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Lettre écrite le jour de la capitulation de l'Allemagne

Lettre écrite le jour de la capitulation de l'Allemagne

8 mai 1945
hoirie Léon Monnier
Pierre-Marie Epiney

Dans cette lettre émouvante datée du 8 mai 1945, Rémy Monnier (1897-1948) - avocat et notaire - écrit à sa mère Crésence (1871-1960) demeurant à Vissoie. Celui qui avait été président de Vissoie de 1925 à 1940 fait part de son expérience de soldat sanitaire, en qualité de "veilleur de nuit" auprès de "grands blessés allemands".

Cette lettre a une portée historique puisqu'elle date du jour même de la capitulation de l'Allemagne nazie signifiant la cessation de la deuxième guerre mondiale en Europe.

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Voici les passages les plus significatifs de la lettre:

  • Je fonctionne avec deux infirmières comme veilleur de nuit pour visiter nos grands blessés allemands. Nous commençons notre travail à 7 heures le soir jusqu'à 7 h. le lendemain matin. [...]
  • Je suis plutôt pour tenir compagnie aux sœurs et les rassurer que pour "pratiquer la médecine". Elles n'osent, en effet, pas aller seules la nuit dans ces baraques sombres, car c'est vraiment très lugubre. Nous avons vraiment à faire à des grands blessés - venant du front d'Italie - qui sont bien mal amochés et mal en point, beaucoup de membres amputés, des blessures de balles infectées etc. Plusieurs blessés n'ont pas 20 ans; un gamin n'a que 16 ans. Pris individuellement, ces malades sont gentils et très reconnaissants à notre égard. Nous ne devons pas nous entretenir de politique avec eux, tous nous disent naturellement qu'ils sont contents que la guerre soit finie. Avec les Allemands, il y a des volontaires polonais, français, italiens, russes, yougoslaves. Ceux-ci se demandent ce qu'on va faire d'eux quand la Suisse les aura renvoyés en Allemagne ou dans leur pays ; leur situation est évidemment critique. Tous ces blessés nous sont arrivés dans des haillons; quelques-uns étaient à moitié nus. [...]
  • Hier, nous devions recevoir encore 200 nouveaux grands blessés allemands mais les ambulances, une quarantaine de grands cars, nous sont arrivés ici vides; les grands blessés ont été retenus dans les Grisons, nous ne savons pas pourquoi. [...]
  • Puisque la guerre est terminée aujourd'hui, j'espère qu'on ne nous gardera pas plus longtemps que le 13 juin.

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Pierre-Marie Epiney
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4 mai 2020
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