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Les années sierroises de la duchesse de Vendôme

Les années sierroises de la duchesse de Vendôme

28 mars 1948
Charly Arbellay
Charly Arbellay

La princesse Henriette de Belgique, née Henriette Marie Charlotte Antoinette de Belgique (1870-1948) a séjourné à Sierre en 1947 et en 1948. Les Sierrois s’interrogeaient : qui est cette Belge devenue Française et qui vit parmi nous ? A son mariage avec le prince Emmanuel d’Orléans, Henriette prend le titre de Duchesse de Vendôme. Devenue veuve en 1931, elle achète et vit au château de Tourronde à Lugrin, près d’Evian.

A Sierre, station "climatérique"

En 1947, souffrant gravement des voies respiratoires, elle consulte un médecin de Lausanne qui lui conseille de s’installer à Sierre en Valais, «cette ville jouissant d’un climat tonique et stimulant ». La duchesse de Vendôme descend à l’Hôtel Bellevue au printemps 1947. Mais, souhaitant plus de calme, (les trains de la ligne du Simplon passaient sous ses fenêtres), elle déménage sur les hauteurs de la ville, à la Pension Villa Flora située près du château Mercier. Dans ces lieux de silence et de ressourcement, elle occupe ses journées à peindre des aquarelles de fleurs.

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  • La villa Flora

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  • Une aquarelle réalisée par Henriette. En fond, le Haut de Cry

... où elle décédera

Elle y reviendra au printemps de l’année suivante. Cependant, sa santé se détériorant de plus en plus, le médecin sierrois Otto Gentinetta (1893-1980), décide alors de l’hospitaliser à Sierre pour être près d’elle. Malgré tous les soins apportés et, au plus grand désarroi du docteur Gentinetta, elle décédera à l’hôpital de Sierre le 28 mars 1948, jour de Pâques. L’aumônier Gabriel Obrist (1876-1963), originaire de Bramois, lui a administré les derniers sacrements et l’a accompagnée dans son agonie.

Sa dépouille a été rapatriée à Dreux en France par le service des pompes funèbres Joseph Amos frères de Sierre.

Un musée à son nom

En souvenir de cette grande dame, le château de Villa a donné son nom à une salle de conférences. Autrefois un petit musée - initié par Elie Zwissig, alors président de la ville - accueillait dans la tour principale diverses aquarelles et objets personnels légués à la Ville de Sierre.

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Bibliographie

  • Nouvelliste Valaisan du 27 octobre 1953
  • Feuille d’avis du Valais du 28 octobre 1953
  • Annales valaisannes 1953 – Jeanne Cretton.
  • Le Nouvelliste du 24 juillet 2015, page 2.
  • Famille de l’abbé Gabriel Obrist, Bramois.
  • Jacques Amos, petit-fils de Joseph Amos à Venthône
  • Château de Luigrin-Tourronde, France.

Les photos :

collection privée – Charly-g. Arbellay et Ypresse.

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  • Charly-G. Arbellay

    La peinture qu'illustre ce dossier provient de la couverture du livre de Dominique Paoli intitulé: HENRIETTE, Duchesse Vendôme, publié aux éditions Racines, dans la collection "Les racines de l'Histoire", 2000; 269 p.

    • Renata Roveretto

      Cher monsieur Charly-G.Arbellay, oui jusque là bien merci, mais j'en ai pour ma part pas trouvé plus de précisions au sujet de cette peinture, un peu dommage...

    • Pierre-Marie Epiney

      Voici la réponse donnée par Charly-G. Arbellay :

      A propos de la peinture de la duchesse de Vendôme. Selon un correspondant du journal belge l’Avenir, la représentation de la duchesse Vendôme en page de couverture d’un livre qui lui est consacré, provient d’un illustrateur d’édition qui s’est basé sur une carte postale noir-blanc très répandue en Belgique à l’époque, avec cependant quelques fantaisies imaginatives.

      Ainsi l’Illustration couleur nous montre la duchesse de Vendôme avec des épaules dénudées sous lesquelles on découvre des petits rubans noués et froufroutants. Quant aux nombres perles de son collier, elles sont plus nombreuses qu’en réalité. Voilà peut-être une réponse à nos interrogations.

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