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Costume des guides

Costume des guides

© Collection Michel Savioz
Michel Savioz

À l'occasion de la Fête des Guides à Evolène en 1966, mon père Joseph porte le traditionnel costume des guides de montagne.

30 ans plus tard, mon père répond à une interview dans le Nouvelliste.

Joseph Savioz, l'apprivoiseur de cimes

Aux côtés du doyen des guides valaisans, Ulrich lnderbinen, âgé de 96 ans, Joseph Savioz de Vissoie peut être considéré comme un jeune guide. Pourtant, à 68 ans, il jette un regard nostalgique vers le passé et regrette le temps où il pouvait gravir, gravir, gravir ...

- Comment êtes-vous devenu guide professionnel ?

Je faisais de la montagne pour le plaisir, puis un jour, un ami lui-même guide m'a encouragé à faire comme lui. J'ai donc suivi le cours de guide. Alors que les conditions économiques étaient difficiles, être guide était une chance. Durant l'hiver, je m'occupais de l'École suisse de ski de St-Luc et entre saison, je pratiquais la sculpture sur bois. (ndlr. Qu'il pratique toujours d'ailleurs.)

-Alors que les bureaux des guides n'existaient pas, comment trouviez-vous du travail ?

Chaque guide devait trouver son gagne-pain. Les clients, souvent des Suisses, des Français ou des Belges venaient directement à la porte. Le plus souvent grâce au bouche à oreille. J'ai d'ailleurs gardé contact, avec des clients durant de nombreuses années.

-Après plus de 35 ans d'activité de guide de montagne, quel est votre sentiment ?

Beaucoup lie nostalgie. Lorsque je regarde vers les sommets, je regrette beaucoup ma condition physique d'antan. Mon état de santé limite beaucoup mon activité.

- Avez-vous une anecdote qui vous vient à l'esprit ?

Un jour, alors que nous étions gardiens de la cabane du Grand-Mountet, deux Anglais sont arrivés en pleine nuit tout ensanglantés à la cabane. Ma femme demande à l'un des deux compères s'il désire du thé. Il lui répond « Donnez-en plutôt à mon camarade : lui il a marché, moi j'ai roulé ». Le lendemain, nous avons constaté qu'il avait fait plus de 600 mètres de chute.

- Que conseillerez-vous à un jeune qui désire devenir guide ?

Qu'il effectue d'abord une autre formation qui lui permette de vivre. Avec la crise, il n'est pas facile de trouver du travail à mi-temps mais le métier de guide permet aussi d'effectuer hors-saison d'autres activités liées à la montagne comme professeur de ski par exemple.

Propos recueillis par Pascal Martin, 1996

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