieurs endroits de Croy. Il ne lui reste « que » sept tracteurs, sur les vingt qu’il possédait à l’époque, dont un russe. N’en concluons pas que la flamme s’éteint, car il s’occupe aussi, à la belle saison, de deux vaches qu’il dorlote. La culture de céréales l’intéresse aussi puisqu’il vient d’ouvrir un espace ensemencé qu’il gère avec la complicité de Cédric Chezeaux.

Parler de Croy comme capitale du tracteur ne serait donc pas usurpé. D’ailleurs, il n’y a qu’à se rappeler la magnifique journée de mai 2018, où on comptait une cinquantaine de tracteurs exposés avec, comme point d’orgue, la démonstration de battage par une batteuse en bois des années 50 que Claude-Olivier avait achetée en Alsace et remise en état pour l’occasion.

On n’a pas fini de parler tracteurs dans les chaumières de la capitale.

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Serge Goy
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31 mai 2022
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