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Ludwig van BEETHOVEN, Concerto pour piano et orchestre no 5 en mi bémol majeur, Op. 73, Arthur RUBINSTEIN, ONRDF, Josef KRIPS, 18.09.1960

René Gagnaux

**Texte pour le descriptif du fichier audio
http://www.notrehistoire.ch/group/josef-krips/audio/1564/

Photo pour illustrer le descriptif
http://www.notrehistoire.ch/photo/view/68722/

Ludwig van BEETHOVEN, Concerto pour piano et orchestre no 5 en mi bémol majeur, Op. 73, Arthur RUBINSTEIN, ONRDF, Josef KRIPS, 18 septembre 1960

Ludwig van Beethoven commence de composer ce concerto pour piano vers 1808-1809, dans une atmosphère sombre: Napoléon préparait la guerre contre l'Autriche, ce qui influença Beethoven dans la composition de l'oeuvre, lui donnant un caractère militaire. Comme beaucoup de ses oeuvres, Beethoven l'a dédiée "à son Altesse Impériale l'Archiduc Rodolphe" (lettre de Beethoven à Breitkof & Härtel, 21 août 1810). C'est son 5e et dernier concerto pour piano - si l'on fait exception de sa transcription pour piano et orchestre Op. 61a du concerto pour violon et orchestre Op. 61, qu'il fait pendant la même période.

Ce 5e concerto est souvent nommé "L'Empereur" ou "Concerto Empereur": ce sous-titre n'est toutefois pas de Beethoven. Plusieurs légendes circulent à propos de l'origine de ce sous-titre: dans l'état actuel de nos connaissances il semble en définitive que cet intitulé lui ait été donné par un compositeur allemand installé en Grande-Bretagne - éditeur et ami du musicien - Johann Baptist Cramer, voulant probablement souligner que ce concerto pour piano de Beethoven était le plus grand, l'«Empereur».

La première audition n'eut lieu que deux ans après la fin de sa composition, le 28 novembre 1811 - sans doute à cause des troubles qui marquèrent cette période. En raison de sa surdité très avancée, Beethoven ne put toutefois interpréter lui-même son concerto. Le concert fut donné par le pianiste Friedrich Schneider avec l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig dirigé par Johann Philipp Christian Schultz. Ce fut un véritable triomphe pour le compositeur, la revue "Allgemeine Musikalische Zeitung" du 1er janvier 1812 décrivant par exemple le concerto comme «sans aucun doute l'un des plus originaux, des plus imaginatifs, des plus énergiques, mais aussi des plus difficiles de tous les concertos existant».

Pour une courte analyse de l'oeuvre voir par exemple cette page de Wikipedia.

Différentes éditions de la partition peuvent être téléchargées sur cette page de l'IMSLP.

Dans l'enregistrement que vous écoutez Josef KRIPS dirige l'Orchestre National de la RadioDiffusion Française (souvent nommé Orchestre National de Paris), le soliste est Arthur RUBINSTEIN. Au programme de ce mémorable concert du dimanche 18 septembre 1960, le neuvième concert du Festival de Montreux 1960:

- Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie No 35 en ré majeur (Haffner), KV 385
- Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano et orchestre no 5 en mi bémol majeur, Op. 73, Arthur Rubinstein en soliste
- Richard Strauss, Don Juan, op. 20, TrV 156
- Igor Strawinsky, Suite de L'Oiseau de Feu

Le concert fut retransmis en direct sur l'émetteur de Monte-Ceneri, et est maintenant disponible en écoute dans le groupe Josef Krips.

Après le concerto de Beethoven, bien sûr que le public ne voulait pas laisser partir Arthur Rubinstein sans un "bis"... Ce fut la Grande Polonaise en la bémol majeur No 6 de Frédéric Chopin, qu'Arthur Rubinstein annonce lui-même.

Ludwig van Beethoven, Klavierkonzert Nr. 5 in Es-dur, op. 73, Arthur Rubinstein, Orchestre national de la Radiodiffusion française, Josef Krips, 18.09.1960, Montreux (1. Allegro (19:55), 2. Adagio un poco mosso, 3. Rondo. Allegro (38:55))

(les 2e et 3e mouvements sont - comme d'habitude - joués enchaînés)

Frédéric Chopin, Grande Polonaise en la bémol majeur No 6, Arthur Rubinstein, 18.09.1960, Montreux**

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René Gagnaux
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23 septembre 2014
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