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J. S. Bach, BWV 1067, A. Pépin, OSR, E. Ansermet, 1961 (disque)

1 janvier 1961
Disques DECCA
René Gagnaux

**Johann Sebastian BACH, Ouverture (Suite) No 2 en si mineur BWV 1067, André PÉPIN, flûte, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest ANSERMET, enregistrement fait pour Decca entre le 30 septembre et le 15 novembre 1961, Victoria-Hall de Genève

Les quatre "Ouvertüren" de Bach - qui ont survécu jusqu'à aujourd'hui - ont été composées probablement à Leipzig entre 1723/4 et 1739. Elles portent souvent le nom de Suites: elles sont effectivement des suites avec une introduction initiale en trois sections, les autres mouvements donnent à chaque suite son caractère particulier. L'ouverture est toujours le mouvement le plus important, c'est pourquoi on les nomme souvent 'ouverture'.

La Suite No 2 pour flûte et cordes à quatres parties avec continuo est certainement la plus populaire des quatres Suites.

"[...] La deuxième suite pour orchestre de Bach met l'accent sur l'élément concertant: les instruments à corde et la basse continue dialoguent avec la flûte traversière. Le caractère «mélancolique» attribué à la flûte par l'esprit baroque est observé dans le mode mineur et l'absence de la gavotte, cette danse joyeuse. L'ouverture, avec son introduction vigoureuse mais réservée, sa partie centrale en forme de fugue, au rythme rapide, et son final indiqué «lentement», qui transpose le thème initial de 4/4 en 3/4, amplifie et enrichit le schéma de Lully, que Bach, Händel et Telemann avaient emprunté à ce maître de l'orchestration, serviteur du Roi Soleil comme compositeur de la cour. À l'ouverture succèdent six brefs mouvements de danses: le premier est le rondeau qui, avec ses variations du thème, témoigne de sa véritable origine qui est celle de la chanson populaire à refrain. La sarabande, au rythme lent de 3/4, incarne cette «gravité majestueuse» que réclamait l'esthéticien Johann Mattheson. La première bourrée est basée sur un ostinato de la basse à 4/4, tandis que la deuxième met en valeur la flûte qui, comme dans la partie centrale de la polonaise, brille par des vocalises rapides. La polonaise n'a rien de commun avec le folklore polonais, car elle se développe avec gravité («moderato e staccato») dans une mesure à 3/4 et englobe un «double» tout à fait livré à la virtuosité de la flûte, qui correspond à une variation en vocalises, où la basse reprend le thème de la polonaise. Le menuet se veut concis et sérieux. Comme la plupart des «ouvertures» de Bach, la deuxième suite se termine sur un final très gai, étincelant et souple. Tout en gardant la tonalité originale de si mineur, cette «badinerie», au rythme animé de 2/4, exprime la joie et l'allégresse, grâce à la flûte et ses nombreux trilles. [...]" Cité d'un texte de Karl Schumann, traduction de Dieter Lohnherr, verso pochette Eurodisc S 70 301 KK.

Dans cet enregistrement Ernest ANSERMET dirige "son" Orchestre de la Suisse Romande, avec André PÉPIN à la flûte traversière.
Cet enregistrement a été fait entre le 30 septembre et le 15 novembre 1961, bien entendu dans le Victoria-Hall de Genève, aussi bien en monophonie qu'en stéréophonie, et est paru sur les disques CM9312/CS6243 en octobre 1962 et LXT6004/SXL6004 en janvier 1963 (BWV 1067 et 1068, Sinfonia de la cantate BWV 12 - avec Roger Reversy au hautbois - et Sonata de la cantate BWV 31, ces deux dernières pièces choisies pour finir de remplir les faces du disque).

La restauration que je vous propose vient d'une réédition sur Eurodisc S 70 301 KK: mon disque a un bruit de surface un peu prononcé, comme c'était souvent le cas pour les disques Eurodisc.

L'enregistrement a été réédité en novembre 2008 par Decca Australie dans son admirable collection Éloquence, un double CD 480 0027 d'excellente qualité, que je recommande très chaudement (voir par exemple http://www.buywell.com/cgi-bin/buywellic2/efly.html?mv_arg=12874).** **Un petit aperçu de la biographie du soliste, André PÉPIN
(1907 - 04.06.1985, Confignon).

André Pépin est en principe présent dans tous les enregistrements de l'OSR effectués sous la direction d'Ernest Ansermet: il a été 1ère flûte solo de l'Orchestre de la Suisse Romande pendant près de 40 ans, de 1932 à 1971 (son successeur à l'OSR fut Jean-Claude Hermenjat).
De 1935 à 1977 il est en plus professeur de flûte au Conservatoire de Genève. Pendant sa longue carrière il a a été membre ou président de divers concours, entre autres ceux de Genève et Montreux (Concours international de flûte).
André Pépin a également composé, par exemple pendant la guerre déjà une Petite rhapsodie pour flûte et piano, qui servit de lecture à vue lors de concours internationaux, en 1944 un Impromptu destiné au Concours de Genève, un Hommage à Dinu Lipatti, un Concertino pour flûte et piano, une Aria sur le 1er Prélude du Clavecin bien tempéré de Bach pour flûte et piano.

À noter qu'André PÉPIN a enregistré cette Suite No 2 de Bach en octobre 1950 déjà, pour Decca, mais avec l'Orchestre de Chambre de Stuttgart sous la direction de Karl MÜNCHINGER, bien entendu en mono (Karl Münchinger a fait un 2e enregistrement en stéréo en 1961, toutefois avec Jean-Pierre Rampal).

L'enregistrement que vous écoutez:

Johann Sebastian Bach, Orchestersuite Nr. 2 in h-moll, BWV 1067, André Pépin, flûte, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, 30.09.-15.11.1961, Victoria-Hall, Genève, VM9312/CS6243 (10/1962), LXT6004/SXL6004 (01/1963), Eurodisc S 70 301 KK (1. Ouverture 06:20 (06:20), 2. Rondeau 01:41 (08:01), 3. Sarabande 03:58 (11:59), 4. Bourrée 02:02 (14:01), 5. Polonaise 03:41 (17:42), 6. Menuet 01:16 (18:58), 7. Badinerie 01:33 (20:31))** Entre () les temps cumulés.

**Eurodisc S70301KK Ste026245 -> WAV -> léger DeClick avec ClickRepair, des réparations manuelles -> MP3 320 kbps, le tout effectué par moi-même: l'enregistrement est donc de ce fait libre de droits d'autres personnes ou sociétés, le disque étant paru il y a plus de 50 ans, et le compositeur et autres ayants droits décédés il y a plus de 70 ans.

L'enregistrement peut être aussi téléchargé sur la page suivante de mon site, en format FLAC (donc comprimé sans pertes):

http://www.renegagnaux.ch/14601/644681.html**

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René Gagnaux
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13 janvier 2013
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