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Bruno Manser au Musée d'ethnographie de Genève

Bruno Manser au Musée d'ethnographie de Genève

27 janvier 1995
Markus Schweizer
Markus Schweizer

Bruno Manser le Laki Penan, ethnologue/anthropologue et écologiste, ici le 27 janvier 1995 au musée d'ethnographie de Genève, après sa présentation d'un film (Blowpipes and bulldozer)

Il présente une exposition qu'il y tient du 26 janvier 1995 au 26 février 1995.

Né le 25 août 1954 à Bâle, il part dans la forêt pluviale à l'âge de 30 ans.

Bruno Manser s'éprend pour le peuple des chasseurs-cueilleurs Penan au Sarawak qui vivent sur leurs terres "dans" la partie Malaise de l'île de Bornéo. Les Penans sont un des derniers peuple au monde vivant en nomades dans la forêt pluviale.

De 1984 à 1990, Bruno y vit avec eux et s'intègre complètement à leur communauté.

La déforestation à outrance et sans aucun respect par "les barons du bois" perturbe gravement les indigènes, les animaux et tout l'écosystème régional, ce qui finalement a une incidence au niveau mondial.

Pour dénoncer ce drame en Suisse et à l'étranger, il y faisait des actions de protestation, dont certaines spectaculaires, comme celle de sa grève de la faim de 60 jours devant le Palais Fédéral en 1993, tenait des conférences pour nous sensibiliser au bois que nous importions chez nous et ce de manière trop souvent inutile et œuvrait pour une obligation de déclaration de l'origine des bois importés.

L'argent ici issu du commerce du bois est à l'origine de comportements "mafieux" couverts par des autorités corrompues, dont l'arrivée d'argent frais justifiait à lui seul toutes les exactions commises.

Il devient persona non gratta en Malaisie et pour finir "sa tête" est mise à prix.

Il y disparait, et ce de manière non encore élucidée, après le 25 mai 2000 lors d'un ultime voyage pour retourner auprès du peuple Penan.

Il fut déclaré officiellement mort le 10 mars 2005 par les autorités Suisse à Bâle.

Au Sarawak il reste moins de 10% des forêts primaires originelles

Aujourd'hui le combat pour le Peuple Penan mené depuis plus de trente années est presque complètement perdu, et ce même si certains droits importants sont enfin en passe de leur être reconnus.

La déforestation a donné maintenant le prétexte et la place aux cultures de palmes.

Malgré que les carburants à base d'huile de palme sont finalement, tout pris en considération, trois fois plus nocifs pour le climat que les diesels issus du pétrole, la moitié des importations en 2015 issues de la palme en Europe l'est sous forme de fuel diesel soit 3,35 millions de tonnes d'huile de palme. L'autre moitié l'est principalement sous forme d'huile pour l'industrie alimentaire et oléochimique. (Source: Fédération européenne pour le transport et l'environnement).

Ces monoculture du palmier à huile (plante non-indigène en Malaisie et Indonésie) n'aident en rien au drame écologique et humain qui se joue tous les jours encore là-bas.

  • Nous voulons défendre nos terres, mais nous sommes comme des bêtes sans crocs. Personne ne nous écoute. Lakei Petuyek, Long Napir
  • Nous les Penan de la forêt nous devons désormais marcher sous le soleil tapant, enfoncés comme des sangliers dans la boue des bulldozers et vivre de rien. Nous pensons à nos enfants qui ne savent rien et qui ont besoin d'aide. Do Selai, Ba Magóh

M.S.

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