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Les Baud de Céligny, famille d'artistes

2021
Catherine Robert-Nicoud
Catherine Robert-Nicoud

La famille Baud de Céligny remonte aux environs de 1410. On se retrouve en février 1828 avec Jean-Marc Baud émailleur. En octobre 1866, arrive la naissance de Georges-Maurice Baud, le fils de Jean-Marc, graveur et écrivain essayiste pour les Cahiers Vaudois sur ses rencontres et particulièrement celles avec Verlaine.

De son union avec Marie Aimée Stéphanie Nodot naîtront Madeleine, institutrice, professeure de piano, Paul-Maurice, sculpteur et Thérèse, professeure de latin et grec, poétesse.

Pierre Barthélémy né en mars 1900, sculpteur, deux enfants Antoine comédien, cascadeur joueur d’échecs et Madeleine émailleuse peintre sur émail.

Jean : musicien (organiste, violoniste, altiste et compositeur élève de Vincent d’Indy, et organiste à Saint-Denis-du-Saint-Sacrement à Paris)

François (dit Franz) : sculpteur né comme Jean du premier mariage de Maurice avec Marthe Aubaille.

Une division donne les Baud-Bovy dont Samuel : compositeur, chef d’orchestre et directeur du Conservatoire de musique Genève.

Pierre, mon grand-père, recherchait l’expression, l’âme de la personne et, avec précision, réalisait des portraits, bustes statues en pied très ressemblants, presque vivants.

Son art et sa sensibilité l’ont conduit à la réalisation d’un travail de restauration sur les statues extérieures de l’église St-Joseph place des Eaux-Vives à Genève, avec d’autres sculpteurs.

Il a participé à un concours de sculpture « Le Prix Harvey » qu’il a remporté en 1946 avec un portrait de sa fille mais aussi à la réalisation de statues de plâtre pour « Jeux sans frontières » pour la Télévision suisse qui se déroulait à Avenches (il n’a pas trop aimé car il fallait aller vite, ébaucher des formes car tout était cassé par la suite).

Beaucoup de travail : un portrait d’une professeure de chant (Mme Guglielmetti) contre des leçons pour son épouse ou une statue en pied (Jean Bard) pour les leçons de théâtre de son fils, ou un portrait de la fille du professeur Geisendorf pour ma naissance, une autre époque qui avait de l’âme.

Il y a eu des rencontres multiples et enrichissantes avec artistes, écrivains de cette époque 1945 – 1970. Cingria, Piachaud, Ernest Ansermet, Mischa et Ignace Epper qui a son musée à Ascona (Tessin) et tant d’autres, des vernissages, quelques articles dans les journaux… Des voyages dont un en Egypte qui l’a particulièrement marqué.

Il a une passion pour la Toscane et les sculpteurs italiens de la Renaissance, Vinci, Donatello, Raphaël. Homme passionné, colérique, humain, un cœur, beau. Nombreux élèves ont suivi ses cours, ses leçons de sculpture, dessin et « philosophie de la vie ».

Comme tous, il a débuté pauvre, déménagé "à la cloche de bois"... Il a eu une vie compliquée avec femme et enfants mais une épouse aimante Jacqueline qui travaillait beaucoup (cela ne se faisait pas dans les années 30-40). Secrétariat le jour, chant avec des chœurs pour orchestres et opéra le soir, pour entretenir famille, atelier et outils, matière puis il y eut la guerre.

Il vivait en France (1923-1939) et fit retour en Suisse, à Genève sa ville natale (Chêne-Bougerie). Divorce en 1947, puis vie miséreuse dans son atelier et au petit bistrot du coin où l’on pouvait lui téléphoner chaque fin d’après-midi où la propriétaire lui offrait soupe, fromage et verre de vin.

Puis à l’occasion d’un remariage avec l’une de ses élèves l’horizon s’éclaircit. Il finit ses jours à Genève en 1977 rongé de l’intérieur par toutes les poussières de plâtre, de terre cuite, de marbre, de pierre et de bois, matériaux qu’il a travaillés et aimés mais qui lui ont pourri ses poumons. Faute de place il a cassé beaucoup de ses œuvres mais il en reste encore beaucoup. Comment ne pas aimer le beau quand on a grandi dans une famille d’artistes ?

Petit raccourci de la vie de mon grand-père pour qui je voue une grande admiration. Je vis au milieu de quelques statues et de plantes dans un appartement ancien à Vichy, dans l’Allier.

J’aimerais bien en acquérir d’autres. Si vous avez envie de connaitre un peu mieux Pierre Baud ou me parler de lui, voici mon adresse mail.

Catherine Robert-Nicoud

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13 avril 2021
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