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Histoire(s) de Cinémathèque (1ère partie) : Les débuts

19 février 2019
David Glaser
notreHistoire

C'est la première partie de notre dossier spécial (en dix parties en vidéo et par écrit) sur l'histoire de la Cinémathèque suisse à travers le regard de son fondateur Freddy Buache - mort le 28 mai dernier à l'âge de 94 ans - et de son actuel directeur Frédéric Maire. Une institution, installée à Lausanne, qui est reconnue comme la 6e mondiale par la Fédération Internationale des Archives du Film (FIAF).

En effet, la collection de la Cinémathèque est riche de 85'000 titres de films (700'000 bobines), des centaines de fonds filmiques, 3 millions de photos, un million d'affiches, 26'000 livres, 720'000 périodiques, 10'000 scénarios, plus de 200 fonds d'archives papier, 240'000 dossiers documentaires, 2000 appareils cinématographiques... Des chiffres spectaculaires.

La collection comprend aussi un nombre très important de diapositives, de supports iconographiques tels que des plaques de verres et des ektachromes. Il faut y ajouter aussi une quantité non négligeable, quoique plus restreinte, de cellulos originaux, de figurines de cinéma d'animation, des décors, des trophées de festivals ou encore des œuvres graphiques.

Notez que la Cinémathèque suisse conserve et valorise le Ciné-Journal Suisse, qui contenait des commentaires audio en français, anglais et allemand. La Cinémathèque suisse, ce sont aussi des films acquis partout dans le monde et projetés dans les salles de cinéma, les ciné-clubs et les festivals de toute la Suisse et à l'étranger.

Enfin, la Cinémathèque suisse propose chaque mois des rétrospectives, des hommages et des cycles sur un genre, une cinématographie ou un courant cinématographique, sans oublier les nombreux films en exclusivité au Casino de Montbenon, dans les salles Cinématographe et Paderewski, ainsi qu'au Capitole, avenue du Théâtre à Lausanne, la plus grande salle de cinéma du pays (choisie par l'institution pour les avant-premières en présence d'acteurs et réalisateurs), que la Cinémathèque suisse gère depuis 2010 et qu'elle va transformer en véritable "Maison du Cinéma" dans les prochaines années.

Freddy Buache, le fondateur de la Cinémathèque suisse, et Frédéric Maire, l'actuel directeur, ont été réunis à l'initiative de notreHistoire.ch début 2019. Il apparaissait très intéressant de revenir sur ces 70 ans de conservation et de valorisation des films suisses comme étrangers, muets comme sonores, noir et blanc comme en couleur, et ce à l'heure du « tout écran » et de la multiplication des canaux de distribution.

Le futur immédiat de l'institution s'annonce chargé. La Cinémathèque accueillera le 75e congrès de la FIAF, la fédération internationale des archives de films, du 7 au 13 avril 2019. L'ouverture du nouveau centre de Penthaz sera aussi à l'affiche des chantiers de cette année.

Freddy Buache chez lui en compagnie de Frédéric Maire, Lausanne le 9 janvier 2019

Discuter avec Freddy Buache de l'histoire de la Cinémathèque, c'est d'abord mettre le doigt sur le côté foutraque de la Cinémathèque balbutiante des années 50, une structure se professionnalisant et se normalisant administrativement au fil du temps, au point de faire figure de pôle incontournable au niveau mondial, derrière les institutions américaine, russe, française et britannique.

La disruption numérique survenue à la fin des années 1990, permettant l'accès aux vieux films partout et tout le temps, est décrite dans cet entretien croisé avec humour par Freddy Buache. Avec une pointe de questionnement de la part du critique de cinéma auteur de plusieurs livres de références (dont un particulièrement recherché sur le cinéma de Luis Buñuel). L'interview a eu lieu chez Freddy Buache le mercredi 9 janvier 2019 grâce à l'équipe de communication de la Cinémathèque composée de Christophe Bolli et Maxime Morisod. A la demande des membres de la cellule communication, Freddy Buache avait commencé par réagir à l'article de Natacha Laurent dans Le Monde en décembre 2018. L'article parle d'une crise des cinémathèques. (Vous pourrez découvrir ses réactions dès le 6e épisode de cette série). Nous l'avons questionné sur les débuts de l'institution, une rencontre avec Henri Langlois, le directeur de la Cinémathèque française qui va pousser Freddy Buache à se rapprocher d'autres passionnés de cinéma comme lui.

Pour mettre de l'argent dans les caisses de cette toute nouvelle Cinémathèque, les acteurs de l'institution René Favre (fonctionnaire municipal, membre fondateur en 1949 de la Cinémathèque et président du Ciné-club de Lausanne) et Claude Emery (premier président de la Cinémathèque) avaient organisé un bal. Dans cette deuxième partie, Freddy Buache vous racontera comment cette merveilleuse idée sur la papier n'avait rien de génial en réalité.

Dossier réalisé par David Glaser.

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