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J. Strauss (fils), Op. 314, WFO, Josef KRIPS

1 septembre 1962
Concert Hall MMS
René Gagnaux

Photo illustrant ce fichier: à gauche Johann Strauss fils, à droite Josef Krips (Johann Strauss II: sa dernière photo connue datant de 1898, Newspaper "Wiener Bilder", October 25, 1925, p. 1, Josef Krips: pochette disque Everest SDBR 3088) **Johann STRAUSS (Fils), Valse «Le Beau Danube bleu», Op. 314, Orchestre du Festival de Vienne, Josef KRIPS, septembre 1962, «Wiener Konzerthaus», MMS-2271 (mono), SMS 2881 ("stéréo")

Johann Strauss (Fils) compose sa valse «Le Beau Danube bleu» - «An der schönen blauen Donau» - op. 314 en 1866, pour une soirée de carnaval du choeur d'hommes «Wiener Männergesang-Verein»: c'est sa première oeuvre chorale. Elle fut donnée en première audition le 15 février 1867 sous la direction du compositeur, avec le «Wiener Männergesang-Verein» dans la salle du «Dianabad/Leopoldstadt».

Un extrait du texte de Sylvie de Nussac - une journaliste française née en 1932 - publié au verso de la pochette du disque M 2271 de la Guilde Internationale du Disque:

"[...] A tout seigneur, tout honneur: ouvrons le bal de nos rêves avec Le Beau Danube bleu, sans doute la plus célèbre page musicale jamais écrite. C'est la Valse, l'emblème de la musique viennoise, l'indicatif de la douceur de vivre... Aussi sûr que les flots du Danube, ce Danube gris-verdâtre que seuls les amoureux, dit-on, voient bleu [...].
Son introduction, sorte de prélude bâti sur le thème de la valse principale, crée tout de suite une ambiance mystérieuse et enivrante, qui livre l'auditeur sans défense aux sortilèges qui vont suivre. C'est un bel exemple de l'enrichissement apporté par Strauss à la valse, passant entre ses mains du rang de simple "air à danser" à celui de véritable poème symphonique miniature.
[...] Le Beau Danube bleu reçut un accueil plutôt tiède lors de sa création à Vienne, en 1867. [...]. C'est à Paris que revient l'honneur de l'avoir "lancé". Venu avec son orchestre pour participer à la fameuse "Exposition Universelle" de 1867, Strauss le dirigea au cours d'une réception devant le Tout-Paris de l'époque, qui en reçut un véritable coup de foudre. Triomphe qui n'allait cesser de se répercuter [...]"

Ce n'est toutefois pas le texte de la version chorale qui est à l'origine du nom de cette valse: lors de la composition de sa musique Johann Strauss s'est inspiré de deux poêmes de Karl Isidor Beck (un poête hongrois), dans lesquels apparaît la partie de phrase qui a donné son nom à la valse «An der schönen blauen Donau» - le Danube traversant «Baja», la ville natale du poête (une localité hongroise, ayant le rang de ville dans le comitat de «Bács-Kiskun»), à l'origine donc sans relation avec Vienne. Ce n'est que bien plus tard - en 1889 - que Franz von Gernerth écrit un nouveau texte, qui met la valse explicitement en relation avec le Danube et Vienne.

Pour plus de détails sur les versions chorales voir par exemple cette page en allemand de Wikipedia.

Les versions avec choeur ne sont toutefois que très peu jouées, c'est la version purement orchestrale qui s'est imposée.

Pour la partition voir par exemple cette page de l'IMSLP.

Dans l'interprétation que je vous en propose, Josef KRIPS dirige un orchestre nommé «Orchestre du Festival de Vienne», «Wiener Festspielorchester». On retrouve cet orchestre assez souvent sur les disques de Concert Hall & Sociétés affiliées de cette époque: il n'a à ma connaissance jamais pu être identifié avec certitude, il est même fort probable que ce ne soit pas toujours la même formation.
Pour cet enregistrement, il s'agit très probablement d'une formation constituée essentiellement de musiciens de l'Orchestre Symphonique de Vienne qui - dans ces années 1950-1960 - apparaissait souvent sous un nom de circonstance, pour des raisons de contrat.** **L'enregistrement paraît pour la première fois sur le disque MMS 2271, consacré à des oeuvres de Johann Strauss (Fils): la valse «Le beau Danube bleu», Op. 314, la polka «I-Tüpferl» (ou «I-Tipferl») du «Prinz Methusalem», Op. 377, l'Ouverture de «La chauve-souris», Op. 56 (1ère face), la «Valse de l'Empereur», Op. 437, une Marche (Einzugsmarsch) du «Baron Tzigane» et l'Ouverture de «Waldmeister» (2e face).

D'après la discographie Concert Hall de John Hunt les enregistrements ont été faits en septembre 1962 dans le «Wiener Konzerthaus» (qui est la salle principale de concert de l'Orchestre Symphonique de Vienne).

Pour cette restauration j'ai pu disposer de deux disques de l'édition française - Guilde Internationale du Disque M 2271 - l'un venant de la collection de Daniel ACHACHE, l'autre de celle de Stefan KRAMER: je les remercie tous deux pour leur générosité!

À noter que ce disque est également paru comme "SMS", donc en version stéréophonique, ou du moins qualifiée de stéréophonique: je n'ai pas ce SMS 2271, je peux toutefois vous proposer une réédition sur le SMS 2881 (faisant partie d'une série consacrée aux oeuvres de la famille Strauss). Ce disque vient également de la collection de Daniel ACHACHE, que je remercie pour sa générosité!

Le caractère stéréophonique n'est certes pas prononcé, mais la qualité sonore est meilleure: comme nous vous offrons les deux enregistrements, à chacun de juger par lui-même!
L'enregistrement mono a par endroits un peu plus de pleurage, les deux enregistrements ont quelques menus défauts que je ne peux pas corriger. L'enregistrement "stéréo" a une durée un peu plus courte: comme Daniel Achache a numérisé les deux disques l'un après l'autre avec la même platine, la différence - une petite dizaine de secondes - ne peut venir que de la gravure et/ou du pressage du disque. De telles différences d'un disque à l'autre ne sont toutefois pas inhabituelles dans les disques Concert Hall&MMS, la différence de vitesse en résultant est cependant trop faible pour être vraiment audible en différence de tonalité.

Ce que vous écoutez...

Johann Strauss (Sohn), Walzer «An der schönen blauen Donau», Op. 314, Wiener Festspielorchester, Josef Krips, September 1962, «Wiener Konzerthaus», MMS 2271 (Andantino - Tempo di Valse - Walzer I - Walzer II - Walzer III - Walzer IV - Walzer V - Coda 09:18)

Johann Strauss (Sohn), Walzer «An der schönen blauen Donau», Op. 314, Wiener Festspielorchester, Josef Krips, September 1962, «Wiener Konzerthaus», SMS 2881, "stéréo" (Andantino - Tempo di Valse - Walzer I - Walzer II - Walzer III - Walzer IV - Walzer V - Coda 09:08)

M-2271 resp. SMS 2881 -> WAV -> léger DeClick avec ClickRepair, quelques réparations manuelles -> MP3 320 kbps****, le tout effectué par moi-même: l'enregistrement est donc de ce fait libre de droits d'autres personnes ou sociétés, le disque étant paru pour la première fois il y a plus de 50 ans (droit voisin), et le compositeur et autres ayants droits décédés il y a plus de 70 ans (droit d'auteur).**

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René Gagnaux
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22 septembre 2014
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