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Jack Rollan, le "bricoleur polyvalent" de l'humour en Suisse romande

1 novembre 2013
CZ
Les archives de la RTS

Jack Rollan (1916-2007), aura été tour à tour compositeur, chansonnier, chroniqueur, écrivain, éditeur, homme de radio et de théâtre. Il a connu son plus grand succès à la radio et il a apporté de nombreuses contributions originales à la vie culturelle et artistique en Suisse romande.

Après un apprentissage de photographe, Jack Rollan, de son vrai nom Louis Plomb, entre à 16 ans au Théâtre municipal de Lausanne comme figurant-accessoiriste. Il y a apprend le chant, puis la batterie, dont il jouera sept ans dans divers orchestres. De sa vie sentimentale tumultueuse, il tire des chansons d'amour qu'il soumet en 1942 à Radio Lausanne. Mais ce sont surtout ses chansons humoristiques qui plaisent.

Il devient rapidement une vedette radiophonique et le reste pendant plus de dix ans. La plus célèbre de ses émission est le Bonjour de Jack Rollan, sketches et chansons diffusés chaque semaine et qui connaît un très large succès. Sa carrière radiophonique sera notamment marquée par l'émission Y'en a point comme nous, Petit maltraité d'histoires suisses où son talent de satiriste excelle.

En 1946, avec le journaliste Roger Nordmann, il fonde la Chaîne du bonheur, première émission à but humanitaire faisant appel à la solidarité des auditeurs. Soixante ans plus tard, la Chaîne du bonheur est devenue une œuvre d'entraide d'envergure nationale.

Mais ne supportant aucune atteinte à sa liberté d'expression, il quitte la radio et devient l'éditeur d'un journal satirique, Le Bonjour de Jack Rollan qu'il lance en 1952. En six ans, 135 numéros paraîtront avec le concours d'humoristes et de dessinateurs romands et parisiens. Le Bonjour tirera jusqu'à 100'000 exemplaires.

Jack Rollan se lance alors dans un spectacle monté dans un cirque qui le ruinera. Il devient chroniqueur au journal La Suisse jusqu'en 1974, après que la rédaction lui ait censuré sa dernières chroniques. Il essaie de relancer son journal, mais sans succès. Jack Rollan poursuivra ses chroniques dans le magazine Femina, puis dès 1979, dans le journal Biel-Bienne.

Se définissant lui-même comme un "bricoleur polyvalent", Jack Rollan n'aura de cesse de brocarder une certaine étroitesse d'esprit en Suisse romande par son humour corrosif et sa liberté d'expression obstinée.

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