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La route ou le train

Grand-Saint-Bernard, 1946 Bourg-Saint-Pierre, Suisse
Albin Salamin
Albin Salamin

La traversée des Alpes pennines devient évidente pour un certain nombre de cantons de la Suisse occidentale. En effet la partie occidentale des Alpes ne possède à l'époque (1850) qu'un seul passage, celui du Simplon, qui oblige à un détour lorsqu'on se rend en Sardaigne et à Gênes.

En une commission sardo-suisse est réunie pour l'examen préliminaire d'une route carrossable de communication à travers les Alpes pennines, entre Aoste et Martigny. Après avoir examiné les passages depuis Orsières, la vallée de Terrex, le passage du Saint-Bernard, celui de la vallée et du col de Menouve, elle est arrivée à cette conclusion où la ligne la plus courte et de moindre pente passe par Bourg-Saint-Pierre, la Cantine de Proz... Cette exploration faite, la commission a signé, le 14 août, à Aoste, les bases de ce projet de route. Il est question d'un tunnel de six mètres de hauteur avec six de largeur. (Journal de Genève, Le 27 août 1851).

En septembre 1851, les Cantons de Vaud, du Valais, de Berne, de Soleure, de Neuchâtel et de Fribourg, ont donné aux ingénieurs, envoyés sur les lieux, la commission d'examiner si, sur la route projetée, on ne pourrait pas placer des rails. (Journal de Genève, le 19 septembre 1851).

Le 26 juillet 1854, dans le Journal de Genève, on peut lire:

"En matière de péages, la Confédération a continué l'œuvre de la suppression des barrières encore existantes à l'intérieur,... En même temps, l'Assemblée fédérale s'est montrée disposée à prendre une part active aux travaux d'utilité publique qui peuvent intéressé la Confédération. Elle a voté des subventions pour la création d'une nouvelle route à travers le Saint-Bernard... car la Confédération a privé les cantons des ressources que leur offraient à cet effet les péages et les droits de chaussée".

Et le 23 juillet, elle alloue "un subside de 200'000 fr pour la construction d'une route par le Grand-Saint-Bernard. Cette somme sera payée en séries annuelles de 40'000 fr, à condition que les travaux seront continués conformément aux plans et devis présentés, le droit de surveillance, à cet effet, étant réservé au Conseil Fédéral".

Les plans pour un percement d'un tunnel sous le col de Menouve furent présenté en 1855 et les travaux débutèrent le 28 août 1856 pour s'arrêter une année après faute de financement. En 1881, le projet de tunnel sera abandonné au profit de celui du Simplon.

On parle de nouveau de la construction de la route du Grand-Saint-Bernard dans le Journal de Genève 25 juillet 1889 avec les travaux débutent entre la Cantine de Proz et l'Hospice, elle sera ouverte jusqu'à l'Hospice en 1901 et jusqu'à la frontière italienne en 1902.

L'inauguration officielle de la route le 14 juillet 1905

Dans les années 1956-57, on reparle d'un tunnel routier au Grand-Saint-Bernard. Si en 1855, on opposait ce tunnel à celui du Simplon, en cette année, la concurrence se trouve avec celui du Mont-Blanc. Ce dernier étant soutenu par la ville et canton de Genève (Journal de Genève, le 2 mai 1956).

Le 4 septembre 1956, à la Chambre de commerce de Turin, un accord italo-suisse est signé et une société anonyme au capital de 15 millions de francs sera créée. Cette convention sera paraphée en novembre de la même année et les négociations se poursuivent pour définir les sociétés qui construiront et exploiteront le futur tunnel. Le percement début le 18 juin 1959 et sera ouvert à la circulation le 19 mars 1964. Il fut le premier tunnel à assurer un trafic routier transalpin durant toute l'année."

Un reportage sur dynamitage lors de la liaison italo-suisse (RSR)

Le reportageEn 1991, le débat sur un tunnel ferroviaire de base entre Martigny et Aoste est relancé et une étude de faisabilité est financée. En 2006, les autorités valaisanne et valdôtaine ont discuté à nouveau de cette liaison dans le cadre du programme européen Interreg III.

Une longue histoire de la traversée du col du Grand-Saint-Bernard, depuis la légende d'Hannibal et de ses éléphants:

puis Napoléon Bonaparte en mai 1800:


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Albin Salamin
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18 mars 2010
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