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La Tour Jürgensen

La Tour Jürgensen

5 janvier 2020
Claire Bärtschi-Flohr

« Orientée selon les quatre points cardinaux, la tour Jürgensen est un édifice de plan carré, de 4 m. de côté. Elle culmine à près de 14 m. de hauteur, avec une plateforme belvédère accessible par un escalier en colimaçon de 66 marches. L’édifice compte quatre niveaux marqués en façade par des cordons et des bas-reliefs. Des ouvertures aux encadrements différenciés amènent le jour nécessaire à l’intérieur de la tour. Le sommet est couronné de mâchicoulis et de créneaux. La variété des matériaux mis en œuvre – brique, tuf, calcaire blanc, crépis et verres colorés - confèrent aux façades les effets de couleur et de texture que les architectes du XIXe siècle prêtaient volontiers à l’architecture médiévale.*Cette construction est remarquable par sa hauteur, sa polychromie et la richesse de ses motifs décoratifs, mais elle sort de l’ordinaire par la cavité aménagée dans sa façade ouest. Fermée par une stèle, cette niche renfermait en effet une urne en marbre. »

Pour plus d’informations, consultez wikipedia et les sites touristiques.

Article de Blaise Nussbaum paru dans le journal « l’Impartial » du 6 janvier 1997 :

« Cinq générations de Jürgensen nous intéressent dans l’histoire de la tour qui porte leur nom.

Jürgen Jürgensen (1745-1811).

Fils de paysan, il apprend le métier d’horloger à Copenhague et viendra se perfectionner, lors de son « tour d’Europe », chez Jacques Frédéric Houriet, célèbre horloger, père de la chronométrie suisse, au Locle. A son retour dans son pays, il devient d’ailleurs l’agent de la maison Houriet pour la Scandinavie. Il épouse Anna-Leth Bruun. Cette dernière recevra à plusieurs reprises le jeune Hans Christian Andersen, chez elle à Copenhague.

Urban Jürgensen (1777-1830).

Il suit les traces de son père et vient aussi chez les Houriet. Il s’éprend de la fille de Jacques-Frédéric, Sophie-Henriette qu’il épouse en 1801. Le couple s’installe à Copenhague mais reviendra au Locle pour raisons de santé, avant de retourner au Danemark en 1809.

Jules Frédéric Jürgensen, ou Jules I (1808-1877).

Il épouse en 1836 Anastasie Lavalette, d’origine genevoise. De santé fragile, elle recouvra sa santé dans le Jura neuchâtelois, mais le couple séjourna fréquemment à Genève.

Jules Frédéric Urban Jürgensen, ou Jules II (1837-1894).

Il épouse en 1861, la fille d’une grande famille horlogère, Cécile Dubois qui n’a que 17 ans. Il fut un grand mécène pour la ville du Locle, en particulier pour les écoles.

Il commença à traduire les contes d’Andersen, sous le titre de « Fantaisies danoises ».

Jules-Philippe-Frédéric Jürgensen, ou Jules III (1864-1897).

Il prend le pseudonyme de Robert Dyal, sous lequel il écrit un unique recueil de poèmes intitulé « Rayons brisés », titre préféré aux « Giboulées », sur le conseil de l’homme de lettres éminent de l’époque, Philippe Godet, mais il souffre du mal du siècle, que l’on appelait alors le « spleen », et met fin à ses jours en 1897, trois ans après la mort de son père. Il est enterré aux Brenets. Avec lui, s’éteint la dynastie des Jürgensen. »

« Les archives familiales ayant disparu, les rares documents conservés dans les archives publiques permettent d'attribuer la construction de la tour du Châtelard à Jules Jürgensen, mais les historiens n'ont pas déterminé s'il s'agissait de Jules I ou de son fils Jules II. De nombreuses légendes se sont par contre développées autour de l'histoire du monument. Au début du XXe siècle, un poème de Paul Bulliard (1911-1943) popularise la version selon laquelle Jules I, en veuf inconsolable, a fait construire l’édifice en souvenir de sa femme, Anastasie Lavalette. D’autres versions prétendent que Jules II admirait sa dulcinée depuis le sommet de la tour. Abondamment nourrie par les tragédies familiales, la tradition orale voudrait également que l’édifice serve de mausolée, que le cœur d’un membre de la famille Jürgensen repose dans l’urne et même que les cendres des archives familiales y soient enfermées. » source wikipedia

Lors de la rénovation de la tour dans les années 1990, il fut décidé de ne pas ouvrir l’urne et lui laisser ainsi tout son mystère.

notrehistoire.imgix.net/photos...

Le village des Brenets. Sur la droite, au sommet, émergeant des arbres, le haut de la tour.

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