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Route d'Anniviers, 1613

Route d'Anniviers, 1613

© Collection Michel Savioz
Michel Savioz

Inscription dans l'endroit escarpé du creux des Pontis.

"L'œuvre de ce chemin a été accomplie aux frais des probes hommes du quartier de Luc. L'an du Seigneur 1613".

«... Le plus ancien chemin d'Anniviers partait de Noës [hameau à l'ouest de Sierre]. Un pont le portait sur la rive gauche du Rhône vers Chalais. Là il était absorbé par la ‹route royale›, la plus importante du Valais, qui se dirigeait vers Finges et Loèche. A Chippis, le chemin d'Anniviers faussait compagnie à sa royale amie pour s'élever. Il zigzagait sur la pente raide de Beauregard, en frôlant la ‹Pirra Lêtz›, c'est-à-dire la pierre angulaire qui se trouvait à l'entrée de Niouc [«Pierralezi» chez WALSER 1768]. Il traversait le hameau de Niouc. Après l'avoir quitté, il montait vers l'ancienne chapelle maintenant démolie [TA 482 Sierre 1907]. Ensuite il continuait vers les grandes Pontis, le grand Revers, les petites Pontis. Celles-ci dépassées, il descendait vers les Barmes pour s'orienter vers Fang, les Sempelet, les Landoux. Enfin il arrivait à Vissoie...» (BOVIER et al. 1956: 10-11) Cet extrait retrace probablement grosso modo le parcours du chemin muletier de Sierre à Vissoie, décrit par tronçons dans un acte de 1502 (ZUFFEREY 1973: 33-34). En 1839, ce sentier nous est révélé «...als schwindelerregend, aber nicht gefährlich, er war mehr als hinlänglich breit für Lastmaulthiere, ja selbst zum bequemen Ausweichen derselben... Ohne Zweifel fuhr man seitdem fort, ihn zu vervollkommen und zu erweitern, da die Verbindung des Thals mit der Aussenwelt ungefähr auf ihm beruht.» (Christian Moritz Engelhardt vers 1840, cité dans SEYLAZ 1960: 318) C'est en effet à cette période que le chemin subit diverses améliorations destinées à le rendre carrossable (cf. VS 422.2). Ainsi, bien que la CARTE TOPOGRAPHIQUE DE LA SUISSE (CT f. XVII/1844 et f. XXII/1861) le mentionne comme «chemin de dévestiture ou muletier», ce dernier a déjà en grande partie «disparu» sous la route carrossable, ce qu'il en reste (notamment en amont d'Ayer) est définitivement effacé par la seconde vague de travaux de la fin du XIX-XXème siècle. Il en demeure malgré tout quelques tronçons, notamment là où le trajet a été très tôt dévié; sur les rochers des Grandes Pontis, dont le nom est traditionnellement attribué à l'existence de ponts jetés en travers des gorges (MONOD [1913]: 23; GYR 1994: 19), une inscription témoigne également de travaux entrepris en un point du tracé au XVIIème siècle (VS 422.1.1)

L'article au complet ici.

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