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Mon mariage

1948
Sierre
Rose Bünter-Salamin
Ivana Bayard

Entre 2007 et 2010, Rose Bünter-Salamin (1927-2012) a tenu un blog sur romandie.com. En février 2012, l'année de son décès, les blogs gratuits ont été effacés. Celui de Rose aurait aussi disparu mais c'était sans compter sur sa petite-fille Ivana Bayard qui a eu l'excellente idée de les retrouver et de les mettre en forme pour leur donner une seconde vie. Une troisième vie est possible à travers ce site élargissant le public touché.

Le 4 mai 2009, elle évoque ses souvenirs de son mariage :

Je me reporte donc à l’année 1948, année de notre mariage que je partage toujours avec mon cher mari. Le temps passe si vite : il me semble que c’était hier….. 62 années se sont déjà envolées…. A l’époque, il était souhaitable de se marier à 21 – 22 ans car disait-on « les longues fréquentations peuvent être dangereuses, surtout pour les filles…..».

Les démarches préparatoires

Décision prise, il fallait s’annoncer et s’inscrire à la commune (mairie) avant la date. Les futurs mariés sont donc affichés durant 3 semaines au domicile du moment ainsi qu’à la commune d’origine. Le mariage religieux ne peut s’effectuer qu’après avoir passé devant l’officier d’état civil.

A l’église également trois dimanches de suite, du haut de la chaire, pendant le culte, le prêtre annonce la nouvelle, en précisant « nom, prénom, domicile fille de…. fils de… etc… », cela afin d’assurer le libre choix et consentement mutuel des demandeurs.

Le jour du mariage

Une partie de la population suivait avec plaisir les annonces afin de voir défiler le cortège nuptial…. La belle mariée arrive en taxi, parfois en calèche tirée par des chevaux dans de beaux atours… Conduite au bras de son père, la belle princesse rentre à l’église. Pour moi, n’ayant plus mon père, décédé, je demande à mon oncle parrain de bien vouloir remplacer mon papa pour me conduire jusqu’à l’autel. Etonnement : il ne se souvenait plus être mon parrain. Il accepte avec cœur et, à la sortie de la cérémonie, discrètement il glisse dans ma main un billet de cinquante francs et, par la suite, il me fait parvenir un service à café….

J’étais belle dans la robe de mariée prêtée par ma cousine Agnès et fière du magnifique bouquet de glaïeuls que je maintenais dans mes mains gantées de filet blanc… Mon fiancé avait de l’allure dans son complet neuf, son chapeau à la main, chapeau prêté par le vendeur, pour la journée. Je garde de la cérémonie déroulée à la chapelle de « Notre Dame des Marais » un beau souvenir. Mon cousin père Noël officiait : c’était son premier mariage, il en était fier. Comme cheftaine de la troupe de Sierre, nous avons eu le privilège d’avoir une haie d’honneur à la sortie de l’église… avec fanions et salut scout de mes éclaireuses.

Ensuite direction café de Zervettaz pour le repas de fête. Maman avec son grand cœur tenait à ce que la fête soit belle malgré nos finances justes, justes… L’établissement était plein, oncles, tantes cousins, cousines, amis. Chansons, éclats de rire….. Le menu : côtelettes de porc, petit-pois et carottes, tarte aux pommes.

En ce jour si important je ne pouvais oublier mon cher papa, j’ai donc déposé mon bouquet de glaïeuls, sur sa tombe.

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Pierre-Marie Epiney
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23 février 2021
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