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Un article de l'Inédit fait réagir sur Facebook

Cela part d'une simple erreur de date dans un post facebook. Où il est question d'une arrivée de spahis dans le canton de Genève en janvier 1940. Il fallait lire 1941 et notre membre Claude Bonard s'est empressé de nous corriger. Il a très bien fait car il a aussi ajouté quelque chose de particulièrement précieux à sa correspondance.

L'article de Martine Salomon dans l'Inédit est donc au centre de la thématique du jour. Martine raconte avec force détails la progression de ces spahis au service de l'armée française, de leur départ des Franches-Montagnes oû ils ont été amenés en premier lieu, avant de se déplacer vers le Seeland, à l'est de Neuchâtel et enfin en janvier 1941 dans plusieurs villages du canton de Genève.

De Satigny oû ils arrivent, ils parcourent les chemins à pied en passant par Bernex, Confignon, Troinex et Veyrier. Le père de notre abonné Facebook et membre de notreHistoire Claude Bonard a vécu cette arrivée des spahis d'Afrique du Nord.

Claude raconte sur Facebook ceci: "Il s'agit du 20 janvier 1941 et pas 1940 comme indiqué sur le site (note du webéditeur: sur le post facebook). Ces Spahis ont été internés en Suisse le 19 juin 1940 dans les Franches-Montagnes et sont entrés en Suisse avec le 45e CA du général Daille et la 2e division de chasseurs polonaise du général Prugar-Ketling. Cet article cite le témoignage de mon père, le lieutenant Robert Bonard, alors responsable du Poste récepteur du Service de renseignements de l'armée, Bureau France. Voici son témoignage complet qui se réfère au débarquement des Spahis à la gare de Satigny le 20 janvier 1941 : “Par un matin de janvier 1941 sombre et gris, je me trouvais sur le quai de débarquement d'une gare du Mandement genevois. Il avait neigé les jours précédents et l'on pataugeait dans les flaques de neige fondante. Sur ce quai de gare et aux alentours du bâtiment lui-même régnait une activité inhabituelle pour cette petite bourgade bien tranquille et bien assise dans son vignoble. C'était là en effet la dernière halte sur territoire suisse d'un train duquel descendirent les Spahis internés du 45e corps français du général Daille. Sur le quai, un va-et-vient incessant de groupes de spahis tenant leurs chevaux par le licol, les menant à l'abreuvoir ou en revenant ; je crois me souvenir que le long du quai il y avait un camion avec du fourrage. Les Spahis allaient et venaient, s'occupant davantage de leurs bêtes que d'eux-mêmes. En les regardant, en examinant leur visage, leur allure, leur habillement, des images remontaient du fond de ma mémoire.(…) Mais en ce jour de janvier 1941, que reste-t-il de leur panache ? Des hommes transis, vêtus d'une capote kaki, de pantalons bouffants, portant en bandoulière une besace à la couleur délavée mais arborant toujours le chèche. Au milieu de tout ce mouvement, arpentant le quai, je remarque un groupe d'officiers et de civils, Français et Suisses. Parmi ceux-ci, le général Daille, commandant du 45ème C.A. Français. Il m'a laissé une impression de calme dignité. Grand, mince, il avait un visage d'ascète me faisant penser à celui d'un autre officier, écrivain celui-là, André Maurois. Son regard était empreint d'austérité et ce jour-là également de tristesse. (...) Les hommes et les chevaux sont maintenant tous débarqués. Le ciel est toujours gris et bas, il pleut et il règne une atmosphère de regrets et de tristesse. Que sont-ils devenus aujourd'hui, ces hommes au regard alors lourd et triste mais toujours fier ?...”

Merci Claude Bonard pour ce témoignage rapporté. Ce post sur l'article de Martine Salomon paru dans l'Inédit la semaine a permis aux lecteurs de Suisse, de France et d'Afrique du Nord de comprendre ce qui s'était passé en janvier 1941 dans les villages genevois. Le post a été "liké" plus de 300 fois et partagé près de 100 fois au 3 février à 12 heures.

La photo que Claude Bonard nous envoie rassemble plusieurs scènes de cette venue des militaires nord-Africains au service de la France. Il propose aussi une photo de son père que l'on voit sur le quai de la gare de Satigny, de dos, à droite du poteau. notrehistoirech.s3.amazonaws.c...

Plusieurs photos sur cet événement sont à (re)découvrir sur notreHistoire.ch: notrehistoire.ch/galleries/les...

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