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Repérage
La police jurassienne a 40 ans

La police jurassienne a 40 ans

janvier, 1979
Bernard Dula
Bernard Dula

La police jurassienne naît en 1979. Suite au plébiscite du 23 juin 1974, l’assemblée constituante est chargée, dès 1976, d’élaborer la constitution jurassienne ainsi que les textes législatifs indispensables à la vie du nouvel Etat. Le 20 mars 1977, le peuple jurassien approuve massivement la constitution du nouveau canton.

Avec la naissance de la charte régissant les textes fondamentaux destinés à déterminer la forme du gouvernement d’un pays, l’Assemblée constituante s’applique à élaborer une loi sur la police cantonale moderne. La commission qui se met à la tâche compte avec la collaboration d’un expert compétent en la personne du Commandant de la police neuchâteloise, M. Pierre Guy.

Ses fonctionnaires sont recrutés par le biais du Journal officiel du 20 octobre 1978. L’ensemble des postes décidés par la Constituante est mis au concours sur 40 pages.

Mise en place des infrastructures

Le 1er janvier 1979, le Jura entre en souveraineté, cessant ainsi tout lien politique et administratif avec les autorités bernoises. L’effectif est de 46 policiers sur les 79 prévus dans l’organigramme. L’équipement estprécaire. En effet, le matériel est vétuste et les moyens de transmission pratiquement inexistants.

Dès l’entrée en souveraineté, le commandement de la police cantonale, une partie de la police de sûreté et les services généraux prennent leurs quartiers à la rue du 24 Septembre 2 (Morépont) à Delémont, au cinquième étage du bâtiment abritant le siège du Gouvernement. La gendarmerie et les enquêteurs de la police de sûreté occupent le poste de police de la route de Bâle 23. Peu de temps après, d’autres locaux au 6e étage du bâtiment principal de l’administration sont attribués à la police.

De nombreux postes de police sont implantés dans les trois districts soit, Le Noirmont, Les Breuleux, Boncourt, Alle, Chevenez, St-Ursanne, Cornol, Bassecourt, Courrendlin et Vicques. Les corps de garde de Saignelégier, Porrentruy et Delémont renforcent ces postes de campagne. Les prisons de Delémont et Porrentruy sont entièrement gérées par le personnel de la police cantonale.

Berne ou Jura

Le 31 décembre 1978, à minuit, les gendarmes ayant opté pour le canton de Berne cessent toute activité sur territoire jurassien et leurs collègues ayant choisi d’exercer dans le nouvel Etat se retrouvent seuls, sans commandant et sans hiérarchie. Les agents changent eux-mêmes les enseignes des différents postes de police.

A la création de l’héritage du canton de Berne se résume à deux voitures BMW de plus de 100’000 km (avec des radios à lampes qui vidaient les batteries après 15 minutes d’arrêt), un minibus de 9 ans d’âge pour le groupe des accidents, 18 radios analogiques portatives, techniquement désuètes, qui permettent uniquement de communiquer en mode simplex (type talkie-walkie).

Deux BMW qui appartenaient au canton de Berne, redécorées aux couleurs de la police cantonale jurassienne.

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14 novembre 2019
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