Nous analysons de façon anonyme les informations de nos visiteurs et membres, afin de leur fournir le meilleur service et satisfaire leurs attentes. Ce site utilise également des cookies, notamment pour analyser le trafic. Vous pouvez spécifier dans votre navigateur les conditions de stockages et d'accès aux cookies. Voir plus.
00:00:00
00:12:07

Francesco BARSANTI, Concerto grosso Op. 3, No 4, Ruggero GERLIN, Orch.Chambre Concerts Lamoureux, Pierre COLOMBO, 1953

1953
Label Oiseau-Lyre pour l'audio, René Gagnaux resp. sources indiquées pour texte et photos
Label Oiseau-Lyre pour l'audio, René Gagnaux resp. sources indiquées pour texte et photos

Francesco Barsanti est l'un des compositeurs dont le nom revient fréquemment lorsqu'on parle de la musique italienne et anglaise du dix-huitième siècle, mais dont la notoriété ne fut pas accompagnée d'une véritable connaissance de son oeuvre.

Né à Lucca en 1690, il étudia à l'Université de Padoue, tout en se consacrant à la musique. En 1714, il partit pour Londres avec Francesco Geminiani, lui aussi natif de Lucca. Dans ces années-là, Londres - où s'était établi Georg Friedrich Händel peu auparavant, en 1712, - était en train de devenir l'un des principaux foyers musicaux d'Europe: la ville disposait d'un important théâtre d'opéra italien, nombre de concerts publics y étaient organisés et les maisons d'édition florissaient. Dans les premiers temps, Barsanti gagna sa vie en jouant de la flûte et du hautbois dans l'orchestre de l'opéra italien et se fit connaitre en publiant, en 1724, un recueil de Sonates pour flûte ou violon et basse continue, son opus 1.

Il s'installa ensuite pendant quelques années à Edimbourg, en Ecosse, où il publia quelques-unes de ses compositions, parmi lesquelles les Concerti grossi Op.3 (1742), les Ouvertures Op.4 (1743) et le recueil Old Scot Tunes pour flûte (ou hautbois, ou violon) et basse continue (1742), témoignage de la musique populaire écossaise de l'époque, qui respecte les mélodies originales. Revenu à Londres en 1743, Barsanti vécut des jours difficiles, poursuivant néanmoins son activité de compositeur. Dans les dernières années de sa vie, il composa les Antiennes à cinq voix Op. 5 composées dans le style de Palestrina (1750 env.) et les Six concerti grossi tirés des Sonates nocturnes de Giovanni Battista Sammartini Op. 6. Presque totalement oublié du public, Barsanti mourut dans la misère à Londres, vers 1772.

Les 10 Concerti grossi de son opus 3 „Parte prima. Con duoi Corni, duoi Violini, Viola, Basso e Timpani. Parte seconda. Con duoi Oboe, una Tromba, duoi Violini, Viola, Basso e Timpani“ témoignent de son style très original. Probablement composés à Londres avant son départ pour l'Écosse, ils sont importants du point de vue stylistique et historique par l'utilisation et le développement inhabituels des instruments à vent (cor, hautbois et trompette) et des timbales dans le concertino, avec les cordes dans le ripieno.

Sur les Concerti grossi No 4 et No 10, une très courte description citée du verso de la pochette du disque Oiseau-Lyre OL 50008:

"[...] The first of the concerti grossi gives the concertino to two horns in D and to the drums. The first horn is particularly in evidence in the boldly treated opening „Allegro“. The „Adagio“ in B minor is given to the strings and the harpsichord. Horns and drums reappear in the baroque minuet, with a gentle, dreaming trio in D minor.

The concertino of the second concerto grossi is composed of two oboes, a trumpet and drums. The trumpet holds a boldly written concertante part opposite the oboes. The first polyphonic „Allegro“ is preceded by an introduction of great dignity. In the B minor „Largo“ a solo muted violin echoes the tutti endings. Trumpet and drums silent throughout this movement. The third movement is an „Allegro“ on an energetic rhythm, broken in the middle to give way to a melancholy „Andantino“ in D minor written for the stringed instruments only.[...]"

Pierre COLOMBO, un portrait fait par Photo Le Foulon, Genève, publié notamment dans la revue Radio Actualités du 21 juillet 1950, No 29 page 1168

Ce disque fut enregistré en 1953 à Paris par André CHARLIN pour les Éditions de l'Oiseau-Lyre. Pierre COLOMBO dirige l'Orchestre de Chambre des Concerts Lamoureux, avec Ruggero GERLIN au clavecin. Le disque ne donne pas d'autres détails sur les instrumentistes.

L' enregistrement que vous écoutez...

Francesco Barsanti, Concerto grosso en ré majeur pour 2 cors, timbales, cordes et clavecin, Op. 3, No 4, Ruggero Gerlin, Orchestre de Chambre des Concerts Lamoureux, Pierre Colombo, 1953, enregistré par André Charlin pour les Éditions de l'Oiseau lyre, OL-LD-61 (France), OL 50008 (International)

  1. Allegro 04:31 (-> 04:31)
  2. Adagio 02:22 (-> 06:52)
  3. Minuetto et Trio 05:13 (-> 12:05)

Provenance: Oiseau lyre OL-LD-61

Vous devez être connecté/-e pour ajouter un commentaire
  • Renata Roveretto

    Un style très intéressant, infiltré d'une grande douceur, demandant à mon avis, qu'a être développé bien plus loin...

    • René Gagnaux

      Merci pour votre appréciation et votre commentaire, chère Renata! Demain ou après-demain, je vais publier le concerto No 10 de cet opus 3: il est encore plus remarquable, plus splendide que ce concerto No 4! C'est un des très beaux disques qu'a fait Pierre Colombo dans ses jeunes années!

      Les enregistrements d'oeuvres de Francesco Barsanti sont hélas assez rares, avant tout parce que de ses oeuvres qui ont survécu jusqu'à aujourd'hui, peu ont été publiées.

René Gagnaux
1,540 contributions
22 octobre 2020
30 vues
1 like
1 favori
2 commentaires
1 galerie
00:12:07
Déjà 5,528 documents associés à 1950 - 1959

Galeries:

Le Lab
notreHistoire.ch vu à travers des jeux et des expériences singulières !
Le réseau notreHistoire
Sponsors et partenaires
102,825
6,153
© 2020 FONSART. Tous droits réservés. Conçu par High on Pixels.