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André de Ribaupierre, 1942

André de Ribaupierre, 1942

1942
Freddy Bertrand, Antoine Michel
Freddy Bertrand, Antoine Michel et/ou la revue L'Illustré

André de Ribaupierre, une photo de Freddy Bertrand publiée entre autres dans la revue L'Illustré du 12 novembre 1942, No 46, page 1484.

Ce portrait fut publié en illustration d'une courte présentation des frères François et André de Ribaupierre:

"[...] Frères Francois et André de Ribaupierre

Laissant derrière nous la vallèe dont un des pans est d’ombre bleue et l’autre d'éclatante lumière, laissant, baigné de soleil, le village où s'harmonisent les tons chauds des chalets, cuivre brulé des poutres, bronze des pierres tachées de lichens, nous sommes entrés dans la chapelle des Haudères. Immédiatement l’ambiance si favorable au recueillement et à la prière, a pénétré nos âmes. Nous nous sommes aperçus alors qu’ici était la paix où chantait un violon, où parlait à nos coeurs une symphonie de couleurs douces, les vitraux et les fresques, tandis qu'à l'extérieur où l'on croyait étre le silence, bataillaient ombres et lumières...

Le violon d'André de Ribaupierre et la palette de son frère Francois. Qui les connait tous deux, trouvera-t-il mieux que dans cette chapelle de montagne les éléments les unissant? Quand ce sanctuaire a été construit, ils ont participó l'un et l'autre à cette oeuvre collective impressionnante qu’est l'effort de tout un village élevant à Dieu une chapelle. Le peintre qui vit là-haut plusieurs mois de l’année, sur les rocs dominant les Haudères, a couvert les murs du sanctuaire de fresques chaudes et sereines, cortège d’anges aériens en trainant les fidèles vers l'azur profond de la voûte. Le violoniste a collaboré tout aussi intimement à cette oeuvre, la prolongeant d'année en année par ses concerts et le magnifique et bienfaisant rayonnement spiritual dont son chalet des Haudères est le centre, foyer musical extrêmement vivant, attirant chaque année de nombreux musiciens de toute la Suisse et de lointains pays étrangers, quand les circonstances le permettaient encore.

Ces deux frères qu’on peut trouver si différents dans leur carrière même et leurs moyens d'expression, communient ainsi à la méme source d’inspiration artistique et leur désir de perfection parait être identique. Si l’un s’efface devant les auteurs dont il joue les oeuvres, les interprétant avec toute sa conscience d’artiste, l’autre fait de méme avec la nature qui est sa grande source d'inspiration et dont la grandeur l'oblige à chercher sans relâche une plus fidèle représentation. Nés à Clarens, ils ont puisé au sein de leur famille méme les éléments de leurs natures riches et sensibles. Leur père dont l’un des fils a repris le beau métier d'horticulteur, était un esprit cultivé et leur mère avait pour la musique un goût et des dispositions particulières qu’elle a transmis à ses nombreux enfants. Deux autres en effet, Mathilde et Emile de Ribaupierre sont les animateurs des institut et conservatoire de musique de Lausanne et de Vevey qui portent leur nom.

Après avoir étudié en Suisse et à l'étranger, notamment à Munich, à Paris et à Florence, Francois le peintre a été porté d'instinct vers la décoration dans le sens que lui donnait la Renaissance. Il consacra notamment trois années de sa vie à de grandes frises exécutées à Elberfeld, en Allemagne, en 1911. Depuis il a décoré en Suisse plusieurs églises et d'autres édifices, ainsi l'hôpital de Montreux et le temple de Clarens. Mais il a cultivé également la sculpture et l'art du peintre-verrier, composant et exécutant lui-mème de nombreux vitraux. Quant à ses oeuvres de peintre, ses toiles de montagne et ses portraits d'Evolénards surtout, dont le sentiment populaire a su apprécier la valeur, elles témoignent d'une grande probité et d’une recherche constante de la beauté.

André le violoniste a débuté comme virtuose à l’âge de 18 ans par de triomphales séries de concerts en Angleterre, en Australie, en Nouvelle-Zélande. Il fit ensuite partie du fameux orchestre d’Ysaÿe, collaborant avec ce maître à Cleveland et Cincinnati, aux Etats-Unis, et lui succédant dans cette ville comme professeur de virtuosité. Après plusieurs années passées en Amérique, il revint en Suisse où il a une grande activité, comme professeur, directeur, animateur de quatuors. Il joue périodiquement dans nos principales villes et retourne fréquemment à l'étranger, où il est appelé comme soliste des plus grands concerts.

Autant comme virtuose et comme animateur que dans son enseignement, il est extrêmement rapide et précis à la fois, trouvant de vivantes images pour illustrer le style des maîtres qu'il interprète. Les carrières si bien remplies de ces deux artistes ne tiennent pas en quelques lignes et leur rapprochement peut parattre quelque peu artificiel, malgré les fraternels liens qui les unissent, mais n’est il pas réel tout de même, et précisément dans cette chapelle de montagne où tous deux se retrouvent ?

Antoine Michel. [...]"

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René Gagnaux
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29 août 2019
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