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Des images d'un passé lausannois format XL

25 septembre 2020

Le Musée historique de la ville de Lausanne a repris ses activités en public avec une exposition de photos qui voit grand, jusqu'au 29 novembre. L'expo s'intitule Lausanne XL-2. Reprenant une formule déjà appliquée en 2014, le musée met en scène une sélection de vingt-huit photographies de ses collections, reproduites en très grand format.

Dans cette exposition, l'humain ressort plus grand, dans son activité du quotidien, dans le jeu, la revendication, le travail, le mouvement, l'apprentissage (voir photo de ce cours de médecine donné par César Roux en illustration de cet article, une photo de Francis de Jongh datant de 1925), la convivialité. Le procédé de l’agrandissement rétablit un équilibre d’échelle entre image et spectateur et permet d’approcher dans toute leur intensité et leur immédiateté.

Ces photographies sont toutes issues des collections du musée. Face au succès remporté par la première exposition, l’envie est en effet née de décliner cette formule une nouvelle fois et d’initier par là un rendez-vous plus régulier avec les vastes collections photographiques du MHL.

Du bâti à l'humain

Alors que l’exposition de 2014 était essentiellement axée sur la structure, le bâti et l’environnement urbain, c’est l’humain qui est cette fois mis en avant. Une humanité perceptible dans son individualité et s’offrant dans un rapport de proximité relative au regard du spectateur.

Un choix de vingt-huit photos s’articule autour de huit thèmes illustrant quelques-unes des principales activités et occupations humaines : en route, à boire et à manger, au travail, le corps en mouvement, l'apprentissage, la contestation, prendre la pose et le jeu.

La sélection retenue ne se veut pas expressément un échantillon représentatif de la variété des collections, que l’on parle des sujets, des auteurs, des époques ou encore des supports – même si de facto elle révèle un peu de cette diversité. Le parti pris de l’agrandissement impose des exigences avant tout techniques, formelles et esthétiques. Priment ainsi la qualité matérielle de l’image photographique – définition, lisibilité, état de conservation – de même que sa valeur intrinsèque – expressivité, force, équilibre de la composition, potentiel narratif, teneur esthétique – autant de conditions qui fondent sa capacité à soutenir l’épreuve de l’amplification et l’observation attentive qu’appelle cette dernière.

Dénaturation par agrandissement ?

S’agissant de reproductions de photographies argentiques (excepté deux clichés numériques), se pose la question du rapport à l’original.

Agrandir dans des proportions extrêmes comme c’est le cas ici peut s’apparenter à une forme de « dénaturation », si l’on considère les modalités de tirage en vigueur au 19e siècle et dans la première moitié du 20e siècle, ainsi que les intentions qui devaient être celles des auteurs.

Sans parler de l’uniformisation entraînée par l’impression de tous les clichés sur un matériau identique.

Cependant le souci de ne pas écraser l’original sous le dispositif de présentation choisi nous a conduit à préserver la diversité et les spécificités des phototypes – tonalité, grain –, comme les traces de leur histoire – défauts, dégradations, lacunes. Des retouches ont néanmoins été consenties avec modération pour rétablir les déséquilibres qui pouvaient parasiter l’appréhension de l’image par le spectateur : une harmonie chromatique altérée par un jaunissement excessif, une tache trop envahissante, un contraste insuffisant… Prise entre interventionnisme et fidélité, la démarche adoptée cultive (et assume) le caractère paradoxal sans doute inhérent au projet.

Immersion dans l'image

Privilégiant la légèreté et la sobriété, la scénographie est réduite au strict minimum. De grandes toiles imprimées structurent l’espace lorsqu’elles ne suivent pas les cimaises, autorisant une circulation fluide du public et son immersion dans les images.

Pour accentuer cette immersion, le regard n’est pas sollicité par le texte: les légendes sont regroupées dans un livret offert au moment de la visite, accompagnées de notices commentant les images. Seule l’introduction générale est présentée in situ au début de l’exposition.

De 1,8 m à 2,8 m de large, les vingt-huit photographies varient proportionnellement en hauteur selon leur format, la plus grande mesurant 2,5 m de large sur près de 3.4 m de haut.

Renseignements sur ce lien.

Crédit photo: Francis de Jongh, Cours du professeur César Roux, Hôpital cantonal. Photo de 1925.

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