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Des faits de sorcellerie sur la Montagne de Diesse Repérage

19 janvier 2016
A. Salamin
Albin Salamin

La chasse aux sorcières s'est pratiquée à toutes les époques et dans toutes les grandes civilisations. En Europe, elle connaîtra son paroxysme de 1560-1580 à 1620-1630, pour se terminer vers 1680, faisant un nombre considérable de victimes.

Pour le christianisme, la croyance en sorcellerie relevait d'une superstition païenne.

La chasse aux sorcières est un phénomène très rural. Il suffisait qu'un incendie détruise une grange, qu'une vache meurt sans cause apparente ou qu'un certain nombre de phénomènes non expliqués surviennent pour que les membres d'une communauté désignent un coupable ou un suspect qui sera livré au lynchage ou au bucher.

Partout on accuse, on juge, on brûle et dans ce contexte, la Montagne de Diesse n'ai pas épargnée.

En témoigne un manuscrit datant du XVIIe siècle qui rapporte 67 procès et confessions de sorciers et de sorcières condamnés entre 1611 et 1667 durant 12 périodes de jugement. Les confessions des 56 femmes et 11 hommes, transcrites dans leur forme définitive par les greffiers de justice, étaient relues à l'accusé au moment du jugement pour que celui-ci les confesse publiquement.

La lecture des procès nous apprend que les sorciers sont principalement des sorcières - souvent des paysannes ou des servantes, âgées déjà et vivant dans la précarité. Elles sont ordinairement veuves ou ont des problèmes avec leur mari et leurs enfants.

Le Synode de l'Arrondissement ecclésiastique du Jura de l'Union synodale réformée évangélique Berne-Jura, possède un recueil de liasses de 67 procès de sorcellerie instruits et jugés sur la Montagne de Diesse, dans le Jura bernois, entre 1611 et 1667.

Le manuscrit est déposé depuis 2004 à Mémoires d'Ici, Centre de recherche et de documentation du Jura bernois à Saint-Imier et ce volume a été mis en ligne sur le site e-codices.

A l'occasion de cette mise en ligne, Mémoires d'Ici sort ce document unique de ses fonds et le présente au public, à Nods, Diesse et La Neuveville (Dates prévues du 20 janvier, 19 février et16 mars 2016).

Cette présentation permettra de découvrir le manuscrit dans sa matérialité et de comprendre comment un tel recueil a pu se constituer. Elle sera aussi l'occasion de s'interroger sur les raisons qui ont poussé des hommes et des femmes à accuser leurs concitoyens jusqu'à les condamner à mort.

Une page manuscrite:

* Sur le site de RTSDécouverte, il est possible de découvrir un dossier sur " L'Histoire de la chasse aux sorcières ".

* Un lien vers Wikipedia.

Une bien étrange époque!

© Le texte et les photos sont publiés avec l'autorisation de Mémoires d'Ici, Église réformée jurassienne*.*

Remarque personnelle:

A Genève, la dernière femme (une lavandière) pendue et brûlée pour fait de sorcellerie a eu lieu le 6 avril 1652. Le 22 juillet 1997, la ville de Genève donne le nom de cette femme à une rue, Michée Chauderon, dans le quartier des Charmilles.

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