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Petites nouvelles

Albin Salamin

Concours

M. Joerin-Gerber, de Hirslanden, a obtenu à l'Exposition du Jubilé impérial de Vienne, les plus hautes distinctions pour ses chiens du Saint-Bernard: le prix d'honneur offert par le ministère impérial austro-hongrois, le prix du championnat pour les meilleures chiens du Saint-Bernard avec deux médailles d'or, sept premiers prix et le prix d'honneur de S. Exe. le comte de Westerburg. (Journal de Genève 6 juin 1898)

Sauvetage

L'Impartial des Alpes raconte que le révérend père chartreux Nicolaï, ancien général aide-de-camp du czar, réfugié à la Grande Chartreuse, a failli périr dans un précipice où il était tombé. Le révérend père retournait de Fourvoirie au couvent, en compagnie d'un magnifique chien de Saint-Bernard mais au lieu de suivre le grand chemin, il prit pour abréger, le sentier qui longe la rive gauche du Gaiers. Tout en marchant, il fit un faux pas et roula dans le précipice pour ne s'arrêter qu'au fond, sur le bord même du torrent. Son chien le suivit et essaya, mais en vain, de le ranimer. Il donna alors de la voix, mais toujours sans résultat.

Des bergers se rappellent cependant, en passant sur le sentier, avoir entendu les aboiements du chien et l'avoir même aperçu, le poil hérissé, les yeux hagards mais ils crurent avoir affaire à un chien enragé et, prenant peur, ils s'enfuirent. La pauvre bête prit, vers la fin du second jour, le parti de retourner à Fourvoirie.

Les frères qui le reçurent remarquèrent bien ses allures étranges mais ils crurent qu'il avait faim et lui donnèrent à manger. Le chien refusa toute nourriture, continuant toujours ses aboiements plaintifs, en essayant de faire comprendre par ses allées et venues qu'on devait le suivre vers la montagne. Plusieurs frères se décidèrent à le suivre. Le chien les devança et parvint auprès de son maître au moment même où les bergers passaient encore sur le sentier. Il aboya de nouveau et cette fois son maître ayant repris connaissance, put, à son tour appeler à l'aide. Ses cris furent enfin entendus et bientôt après les bergers et les frères arrivaient près du père Nicolaï, étendu là depuis plus de deux jours sans pouvoir faire le moindre mouvement et dont les pieds baignaient encore dans le torrent, pendant que son chien fidèle essayait de les tirer hors de l'eau et les léchait afin de le ranimer. On releva le malheureux père qu'on transporta péniblement jusqu'au couvent. Malgré les blessures graves qui dès les premiers jours, avaient fait craindre pour sa vie, le R. P. Nicolaï est aujourd'hui hors de danger. Quant au chien, il est impossible de l'éloigner de son maître.

(Journal de Genève, 25 décembre 1880)

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Albin Salamin
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21 mars 2010
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