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L'histoire genevoise d'une nouvelle discipline olympique

12 février 2020
Genève
Anthony Ziemba
  • LES 70 ANS DU SKATE DANS LE MONDE

Le skateboard ou skate est apparu premièrement comme un jouet pour enfants aux Etats-Unis au début des années 1950. Le skateboard a ensuite été médiatisé en Californie à la fin des années 1950 par la communauté des surfeurs. La discipline a ensuite été très connue aux Etats-Unis et en Europe en 1970. En 2009, le marché annuel du skateboard était estimé à 4,8 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros) avec des pratiquants actifs généralement estimés entre 11 et 18 millions (2008). Les pratiquants seraient aux États-Unis 13 millions (2008), au Brésil presque 5 millions (2014) et plus de 200'000 en France (2010). Le skate est devenu une discipline des X Games dès sa première édition en 1995, et deviendra même une discipline olympique lors des JO 2020 à Tokyo.

  • LA SUISSE AUTANT CONCERNÉE ?

La Suisse compte de plus en plus de skateurs, la preuve, les skateparks sont remplis tous les week-ends. Même si la Suisse romande possède plus d'une trentaine de skateparks, ils arrivent toutefois à saturation. Ce qui va pousser les municipalités à continuer le développement d'installations consacrées au skate. La popularité de ce sport au niveau mondial se vérifie particulièrement en Suisse.

J'ai rencontré Jason mardi 11 février. C'est un des acteurs majeurs du skate en Romandie et plus particulièrement à Genève.

Interview de Jason, gérant du magasin de skate 242 à Genève

Anthony - Quand a commencé le skate ici à Genève?

Jason - J'aurais de la peine à dire une date précise car je ne connais pas l'histoire du skate ici.

Quand avez vous commencé le skate ?

Il y a une trentaine d'années.

Vous avez commencé par quels tricks (figures)?

Les tricks... ils étaient différents à l'époque. La première chose que j'ai apprise, c'était de faire des "tick tack" (zigzag en levant le nez de sa planche). Quand j'ai commencé le skate, il n'y avait pas encore les "ollies" (saut en gardant le skate sous ses pieds).

Comment était vu le skate à votre époque?

C'était bien vu mais c'était plus de la balade que des figures je pense . A cette époque-là, on voyait beaucoup de gens faire du roller au bord du lac, juste pour se promener. Et de là, certains ont commencé à faire des figures. Comme c'était différent que d'habitude, les gens s'arrêtaient et les regardaient.

Savez-vous combien de clients vous recevez par jour à la boutique 242?

C'est très aléatoire, mais environ entre 30 et 50 personnes.

Le skate, est-ce aussi un sport féminin ?

Ouais, il y a de plus en plus de femmes, surtout depuis l'année passée.

Quel est l'âge moyen des skateurs?

Si tu vas un week-end au skatepark le matin, tu auras tendance à penser que c'est très jeune. Mais il y a encore des quarantenaires qui se motivent à faire du skate. Donc, si on doit faire une moyenne, je dirais la vingtaine. Mais après, ça dépend vraiment du moment, en fait c'est un grand mélange. Il y a des parents qui skatent avec leurs enfants. Mais je n'ai pas de statistiques précises. Ce que je peux te dire, c'est qu'il y a vraiment tous les âges.

Les skateurs suisses sont-ils forts, comparé à d'autres pays?

Oui, il sont très bons, mais dans chaque pays il y a de bons skateurs. On peut s'entraîner un peu partout. Dans certains pays, c'est dur d'évoluer . Mais en tous cas en Suisse, on a tout ce qu'il faut.

Merci encore à Jason pour cette interview. Vous pouvez retrouver l'interview en audio dans mes audios ou en cliquant ici

  • ET CHEZ LES FEMMES ?

Fondé en février dernier, GIRLSWIRL est un groupe de femmes composé d'une centaine de personnes en Californie et suivi par près de 20'000 personnes sur Instagram. Son objectif : rendre le skate plus féminin. Opérant à la fois sur le terrain et les réseaux sociaux, le GIRLSWIRL à Los Angeles ou l'association Realaxe à Paris illustrent un mouvement global dans le monde du skate, impulsé aussi bien par des marques que des médias ou des passionnées de la glisse, sensibilisés au manque de représentation des femmes dans ce sport. Les femmes restent cependant toujours minoritaires.

Par Anthony Ziemba.

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Anthony Ziemba
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10 février 2020
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