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Pièces frappées à l’occasion de la Fête de la Bonneville en 2001

Pièces frappées à l’occasion de la Fête de la Bonneville en 2001

5 juillet 2001
J.-P. Plancherel / Huguenin + Kramer
Stéphane Thurnherr

En 2001, a été célébrée la Fête de la Bonneville sur l’emplacement de cet ancien bourg, pour commémorer sa destruction en 1301. À cette occasion, des pièces ont été frappées pour payer sur le lieu de la fête.

Selon L’Impartial du 1er juin

« Du jeudi 5 juillet au dimanche 5 août ENGOLLON, La Bonneville Fête de la Bonneville Camp médiéval permanent et espace d'animation publique. Plus de 50 tentes et échoppes, une cuisine au feu de bois, un estaminet, une boulangerie artisanale, un village d'artisans, deux tréteaux. Du lundi 30 juillet au 4 août: grand camp. Animation permanente d'époque d'ici et d'ailleurs, Compagnie de la Rose, village d'artisans, musiques, chants et danses folks, contres, théâtres, poésie, joutes oratoires, stands monnaie interne. »

Dans L’Express du 31 mai 2001, on trouve le portrait de l’auteur des pieds cette fête :

Un faux-monnayeur à la fête

Chézard

Jean-Pierre Plancherel a conçu la monnaie qui aura cours à La Bonneville. Portrait d'un numismate passionné

« J’aimerais bien qu'on m'appelle le faux-monnayeur du Val-de-Ruz. » Jean-Pierre Plancherel, de Chézard-Saint-Martin, lance ça en rigolant. Même s'il sait qu'il aurait le droit de revendiquer un tel titre. L'association La Bonneville a d'ailleurs fait appel à lui pour créer la monnaie qui aura cours pendant la grande fête de commémoration de la destruction de ce bourg, du 5 juillet au 5 août, près d'Engollon. Jean-Pierre Plancherel, 58 ans, est numismate. Il aime aussi les sceaux, les médailles et la généalogie. Par passion. Pas par métier. Mais ses connaissances, acquises en trente ans, font référence: il fait des expertises pour plusieurs musées du pays, il a participé à plusieurs revues et co-publié un ouvrage sur les bractéates, des monnaies du 14e siècle. «Seulement trois sortes étaient connues a Neuchâtel, et j' en ai trouvé 26! Dans l'histoire, rien n'est définitif.» Dans la vie non plus: s'il a toujours travaillé «dans les ascenseurs», Jean-Pierre Plancherel est «monté» jusqu'à l'étage des cadres, puis est «redescendu» à celui des dépanneurs. «Il y a eu des restructurations... Mais je suis mieux maintenant. J'ai moins de stress. » Il a aussi plus de temps, qu'il consacre à sa famille (il est marié et a deux filles), au sport (il est instructeur-arbitre de football et joue en vétérans) et, bien sûr, à l'histoire.

Pas un collectionneur Car pour lui, étudier les monnaies, «c'est un prétexte pour entrer dans le passé. La numismatique amène à l'histoire, et viceversa. Quand je découvre une pièce, je veux savoir, par exemple, qui était le seigneur qui y est représenté.» Jean-Pierre Plancherel s'est spécialisé dans les monnaies neuchâteloises. «Un peu par hasard, précise-t-il. J'ai découvert que ma famille, que l'on croyait originaire de Fribourg venait en fait de Neuchâtel. J'ai pu remonter jusqu'à mes ancêtres nés entre 1290 et 1310, qui habitaient Boudevilliers. Ils ont peut-être été liés aux événements de Bonneville !» Quant à la paléographie, la connaissance des écritures anciennes, il l'a apprise «sur le tas». Jean-Pierre Plancherel possède des centaines de pièces (dont un batz de Neuchâtel de 1589, le seul exemplaire qu'il connaisse), des milliers d'empreintes de sceaux, des vieux livres de change, des balanciers monétaires, des mètres étalons, des affiches... «Mais je ne garde chez moi que du matériel de travail. J'ai placé le reste à la banque. » Il se défend toutefois d'être «un collectionneur de monnaie, qui ne fait qu'entasser de l'argent». Pratique qui collerait d'ailleurs mal avec ses convictions politiques bien ancrées à gauche!

«Maintenant, on me considère, on me demande mon avis», se réjouit l'amateur. Qui parle toutefois très peu de sa passion autour de lui. «La majorité de mes collègues, de mes copains au foot n'en savent rien du tout.» Grâce à la fête de La Bonneville, le faux-monnayeur du Val-de-Ruz va quitter l'ombre pendant quelque temps. »

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Stéphane Thurnherr
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9 octobre 2023
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