Nous analysons de façon anonyme les informations de nos visiteurs et membres, afin de leur fournir le meilleur service et satisfaire leurs attentes. Ce site utilise également des cookies, notamment pour analyser le trafic. Vous pouvez spécifier dans votre navigateur les conditions de stockages et d'accès aux cookies. Voir plus.
00:00:00
00:32:32

W.-A. MOZART, Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre en mi bémol majeur, KV 320d (KV 364), Stephane ROMASCANO, violon, OCL, Laszlo SOMOGYI

Lausanne
Radio Suisse Romande
René Gagnaux

Illustrant ce descriptif: Stéphane Romascano, à gauche, Laszlo Somogyi, à droite

Mozart compose cette oeuvre vers la fin des années 1770, elle est écrite pour violon et alto, avec accompagnement de 2 violons, 2 altos, violoncelle, contrebasse, 2 hautbois et 2 cors. Considérée comme sa réalisation la plus réussie dans ce genre, sa forme hésite toutefois entre la symphonie, le concerto et le concerto grosso, avec une splendide combinaison des timbres du violon et de l'alto.

On ignore pour quelle occasion Mozart composa cette oeuvre, l'une des plus importantes parmi celles qui virent le jour à la même époque, aux côtés de la Messe du Couronnement KV 317 et de la «Posthorn» Sérénade KV 320. Il est fort possible que l'oeuvre était destinée au violoniste Ignaz Fraenzl et que Mozart se réservait la partie d'alto, instrument alors considéré comme secondaire, mais dont Mozart appréciait le timbre: cette symphonie concertante met l'alto définivement au même niveau que le violon.

Une courte description citée d'un programme de concert de l'OSR, un texte probablement rédigé par Ernest ANSERMET:

"[...] La «Symphonie concertante» pour violon et alto date de 1779, soit du dernier séjour de Mozart à Salzbourg, après le retour de Paris et de Mannheim. Dans ces deux dernières villes, Mozart avait augmenté, dans des proportions considérables, ses connaissances dans le domaine de l'instrumentation, de la virtuosité, de la souplesse du style et ces nouvelles ressources lui inspirèrent, pendant une certaine période, toute une série d'oeuvres «concertantes» (flûte et harpe, quatuor à vent, trio à cordes, etc.), c'est-à-dire d'oeuvres où il se complaisait à mettre en valeur, de diverses manières, tel groupe, tel ensemble, telle famille d'instruments, concertant avec l'orchestre. C'est la période qui précède immédiatement celle où, ayant accompli un pas de plus dans la différenciation du style et dans le mûrissement de sa pensée, il donnera, d'une part, ses grands concertos, d'autre part, ses dernières symphonies.

Dernière venue et sommet de l'espèces des «symphonies concertantes», l'oeuvre qui nous occupe est de celles où le déploiement de la virtuosité est tout au service de la musique. Les deux parties solistes demandent des virtuoses et interprètes de haut rang, ce qui, dans l'ignorance où nous sommes des circonstances où elle est née, pourrait faire supposer que cette oeuvre était destinée à certains des artistes que Mozart avait rencontrés à Mannheim. L'orchestre - où à côté des cors et des hautbois, les cordes sont écrites à six parties (comportant deux parties d'alto) - est d'une plénitude admirable. Enfin, la musique tout entière est empreinte de ce caractère élégiaque, de ce sentiment noble et passionné qu'amènent presque toujours sous la plume de Mozart les tonalités de mi bémol et d'ut mineur et présage souvent, par anticipation, certaines grandes oeuvres postérieures qui seront conçues dans ces mêmes tons. [...]" cité d'un texte publié dans le programme du Concert de l'Abonnement du Mercredi 18 octobre 1939, donné au Victoria-Hall de Genève avec Ernest Ansermet dirigeant l'Orchestre de la Suisse Romande (voir par exemple sous ce lien du site d-lib.rism-ch.org/onstage pour le programme complet). L'auteur du texte est probablement Ernest ANSERMET qui - à cette époque - rédigeait souvent lui-même les textes de ses programmes.

Dans l'extrait de concert proposé sur cette page Laszlo SOMOGYI dirige l'Orchestre de Chambre de Lausanne, avec Stéphane ROMASCANO en soliste.

Dans cet enregistrement Marie-Rose Guiet (ou Marie-Rose Grisoni-Guiet) - née en 1928 à Chinon (France) - est à l'alto.

Ce concert n'a pu avoir eut lieu qu'entre la fin des années 1950 - quand Laszlo Somogyi a commencé de diriger en Suisse - et automne 1973 - vu le décès prématuré de Stéphane Romascano, emporté à Berlin par une embolie le 6 octobre 1973, lors de la tournée de l'OCL en Allemagne de l'Est. Je n'ai pas encore pu trouver une date exacte: si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> couriel!

La qualité technique de l'enregistrement n'est hélas pas des meilleures: je l'ai redécouvert un peu par hasard, en faisant de l'ordre, sur une de mes plus anciennes cassettes. L'enregistrement a certes un ronflement statique un peu prononcé, mais reste un document précieux: si une personne visitant cette page devait avoir un enregistrement de meilleure qualité technique -> couriel!

L' enregistrement que vous écoutez...

Wolfgang-Amadeus Mozart, Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre en mi bémol majeur, KV 320d (KV 364), Stéphane Romascano, violon, Orchestre de Chambre de Lausanne, Laszlo Somogyi

1. Allegro maestoso 14:02 (-> 14:02)

2. Andante 11:14 (-> 25:16)

3. Presto 07:15 (-> 32:31)

Provenance: Provenance: Archives Radio Suisse Romande

Vous devez être connecté/-e pour ajouter un commentaire
Pas de commentaire pour l'instant!