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Alexandre Glasunow, Les Saisons, OSR, Ernest ANSERMET

21 mai 1966
Decca pour disque, couvertures et étiquettes, René Gagnaux pour restauration et texte
Decca pour disque, couvertures et étiquettes, René Gagnaux pour restauration et texte

Sur un livret et une chorégraphie de Marius Petipa, la musique du ballet allégorique «Les Saisons» fut composée par Alexandre Glasunow en 1899. L'oeuvre se présente sous la classique forme d'un simple divertissement en quatre tableaux reliés entre eux, et représentant l'Hiver, le Printemps, l'Été et l'Automne. Écrit pour le Ballet Impérial Russe, le ballet fut donné en première audition le 7 février 1900 devant la cour, au théâtre de l'Ermitage du palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg, sous la direction musicale de Riccardo Drigo; la première publique eut lieu le 13 février suivant au Mariinsky.

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Le ballet s'ouvre par une brève introduction, dans laquelle l'Hiver est représenté avant tout par des gammes et des trilles; lorsque le rideau se lève - au moment où commence un solo de flûte ornamenté -, apparaît l'Hiver entouré de ses compagnons - le givre, la glace, la grêle et la neige. Une polonaise vive pour la variation du givre, une danse légèrement plus lente sur un air mélodieux de clarinettes et d'altos pour celle de la glace, un scherzo vif avec des hautbois bavards pour la grêle, une minuscule valse pour la neige. Puis deux gnomes apparaissent et allument un feu - tandis que l'orchestre reprend la musique de l'introduction -, l'Hiver et ses compagnons disparaissent.

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Une succession de glissandi à la harpe marque la transition vers le deuxième tableau, un paysage fleuri. Le sol est couvert de fleurs, et le Printemps entre avec ses disciples - Zéphyr, les fées des fleurs, et les oiseaux enchantés - qui se regroupent amoureusement autour de lui, sur des rythmes agiles des bois. Plusieurs groupes dansent aux sons de la clarinette, de la harpe et des cordes divisées, et il y a un charmant solo pour les Roses (vents staccato, cordes pizzicato et triangle) et pour un Oiseau... mais la chaleur croissante a bientôt raison d'eux.

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Dans le troisième tableau, la scène se transforme en un champ de maïs, ondulant sous la brise chaude - suggérée par des figures de balancement dans l'orchestre. Les bleuets et les coquelicots s'amusent aux accents contagieux d'une valse, mais à leur tour, ils sont accablés par la chaleur et s'allongent sur le sol. Une Barcarolle sensuelle annonce l'arrivée d'un groupe de naïades portant des voiles représentant l'eau, dont la fraîcheur est ardemment recherchée par les fleurs, l'Esprit du maïs est représenté par un limpide solo de clarinette. Le tableau s'achève sur une coda racée. Des flûtes de pan se font entendre au loin, les danseurs s'arrêtent momentanément. Pour terminer, les cornemuses se font à nouveau entendre, une troupe de Satyres et de Faunes entre en scène et se bat avec les Fleurs pour tenter de s'emparer de l'Esprit du maïs; mais ce dernier est sauvé par le souffle du Zéphyr - les Satyres et les Faunes disparaissent sous terre tandis que le champ de maïs se transforme en vignoble.

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Le quatrième tableau s'ouvre sur une Bacchanale exubérante, dont la musique revient, à la manière d'un rondo, deux fois au cours de la scène (la dernière fois en mesure 6:8 par opposition à la mesure originale 2:4). Le premier “épisode” est consacré à l'entrée de l'Hiver (sur la musique de la grêle, combinée à celle de l'introduction) et du Printemps (sur une variante de l'air de clarinette du deuxième tableau), avec de brefs solos pour l'Oiseau et le Zéphyr. Le deuxième “épisode” est marqué par l'entrée de l'Été (sur une variante de la valse des Bleuets et des Coquelicots) et se poursuit par un petit Adagio à l'écriture luxuriante. Après le dernier retour de la musique de la Bacchanale, un déluge de feuilles d'automne met fin à la danse; la scène est plongée dans l'obscurité et les constellations du ciel étincellent au-dessus de la Terre (en majeure partie traduit des notes de Robin GOLDING publiées au verso de la pochette du disque Decca SXL 6269).

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Ernest ANSERMET enregistra ce disque consacré à Alexandre Glasunow en 1966, bien entendu avec son Orchestre de la Suisse Romande, pour Decca dans le Victoria Hall de Genève.

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Les oeuvres suivantes furent enregistrées:

➣ Les Saisons, Op. 67, séances du 21 au 23 mai 1966

Valse de concert No 1 en ré majeur, Op. 47, séance du 5 juin 1966

➣ Valse de concert No 2 en fa majeur, Op. 51, séance du 24 octobre 1966

Le tout fut publié en septembre 1967 sur les disques Decca LXT 6269 et SXL 6269 (mono resp. stéréo), puis en janvier 1968 sur London CM 9509 et CS 6509. La restauration proposée sur cette page provient du disque Decca SXL 6269.

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Les 4 tableaux de «Les Saisons» sont joués totalement enchaînés (la pause entre le troisième et le quatrième tableau vient tout simplement du fait que ce dernier fut publié au début du verso du disque):

Tableau 1, L'Hiver

No. 1. Prélude

No. 2. Scène de l'Hiver

No. 3. Variation du Givre

No. 4. Variation de la Glace

No. 5. Variation de la Grêle

No. 6. Variation de la Neige

No. 7. Coda ............................................................................-> 09:48:400

Tableau 2, Le Printemps

No. 8. Entrée du Printemps, Zéphyr, les fées des fleurs,

les oiseaux et les fleurs..........................................................-> 15:16:800

Tableau 3, L'Été

No. 9. Scène de l'Été

No. 10. Valse des bleuets et des coquelicots

No. 11. Barcarolle, entrée des naïades, des satyres et des faunes

No. 12. Variation de l'Esprit du maïs

No. 13. Coda .................................................................................-> 26:28

Tableau 4, L'Automne

No. 14. Grande bacchanale des Saisons

a) Entrée des Saisons

b) L'Hiver

c) Le Printemps

d) Bacchanale

e) L'Été

No. 15. Petit Adagio

No. 16. Variation du satyre

No. 17. Coda générale

No. 18. Apothéose: La révélation des étoiles ...............................-> 35:55

Provenance: Decca SXL 6269

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René Gagnaux
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21 mai 2023
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