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Léon Monnier : promoteur et créateur

Tiré de la galerie Vissoie, hier et aujourd'hui
Catégorie: Personnalités: Education

Parmi tant de gens qu'on croise, il en est parfois de remarquables.

Léon Monnier n'est pas seulement un particulier, c'est aussi un citoyen dans toute la force du terme. Son horizon n'est pas strictement limité à ses affaires personnelles, il s'est intéressé à la vie de la cité, à sa vallée natale et à son canton.

En 1937, il a fondé la Fédération valaisanne des costumes. Ce fut une belle idée fructueuse. A notre époque, où tout le monde ressemble à tout le monde, il a voulu sauvegarder le patois, les costumes et le patrimoine artistique du Vieux Pays.

En 1942, Monnier fondait la Fédération des Vieilles Cibles. Nouvelle tentative pour maintenir des traditions respectées et propres au Valais.

En 1948, Monnier était un des principaux artisan des Fêtes du Rhône à Sierre.

En 1952, il se donnait corps et âme à la manifestation des Fêtes du vin.

En 1968, il eut l'idée heureuse de la Fédération cantonale des bourgeoisies, ce qui a donné de la force à cette association qui semble encore seule vivante en Suisse.

En outre, Léon Monnier a été, pendant une période difficile, président des Caves coopératives de Sierre et environs. Dans les années cinquante, il fallait encore lutter contre les marchands de vin et quelques producteurs. J'ai entendu Monnier tenir tête à de rudes vignerons. Il expliquait qu'il n'était pas possible de payer une vendange de qualité inférieure au même prix que le premier choix Il disait que la probité dans le commerce était nécessaire. Il affirmait que le Valais pouvait lutter contre la concurrence étrangère avec l'excellence de ses produits. Je me disais que rien n'était perdu dans un pays où des citoyens de cette trempe osaient affronter l'impopularité, simplement parce qu'ils estimaient qu'une idée juste doit être défendue envers et contre tout ! Pendant quarante ans, Léon Monnier a été un instituteur ayant la passion de son métier. Il a préconisé des méthodes nouvelles. Il a longuement médité sur le système Montessori, les expériences de Decroly, l'école pratique. Ces idées sont maintenant dépassées, mais elles furent nécessaires, à un moment donné, pour l'évolution de l'enseignement. Le métier de maître d'école ne fut pas pour Monnier un simple gagne-pain. Ce fut une vocation, le but de sa vie, sa raison d'être. Pour le progrès de l'instruction en Valais, il a largement payé de sa personne. Monnier a le courage de ses opinions.

De plus, il vient de publier un livre : Les hauts pâturages de l'été, dans la collection "Mémoires vivantes". Ce qui prouve qu'il reste fidèle à son pays natal jusqu'au bout. Eh bien ! Léon Monnier a bien rempli sa vie. Une famille nombreuse (neuf enfants), des initiatives extrêmement intéressantes et utiles pour le développement du canton ont jalonné cette vie consacrée à la collectivité. Puisque vous avez vu passer quatre-vingts printemps, nous vous souhaitons un bel automne, Monsieur Léon Monnier ! La récompense d'une telle existence se lit sur votre visage. Il est empreint de sérénité. Jean Daetwyler Nouvelliste et Feuille d'Avis du Valais, 14 septembre 1982

Une sous-galerie animée par Pierre-Marie Epiney Pierre-Marie Epiney
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