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Repérage
Elle a dorloté le futur roi Juan Carlos

Elle a dorloté le futur roi Juan Carlos

5 avril 2014
Charly-A. Arbellay
Pierre-Marie Epiney

Rosette Coquoz de Salvan a exercé le métier de nurse auprès de la famille royale d’Espagne en exil à Lausanne.

Charly-G. Arbellay

Elle se prénomme Rose-Isabelle Coquoz, dite Rosette. Son parcours de vie n’est pas banal et son destin non plus. Récit.

Rosette, née Bettex, vient au monde à la pouponnière de Lausanne le 5 avril 1914. Elle a eu une enfance heureuse remplie d’amour auprès de sa tante et de son oncle qui l’ont élevée. Après sa scolarité, elle suit l’école de nurse de la pouponnière l’Abri de Lausanne. Son diplôme en poche, elle est engagée auprès de familles aisées pour s’occuper des enfants.

«J’ai côtoyé ce monde doré dont je ne soupçonnais même pas l’existence»,

nous déclarait-elle le 14 avril 2014, le jour de ses 100 ans. C’est ainsi que Rosette exerce sa profession auprès de la famille royale d’Espagne en exil à Lausanne durant les années de guerre. Elle veillait sur le petit Juan Carlos, futur roi d’Espagne en 1941.

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«Il avait 3 ans. C’était un enfant très gentil et calme. Je l’entourais de soins, lui chantais de petits airs. Lors des orages, il avait très peur du tonnerre. A Lausanne, à cause du lac, les échanges thermiques provoquent des orages très violents et des coups de tonnerre sont effrayants. Alors, pour le rassurer, je faisais ce que font toutes les mamans: je le prenais contre moi et sur mon oreiller. Une fois endormi, je le déposais tendrement dans son petit lit».

De cette période, Rosette en a gardé un merveilleux souvenir.

«Par la suite, j’ai échangé des lettres avec la reine Victoria-Eugénie de Battenberg, grand-maman de Juan Carlos, aussi établie à Lausanne. Elle ne m’a jamais oubliée aux fêtes de fin d’année»

- Et le roi ?

«Non, il ne m’a jamais donné de ses nouvelles. En le voyant à la télévision dans son beau costume bardé de décorations, je me disais: je suis fière de toi mon petit, ce n’est pas moi qui t’ai fait, mais presque… (rires).

Rosette a épousé en 1942, Henri Coquoz natif de Salvan en Valais. Il travaillait comme chef de rang au Villars Palace. Le couple s’est installé au village de Salvan. Elle prenait part aux travaux de la campagne, comme la majorité des femmes de la montagne.

«Les jeunes parturientes me demandaient des conseils alors que je n’étais pas sage-femme. Elles me disaient : Tu t’es occupée du roi d’Espagne, tu vas qui rien risquer avec nos bébés»… (rires)

Rosette a donné le jour à ses deux filles: Madeleine et Françoise. Elle décède en 2015 à l’âge de 101 ans, 27 ans après son mari, parti en 1988.

Pierre-Marie Epiney
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Légendes des photos:

1. Rosette Coquoz le jour de ses 100 ans (photo principale)

2. Rosette avec ses deux filles Madeleine et Françoise

3. Juan Carlos aux côtés de sa mère, Maria de la Mercedes de Bourbon, de son frère Alfonso et de ses sœurs Margarita et Pilar. (collection privée)

4. Juan Carlos 1er, ex-roi d’Espagne (source wikipedia)

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Pierre-Marie Epiney
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8 juin 2019
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