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Genève, l'explosion de l'usine à gaz Repérage

23 août 1909
A. Salamin
Albin Salamin

Le lundi 23 août 1909 vers 16h15, une violente détonation mettait en émoi les habitants de la ville et des environs. Une explosion venait de se produire à l'Usine à gaz, détruisant la chambre des compteurs et causant la mort dans des conditions atroces, de 13 personnes et fit 12 blessés. La plupart des victimes étaient d'origine italienne. Les pertes sont considérables, l'usine n'étant que peu assurée. Les maisons voisines ont également souffert de l'explosion et de nombreux dégâts (vitres, vitrines de magasins, portes d'ateliers) ont été constatés dans le quartier alentours.

Selon les autorités: "Si la catastrophe se fût produite de nuit, le nombre de victimes eut été considérable surtout dans les immeubles voisins de l'usine sans compter sur la panique dans l'obscurité".

Dans les rues non déjà éclairées à l'électricité et dans la banlieue, des falots réquisitionnés ont été suspendus aux réverbères pour éclairer un peu les rues.

Pour aider les victimes et leurs familles, une souscription cantonale fut ouverte et de très nombreuses manifestations, concerts, spectacles, soirées de bienfaisance furent donnés en faveur des victimes.

Les obsèques ont été organisées et payées par la ville de Genève. L'honneur aux victimes s'est déroulée à la place de Neuve le 26 août (Voir Photo), en présence du Conseil administratif in corpore ainsi que des représentants des autorités judiciaires et des autorités des communes du canton.

L'usine avait été implantée en 1845 sur un terrain qui se trouvait alors en pleine zone maraîchère. Elle produisait du gaz en distillant de la houille, produisant ainsi du gaz et du coke pour l'éclairage et le chauffage. Le gaz de ville produit était stocké dans de grands gazomètres. Genève a été la première ville de Suisse romande à être éclairée par le gaz. Isolée en 1845, l'usine se retrouva bientôt en pleine zone habitée. Elle fut modifiée et agrandie à la fin du 19ème siècle.

La cause de l'explosion est restée inconnue mais une des explications officielles fut qu'à la suite du remplacement d'une conduite d'émission, une fausse manœuvre fit qu'une vanne resta ouverte. Le gaz se rependit dans le sous-sol du bâtiment du compteur de fabrication. Une allumette, une cigarette, une autre étincelle... et tout explosa. La cloche du grand gazomètre a été très endommagée.

En hommage aux victimes de l'explosion, la ville donna le nom à une rue "Chemin du 23-août".

La nouvelle usine à gaz de la ville de Genève a été implantée à Châtelaine

Sources*:*

- Journal de Genève, le 25 août 1909

- Journal de Genève, le 10 octobre 1909

- Le Courrier, le 7 septembre 2009

- Illustrations: communesgenevoises.ch

Sur cette photo nous pouvons observer sur la photo le panorama Bourbaki* de forme circulaire à droite de la cheminée, cette dernière appartenant à l'usine Kugler:

* Le panorama peint par Bourbaki construit/établi à Genève en 1881 fut transféré à Lucerne où il fut inauguré en 1889. La photo est donc plutôt rare tandis que la carte postale montrant celle-ci doit dater alentours de 1905.

Voir une série de photos de cette explosion à la Bibliothèque de Genève

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  • Georges Tissot

    Sur la dernière photo, il ne s'agit pas du vélodrome (qui était ovale, et non circulaire), mais du panorama Bourbaki, dont l'entrée donnait sur le rond point de la Jonction. Quant à la cheminée, c'est celle de l'usine Kugler, et non celle de l'usine à gaz.

  • André Dörflinger

    Le panoramo paint Bourbaki construit/établi à Genève en 1881 fut transféré à Lucerne où il fut inauguré en 1889. La photo est donc plutôt rare tandis que la carte postale montrant celle-ci doit dater alentours de 1905. C'est que les clichés de photographies furent employés très longtemps // Je possède la seconde carte postale des obsèques, hélas non circulée.

  • Georges Tissot

    J'ai vu que le texte de légende de la photo avait été modifié, ce qui fait que mon commentaire est sans utilité. ... sauf qu'il ne s'agissait à l'époque pas de l'usine Kugler, mais de l'usine Gardy, qui a ensuite déménagé et laissé ses locaux à Kugler.

  • Albin Salamin

    Oui suite à votre commentaire j’ai modifié mon texte. Donc votre commentaire a été très apprécié et je vous remercie.

    • Georges Tissot

      Il s'agit donc de l'usine Gardy, et non Kugler. Quant au panorama, ce n'est pas celui de Bourbaki, qui n'a jamais été à cet endroit. Le panorama Bourbaki était vers la place du Cirque depuis 1881 puis a été déplacé à Lucerne en 1889. Le bâtiment a été transféré à la Jonction en 1897 où il a accueilli le panorama de la bataille de Morat jusqu'en 1904 ou 1907. En 1907, le portique a abrité le bureau de poste et le bâtiment même a été laissé à l'abandon.

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