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Chœur mixte de Dommartin 1

15 décembre 1968
Prise de son: Gérard Curchod, Photo: René Allegrini
Michel Savioz

Œuvres de F. Schubert et D. Buxtehude. Messe en Fa, dite allemande. Cantate: Dieu de Pardon. Face 1

Chœur d'enfants du groupe scolaire de Dommartin. Un ensemble instrumental. À l'orgue, Pierre-Alex Borel. Direction, Pierre Joost.

Enregistrées lors d'un concert public au Temple de Dommartin, le 15 décembre 1968.

Enregistré en mp3 à partir d'un 33 tours, avec mes petits moyens amateurs.

Dommartin - son passé

Ce charmant village, aux belles fermes cossues, telle qu'on les aime chez nous, a-t-il une histoire ? Retiré des grandes voies de communication, aux confins des forêts du Jorat, Dommartin, la patrie des Curchod et autres Dufour, Marguet, Béchet, Gatabin, a son histoire, une belle histoire dont chacun d'entre nous, gens de Dommartin, devons être fiers et respectueux. Ouvrons ensemble le grand livre des souvenirs ! Dommartin est l'un des endroits les plus anciens du Jorat. Son origine remonte aux premiers temps du Christianisme. Un tombeau burgonde fut même découvert au lieu-dit « aux Vemettes» vers 1870. Le nom de Dommartin vient sans doute de St.-Martin, patron de l'église paroissiale. Ce nom fut souvent donné à des églises élevées sur l'emplacement d'autels druidiques, érigés près d'un chêne. Une reconnaissance de 1317 parle d'ailleurs d'une fontaine des chênes à Dommartin et un acte de 1440 cite la pierre de l'Outar qui peut rappeler le souvenir d'un ancien autel païen dans la région. Le fait que le village ait pris le nom d'un saint, et qu'un ruisseau portât autrefois le nom de « Riau de la Basogne » (chapelle) nous porte à croire également que l'église de Dommartin était antérieure au VIIIè siècle. Le premier village de Dommartin dut donc se construire autour de la cellule d'un moine, puis de l'église, centre spirituel, qui se trouvait sans doute sur les bords de la Menthue. Cet emplacement a subsisté pendant tout le Moyen-Age. La plus ancienne mention connue de Dommartin date du 18 juillet 908. Dans le village de « Dommo Martino », par acte du' Roi Rodolphe, un des serfs de l'Evêque Boson subit l'épreuve du fer chaud qui prouvait que l'Eglise de Lausanne avait le droit de faire paître ses pourceaux dans la forêt royale de « Sancto Martino ». Le village de Dommartin était donc le centre d'un important domaine royal qui devint propriété de l'Eglise de Lausanne au XIème siècle et qui fut ensuite demembré entre l'Evêque, le Chapitre de la Cathédrale et divers seigneurs. Au début, son territoire s'étendait jusqu'aux environs de Montheron. Il embrassait également Sugnens, Villars-Tiercelin, Chardonney, Peyres, Possens et Naz. Villars-Bramard ressortait de la dîmerie de Dommartin. Poliez-Pittet, bien que faisant partie de la seigneurerie de Bottens, était rattaché à la paroisse de Dommartin. On admet également qu'à une certaine époque Bottens fit partie du territoire de Dommartin. Selon un acte du 23 juin 1230, sous la bienveillance de Conon d'Estavayer, on détermina le territoire de Dommartin: «de la Croix vers le ruz Facz et par le Corruz jusqu'à la Mentue, et vers l'étraz entre Peyres et Possens, et par le Vivier, l'étraz de Montaubion et par Chardonney, vers le gué de la Mentue par lequel on va à Villars-Tiercelin et vers la Croix», Près d'un siècle plus tard, le 16 juin 1317, devant le châtelain du Chapitre de Lausanne, 12 hommes des plus âgés confirmèrent, que la dîme de Dommartin, Poliez-Pittet, Naz, Villars-Tiercelin était au Chapitre. La châtellerie de Dommartin ne devait aucun autre tribut à qui que ce soit. En 1448, le domaine du Chapitre à Dommartin comprenait encore le village de Dommartin, diverses terres, la dîme et le terrage, la dîme de Poliez-Pittet, celle de Barrillio à Peyres, celle de Naz et de Warnerens, les 2/3 du terrage de Séchin. Les revenus de la terre de Dommartin formaient le plus gros d'une des prébendes du Chapitre. Au Moyen-Age, du fait de son importance, le village de Dommartin fut entouré de fortifications, dès l'an 1200. Pour le protéger, le Chapitre fit construire sur la colline un « castrum ». On y érigea également une tour de bois. Les fortifications furent détruites plusieurs fois, en particulier le samedi précédant Pâques 1235. La disposition du village n'était pas sans analogie avec celle des villes fondées par la Clergé : une partie basse ou profane et une partie haute ou sainte. Ces deux parties furent d'ailleurs assimilées à la ville basse et à la Cité de Lausanne, en particulier pour les questions de juridiction. Bien que les chanoines du Chapitre de Lausanne fussent les propriétaires de Dommartin, ils n'exerçaient aucune juridiction. Cette charge fut confiée à un mayor puis à un châtelain. La mayorerie de Dommartin était héréditaire dès le XIIème siècle. Le plus ancien mayor connu est Albert qui, vers 1150, donna le village de Peney à l'Abbaye de Haut- crêt. Son fils Burcard de Dommartin vécut vers 1200, son petit-fils Humbert de Dommartin est mentionné entre 1202 et 1217. C'est Guillaume de Chapelle, gendre de Humbert, qui fut mayor jusqu'en 1219 et transmis l'office à Thomas Grasset d'Eclépens, son gendre. Celui-ci vendit sa fonction, en 1263, au Chapitre de Lausanne qui abolit alors l'office et ne nomma plus qu'un châtelain. La famille de Dommartin fut continuée par Guillaume et Girold frères du mayor Humbert de Dommartin ; elle donna deux chanoines à l'Eglise Notre-Dame de Lausanne, Pierre de 1202 à 1215 et Etienne en 1398. A cette époque, elle paraît s'être éteinte. L'entrée du bourg était confiée à un portier. De 1225 à 1238, cet office était confié à Jean de Geneveis. De ses descendants, grâce à une alliance semble-t-il, le poste de portier passa aux Beiez de Chardonnay. En 1426, Jean dit Jaccaud de Chardonnay acquit l'office de portier. Les Jaccaud le tenaient encore au XVème siècle, en même temps que l'office de châtelain. Au XVlème siècle, ce poste, qui ne valait plus que par son revenu, fut vendu et partagé. En 1545, Claude Tissot et François Jaccaud en acquirent une partie, et vers 1700, les familles Curchod, Béchet, Tissot. Le reste du fief fut vendu par Claude Jaccaud, en 1547, à n. Sébastien de Loys, dont le fils vendit sa part au n. lsbrand de Crousaz, seigneur de Prilly. En 1710, les communes de la Châtellerie de Dommartin rachetèrent les droits de porterie pour 7500 fI. à Louise de Crousaz, dame de Crissier et 2500 fI. aux familles Béchet, Tissot et Curchod. L'église de Dommartin a changé plusieurs fois d'emplacement. Elle était primitivement à la sortie du bois de Chavannes, côté bise, proche du ruisseau qui sépare Dommartin de Naz, à la montée de Dommartin. C'est sans doute le « ri au de la Basogne » de 1317 dont nous avons parlé plus haut. On ignore par contre l'époque précise où le château et le bourg inférieur furent détruits et remplacés par le village actuel, situé sur la hauteur. L'ancienne cité existait dans tous les cas encore en 1485, et vraisemblablement en 1545. Un nouvel incendie, en 1547, aurait donné lieu au changement. L'église fut reconstruite près du village, mais en plein champ et sur la hauteur. La cure a été construite en 1600 avec les pierres du Château. Vers 1733, l'église menaçait ruine. La Commune décida de la reconstruire et LL. EE. donnèrent 1000 livres, à condition de la mettre à un endroit plus commode, c'est- à-dire là où elle se trouve aujoud'hui. Sous le gouvernement bernois, Dommartin continuait à former une châtellerie avec Sugnens, Naz, Peyres et Possens, Chardonnay, Montaubion, et Villars-Tiercelin. C'était l'une des plus importantes du bailliage de Lausanne puisqu'elle fournissait le quart des effectifs militaires. La tour du Château existait encore au 18ème siècle et servit de prison jusqu'en 1750. En 1798, l'agent Curchod dit Brocard obtint d'y prendre des matériaux pour une construction, d'autres suivirent son exemple. Ainsi disparut à jamais le dernier vestige de l'important centre que fut Dommartin durant tout le Moyen-Age.

O. B. (D’après Martignier et de Crousaz, Eugène Mottaz, dictionnaires historiques).

Michel Savioz
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Michel Savioz
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7 juillet 2019
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