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Anne Ansermet; témoignage d'une fille d'artiste Repérage

Genève, Rolle, Midi de la France....
Martine Desarzens
Martine Desarzens

L'association Plans-Fixes propose une nouvelle prestation appelée : Une mémoire suisse romande, prestation encore très méconnue des amoureux des films Plans Fixes.

Ce travail est si important qu'il me semble important de publier le texte d'introduction avant de mettre les séquences en lien avec Anne Ansermet.

"La présente base de données, réalisée sous l'égide de l'association "Une mémoire suisse romande" et ouverte en été 2011, offre la possibilité d'effectuer des recherches dans le contenu de tous les portraits filmés tournés par PLANS-FIXES depuis sa création en 1977 jusqu'à aujourd'hui. Réalisée sur la base d'un découpage thématique par segments, elle permet d'effectuer des recherches par mots-clés contrôlés ou en texte libre.

Cette base de données évolutive est, pour l'instant, dans une phase d'essai et de développement: des perfectionnements ultérieurs sont possibles.

Réalisation:

  • Coordination de l'indexation: Gaëlle Delavy
  • avec la collaboration de: Camille Argoud, Myriam Bénichou, Simone Visconti
  • Développeur: Benoît Terradillos, La Tour-de-Peilz
  • Digitalisation des films: EPFL, Service audiovisuel, SAVE
  • Hébergement de la banque de données: UNIL, Unicom
  • Compression des fichiers: Fred Kohler, Studio La Cigale, Lausanne
  • Graphiste: Gilles Vuissoz, Dimension Cinq, Vex

Une réalisation conduite par l'association "Une Mémoire suisse romande", président Olivier Pavillon, sous l'égide d'un comité de pilotage composé de Michelle Deschenaux, Maryse Perret, Olivier Pradervand, Catherine Seylaz et Brigitte Steudler."

Plan Fixes propose 43 courtes séquences d'interview d' Anne Ansermet, fille d'Ernest Amnsermet, musicien, chef d'orchestre:

Plans-Fixes :

http://www.plansfixes.ch/films/1062Anne Ansermet: Itinéraires d'une vie

Qu'est-ce que cela veut dire d'être la fille d'une homme si célèbre, de grandir à l'ombre de ce père ?
Étapes d'une vie qui passe par la fascination de son père: un maître, une quête d'identité personnelle, des mariages ; la recherche de l'homme qui va pouvoir l'accompagner dans un bout de chemin, l'éloignement, l'exil, le refuge dans la religion, l'apaisement et la réconciliation.....

Ces témoignages d'un parcours d'enfant d'artiste me touchent beaucoup pour m'y retrouver souvent et m'identifier comme la plupart d'enfants d'artistes.....
Interlocuteur: Bertil Galland

Elle grandit à Genève, aux côtés d'un père totalement absorbé par la musique, chez qui elle rencontre Ravel, de Falla, Stravinski, Ramuz. Devenue infirmière, elle se convertit au catholicisme, puis se marie et vit à Paris, où elle découvre la misère des banlieues. Après un divorce et deux remariages, elle vit à Zurich et dans le Midi de la France. Quelques années plus tard, elle revient à Rolle avec son fils et noue des relations très étroites avec son père, l'accompagnant dans ses tournées de concerts, développant avec lui un échange intellectuel très riche.

Puis elle part pour l'Inde, se fait bouddhiste, et rentre en Suisse pour s'établir au Centre bouddhiste du Mont--Pèlerin, avant de se fixer à Rolle.

Pour les membres de NH qui ont envie de découvrir cet immense musicien, venez sur le site de Plans-Fixes: puis inscrivez-vous, mettez un nom de passe et un nom choisi pour vous comme par exemple; "goldorak" et enfin cherchez Anne Ansermet, films que vous pouvez visionner gratuitement
Sur le site Plans-Fixes http://www.plansfixes.ch/films/1062, enregistrez-vous pour visionner les films
Puis allez sur la rubrique : Consulter l'index
...

C'est un voyage dans l'enfance de la fille de ce grand musicien et chef d'orchestre, son père, sa famille, les amis musiciens, la philosophie de son père, sa recherche personnelle pour trouver "sa" place.....

Anne Ansermet nous livre la vie, la trajectoire les amitiés musicales et philosophiques de son père.

Ces interviews sont un trésor d'archives; bouleversants, émouvants MAGNIFIQUES !

Je vous propose les résumées de ces 43 courtes séquences afin que vous puissiez choisir selon votre intérêt.

No 1.
Générique de début du Plans-Fixes consacré à Anne Ansermet et tourné à Rolle le 27 janvier 1989. L'interlocuteur est Bertil Galland.

No 2.
Anne Ansermet évoque sa maison d'enfance : La Pervenche à Tavel sur Clarens qui était un refuge pour les artistes. C'est là qu'en 1914, ont été fondés les "Cahiers vaudois", alors qu'elle avait sept ans. Son père y a accueilli Stravinski, Duparc et Ravel. Stravinski avait loué une maison voisine et était allé visiter Ernest Ansermet après l'avoir entendu diriger un orchestre.
Personnes citées:Stravinski, IgorAnsermet, ErnestRavel, MauriceDuparc, HenriMots-clés:PresseRelations avec les parentsMédias:"Cahiers vaudois" (revue)

No 3 :
Anne Ansermet évoque Stravinski qu'elle aimait bien : il était petit avec des lunettes, des sourcils constamment froncés, un accent très prononcé et de grosses lèvres. Il aimait bien les enfants et le vin blanc .
Personnes citées:Stravinski, IgorÉtapes du récit de vie:Enfance, adolescence

No 4.
Anne Ansermet parle de son père et la fois où ils ont vu Stravinski (et non pas Ravel) et Falla jouer une partition à quatre mains sur le piano droit de la maison. Elle explique en effet que si sa famille était très hospitalière, elle n'avait que peu de moyens.
Personnes citées:Stravinski, IgorAnsermet, ErnestRavel, MauriceFalla, Manuel deMots-clés:Relations avec les parentsMusiqueMilieu socialÉtapes du récit de vie:Enfance, adolescenceThèmes généraux:Arts, culture

No 5.
Anne Ansermet parle de sa mère et de la création des "Cahiers vaudois" sur son initiative. Elle organisait des rencontres avec Gilliard, Budry, Grivel, Henri Roorda et Ramuz. Ce dernier habitait Paris et venait rarement, mais quand il était là, le ton changeait.
Personnes citées:Gilliard, EdmondRamuz, Charles FerdinandAnsermet, MargueriteRoorda, HenriBudry, PaulGrivel, FrançoisMots-clés:PresseLittératureHistoire familialeMédias:"Cahiers vaudois" (revue)Lieux cités:Paris (France)

No 6.
Anne Ansermet parle de Ramuz qu'elle a connu vers 1914 quand il avait 36 ans. Elle le décrit comme un homme très gentil avec les enfants et caustique avec les adultes. Il l'aimait bien car elle essayait d'écrire une suite à un roman qu'elle avait aimé ; et lui montrait son cahier.
Personnes citées:Ramuz, Charles FerdinandMots-clés:LittératureAmitiés, inimitiésDates/Périodes:1914Étapes du récit de vie:Enfance, adolescenceExpression artistique

No 7
Anne Ansermet parle des créateurs des "Cahiers vaudois" et du genre et des personnages qu'ils se créaient. Elle explique que Ramuz avait toujours un air faussement cynique et beaucoup d'humour. Auberjonois tordait la bouche de côté comme les autres, notamment Gilliard. Elle rappelle qu'ils étaient jeunes, très enthousiastes et aussi un peu amers, notamment par rapport au climat politique à l'encontre de l'art.
Personnes citées:Auberjonois, RenéGilliard, EdmondRamuz, Charles FerdinandMots-clés:PresseMédias:"Cahiers vaudois" (revue)Étapes du récit de vie:Enfance, adolescenceThèmes généraux:Arts, culture

No 8.
Anne Ansermet parle de sa grand-tante Julie et de son éducation religieuse. Sa tante était très stricte et vivait dans un appartement dont les fenêtres étaient des vitraux représentant les quatre réformateurs. Elle lui racontait la Bible mais pas les Evangiles et l'a dégoûtée du protestantisme. Ansermet se souvient que lorsque sa tante lui a raconté l'histoire de la Mer rouge, l'enfant qu'elle était avait pris le parti des Egyptiens et avait reçu une gifle mémorable. Son parcours en quête d'une autre spiritualité a commencé ainsi.
Mots-clés:SpiritualitéProtestantismeEducation religieuseRelations familialesŒuvres citées:"Bible""Bible. AT. Exode""Bible. NT. Evangiles"Étapes du récit de vie

No 9.
Anne Ansermet raconte comment la guerre a fait perdre son travail au Casino de Montreux à son père. Sa famille a donc déménagé pour aller à Lausanne, dans un appartement à la rue Etraz, appartenant au flûtiste Giroud. Ils y ont rencontré Diaghilev et les danseurs des Ballets russes grâce à Stravinski. Ils ont tous vécu dans l'appartement alors que le couple Ansermet avait à peine de quoi vivre.

No. 10.
Anne Ansermet parle de son père, qui après avoir été engagé par les Ballets russes, s'est mis à voyager autour du monde. Elle explique que c'était de fait un père absent mais un bon père quand même. Il la gâtait en revenant de voyage, était affectueux et la grondait peu. Mais tout tournait autour de sa vie, comme si Anne n'en avait pas une elle-même.

No.11.
Anne Ansermet évoque ses relations avec son père qui ont été très riches intellectuellement. Elle a baigné dans les questions philosophiques avec lui et dans l'occultisme avec sa mère et Gilliard. On ne parlait pas de choses matérielles à la maison et l'argent n'y avait pas de valeur. Dès son enfance, Anne Ansermet s'est donc intéressée à toutes ces questions. Elle a commencé à participer aux débats de son père quand ils sont partis pour l'Amérique du Sud, durant six mois. Ils allaient souvent chez Victoria Ocampo et y avaient des conversations philosophiques.
Personnes citées:Gilliard, Edmond Ansermet, MargueriteAnsermet, ErnestOcampo, Victoria Mots-clés:Relations avec les parentsSpiritualitéVoyagesLieux cités:Amérique du sudÉtapes du récit de vie:Age adulteDéplacementsEnfance, adolescenceThèmes généraux:Philosophies, valeurs

No. 12
Anne Ansermet parle de son père et des fondements de la musique, ainsi que de sa vision de la spiritualité. Il essayait en effet d'avoir un horizon plus ouvert. L'interviewer demande alors à Anne Ansermet si son père était prude. Elle répond que son père ne réalisait pas vraiment qu'il avait une fille vivante et grandissante. Cela l'a un peu choqué de découvrir une jeune fille qui tenait un journal, aimait et pensait. Ses parents ont en effet découvert dans ce journal son admiration pour François Olivier et son père l'a disputée très fort. Elle explique que son père était très jupitérien dans ses colères.
Personnes citées:Ansermet, ErnestOlivier, FrançoisMots-clés:Relations avec les parentsMusiqueSpiritualitéÉtapes du récit de vie:Enfance, adolescenceThèmes généraux:Philosophies, valeursArts, culture

No. 13:
Anne Ansermet évoque sa vie de Genève : deux ans après que son père prenne la tête de l'Orchestre Romand, sa famille a déménagé à Genève en 1918. C'était au moment de la grippe espagnole et la ville lui a paru sinistre, car il y avait des convois funéraires dans les rues. Son père est tombé malade. On l'a mise dans une école pour les jeunes filles de bonnes famille, où elle a beaucoup souffert de la différence sociale. Elle s'est donc liée avec des fillettes plus simples. Elle fait le lien avec ce paternalisme et cette condescendance sociale avec le comité de l'orchestre romand pour lequel travaillait son père qui avait aussi cette attitude. Cela a posé les prémisses de son engagement social.
Personnes citées:Ansermet, ErnestMots-clés:Relations avec les parentsAmitiés, inimitiésDéménagementMilieu socialConflit social

No.14;
Anne Ansermet raconte comment elle a été obligée de suivre le catéchisme protestant avant de se convertir. Elle explique qu'à cette époque, Genève connaissait une vague de conversion au catholicisme avec Bloy, très social qu'elle préférait et Maritain le néo-thomiste. Les peintres se convertissaient avec le premier et les intellectuels et musiciens avec le deuxième. Elle précise que son père ne s'est jamais converti.
Personnes citées:Ansermet, ErnestMaritain, JacquesBloy, LéonMots-clés:MusiqueProtestantismeEducation religieusePeintureCatholicismeLieux cités:Genève (Suisse, ville)Étapes du récit de vie:Religions, croyancesThèmes généraux:Religions, croyancesArts, culture

No. 15.
Anne Ansermet parle de son éducation religieuse qui était thomiste à la maison grâce à l'ami de ses parents Adrien Bovy. Il leur a fait rencontrer l'abbé Journet, qu'elle décrit en détail. Il avait de longues discussions avec son père.
Personnes citées:Ansermet, ErnestJournet, Charles (cardinal)Bovy, AdrienMots-clés:Education religieuseÉtapes du récit de vie:Religions, croyances

No. 16.
Anne Ansermet évoque sa quête d'absolu depuis l'enfance. Elle l'a cherché dans le protestantisme puis dans le catholicisme notamment avec l'Abbé Journet, avant de réaliser qu'il n'était pas vraiment dans un dieu. Entre-temps, elle a été baptisée à Fribourg par Monseigneur Besson.
Personnes citées:Besson, Marius (évêque)Journet, Charles (cardinal)Mots-clés:SpiritualitéProtestantismeEducation religieuseCatholicismeLieux cités:Fribourg (Suisse, ville)Étapes du récit de vie:Religions, croyances

No. 17.
Anne Ansermet parle de ses études d'infirmière à Fribourg suite à son échec à l'examen de capacité au violon.
Mots-clés:Pratique de la musiqueSoins infirmiersMusiqueLieux cités:Fribourg (Suisse, ville)Étapes du récit de vie:FormationPratiques culturelles, loisirsThèmes généraux:Arts, cultureSanté, médecine

No. 18.
Anne Ansermet parle de son premier mari Bénédict de Saussure qui faisait l'école des beaux-arts. Il a dû ensuite faire son service militaire en France, et ils ont déménagé à Paris. Elle a été introduite par son père chez Roland Manuel, qui lui a fait faire de la figuration de cinéma.
Personnes citées:Manuel, RolandSaussure, Henri Bénédict deMots-clés:DéménagementMariage, coupleCinémaLieux cités:Paris (France)FranceÉtapes du récit de vie:Age adulteDéplacementsVie professionnelle

No. 19.
Anne Ansermet parle de sa carrière au cinéma : elle était figurante, si bien qu'elle se rappelle peu dans quels films elle a tourné, ni avec qui. Elle se souvient avoir joué dans "14 juillet" avec Anabella et dans "Cette vieille canaille" avec Harry Baur. Elle explique que les figurants devaient être bien vêtus et qu'ils étaient payés pour avoir un budget costume. En outre, grâce à son ami Roland Manuel elle pouvait manger à la cantine des studios : elle y a croisé Jouvet, Michel Simon, Gaby Morlay, Victor Francen et Blier entre autres.
Personnes citées:Manuel, RolandMorlay, GabyBaur, HarryJouvet, LouisSimon, MichelAnabellaFrancen, VictorMots-clés:CinémaConditions de travailÉtapes du récit de vie:Vie professionnelle

No. 20.
Anne Ansermet parle de son succès dans le milieu du cinéma et de la photographie: Roland Manuel la poussait à faire carrière, mais la famille de son mari, la famille de Saussure, a refusé. Elle s'est donc réorientée.
Personnes citées:Manuel, RolandMots-clés:Mariage, coupleCinémaTroubles familiauxPhotographieÉtapes du récit de vie:Age adulteVie professionnelleThèmes généraux:Arts, culture


No. 21.
Anne Ansermet parle de sa réorientation professionnelle, après avoir été figurante. Par la famille de son mari, elle a pu entrer chez les Dames de France. Elle a travaillé comme infirmière à l'hôpital Saint-Antoine au début des vaccinations BCG : elle allait dans la banlieue dite rouge, un endroit extrêmement pauvre. C'est là qu'elle a rencontré l'Abbé Pierre et le pasteur Dominicé. Elle a donc expérimenté la différence de niveaux de vie entre les riches qui vivaient les années folles sans se soucier de rien et ces pauvres qui vivaient de manière plus misérable qu'à Calcutta. Elle a aussi rencontré d'autres femmes engagées dans le social et militantes de gauche, qui manifestaient avec elle pour avoir la sécurité sociale.
Personnes citées:Dominicé, MaxPierre (abbé)Mots-clés:Soins infirmiersTravail socialEngagement, militantismeInstitutions:Hôpital Saint-Antoine (Paris)Lieux cités:

No**. 22**.
Anne Ansermet parle de ses relations littéraires à Paris : Roland Manuel lui faisait rencontrer la fille de Jacques Rivière, Mauriac, Max Jacob, Cocteau et François Fosca, le frère de Robert de Traz. Elle a beaucoup interagi avec Fosca, un peintre et historien d'art, catholique converti. Grâce à lui, elle a rencontré Giraudoux et Paul Valéry. Elle est allée aussi à Solesmes quelquefois avec Roland Manuel et y a vu de plus près Mauriac. Elle se souvient qu'il était catholique mais tourmenté et cela l'a marquée et détachée de la religion.
Personnes citées:Rivière, JacquesMauriac, FrançoisTraz, Robert deJacob, MaxFosca, FrançoisValéry, PaulGiraudoux, JeanManuel, RolandCocteau, JeanMots-clés:Amitiés, inimitiésHistoire de l'artPerte de foiPeinture

No. 23.
Anne Ansermet parle de son divorce d'avec Bénédict de Saussure puis de son remariage malheureux avec Maurice Barraud, un peintre de 21 ans de plus qu'elle. Elle n'a donc pas eu de jeunesse avec lui. Ils passaient peu de temps à Genève et vivaient principalement dans le Midi de la France. Elle y a rencontré son marchand de tableaux Georges Kasper.
Personnes citées:Saussure, Henri Bénédict deKasper, GeorgesBarraud, MauriceMots-clés:PeintureMariage, coupleDivorce, ruptureLieux cités:Genève (Suisse, ville)France - sudÉtapes du récit de vie:Age adulteThèmes généraux:Arts, culture

No. 24.
Anne Ansermet parle de son troisième mariage avec Georges Kasper avec qui elle avait une galerie à Zurich. Elle raconte que c'était très difficile car les gens prenaient le parti de son ancien mari, le peintre Barraud. Son père l'a même déshéritée. Elle a ensuite monté avec Kasper une revue, "La Pieuvre", dont son cousin, seul membre de la famille a lui être restée fidèle, a dessiné la couverture. Via cette revue, elle est rentrée en contact avec Ramuz et Cocteau, ses connaissances de Paris, ainsi qu'avec Fred Roger Cornaz.
Personnes citées:Ramuz, Charles FerdinandCocteau, JeanKasper, GeorgesBarraud, MauriceCornaz, Frédéric-RogerMots-clés:PresseRelations avec les parentsRelations familialesMariage, coupleDivorce, rupture

No. 25.
Anne Ansermet parle de sa galerie à Zurich et de la période où Picabia s'est installé chez elle.
Personnes citées:Picabia, FrancisMots-clés:Amitiés, inimitiésLieux cités:Zurich (Suisse, ville)Étapes du récit de vie:Age adulteVie professionnelleThèmes généraux:Arts, culture

No. 26.
Anne Ansermet parle de sa vie avec Georges Kasper : ils ont quitté Zurich et la galerie pour s'installer dans le Midi. Elle y a tenu un hôtel à Peymeinade près de Grasse, après avoir eu une maison à Callian dans le Var.
Personnes citées:Kasper, GeorgesMots-clés:DéménagementMariage, coupleCarrièreLieux cités:Peymeinade (France)Grasse (France)France - sudZurich (Suisse, ville)FranceCaillian (France)Var (France, dpt)Étapes du récit de vie:Age adulteDéplacementsVie professionnelle

No. 27.
Anne Ansermet raconte sa réconciliation avec son père, Ernest Ansermet. Il a fini par oublier son divorce, puis son remariage avec Georges Kasper. Il est venu un été à Peymeinade et y a continué ses textes sur la musique. Il riait beaucoup de leur personnel, dont un des membres était pyromane.
Personnes citées:Ansermet, ErnestKasper, GeorgesMots-clés:Relations avec les parentsMariage, coupleDivorce, ruptureLieux cités:Peymeinade (France)

No**. 28**.
Anne Ansermet raconte comment Edmond Gilliard est venu vivre à Peymeinade un été : il avait 80 ans, une femme de 19 ans et des soucis financiers à Grasse. Elle l'a donc ramené à la maison et discutait beaucoup avec lui d'occultisme et de spiritualité. Il lui a offert un livre qui l'a orienté vers Dharamsala : "Le lama aux cinq sagesses" d'Alexandra David-Néel.
Personnes citées:Gilliard, EdmondDavid-Néel, AlexandraMots-clés:SpiritualitéInfluencesLectureBouddhismeAmitiés, inimitiésLieux cités:Peymeinade (France)Dharamsala (Inde)Grasse (France)Étapes du récit de vie:Age adulte

No. 29.
Anne Ansermet parle de son orientation vers le bouddhisme. La deuxième femme de son premier mari, Doody Autant-Lara, avait été en Inde et en a rapporté des livres qu'elle a lus. C'est aussi grâce à elle qu'elle a rencontré Jean Herbert qui l'a vraiment introduite au bouddhisme.
Personnes citées:Massonnet, Odette DoodyHerbert, JeanMots-clés:LectureBouddhismeAmitiés, inimitiésLieux cités:IndeÉtapes du récit de vie:Age adultePratiques culturelles, loisirsThèmes généra

No. 30.
Anne Ansermet parle de Rolle, où elle est devenue infirmière scolaire et assistante sociale, après son divorce d'avec Georges Kasper. Elle y a emmené son petit garçon de dix ans à l'époque. C'est son cousin, architecte, qui lui avait trouvé le poste. Elle décrit Rolle et la vie d'alors.
Personnes citées:Kasper, GeorgesMots-clés:DéménagementDivorce, ruptureEnfantsLieux cités:Rolle (Suisse, VD)Étapes du récit de vie:Age adulte Déplacements

No. 31.
Anne Ansermet parle de sa réconciliation avec son père, Ernest Ansermet. Ce dernier a hésité, mais a finalement acheté pour sa retraite une maison à Rolle et non à Mont-la-Ville. Anne Ansermet a pu aussi utiliser cette maison. Il s'agit d'ailleurs de la maison où se déroule l'entretien. Il s'est installé près d'elle et de son fils Laurent. Anne Ansermet a ensuite beaucoup voyagé avec son père. Elle a été au Canada et en Amérique, mais a été surtout marquée par le Japon, où ils sont allés avec l'Orchestre de la Suisse romande. C'est aussi comme cela qu'elle a rencontré Jean Herbert.
Personnes citées:Ansermet, ErnestHerbert, JeanMots-clés:Relations avec les parentsVoyagesEnfantsInstitutions:Orchestre de la Suisse romande (Genève)Lieux cités:Rolle (Suisse, VD)

No. 32.
Anne Ansermet se souvient que son père, Ernest Ansermet, durant les dernières années de sa vie, la présentait comme sa fille bouddhiste. Pourtant elle ne l'était pas encore à ce moment. Elle a l'impression qu'il avait pressenti sa conversion. Le père d'Anne Ansermet est décédé un mois après son dernier concert.
Personnes citées:Ansermet, ErnestMots-clés:Relations avec les parentsBouddhismeDeuilÉtapes du récit de vie:Age adulteThèmes généraux:Religions, croyances

No. 33.
Après la mort de son père, Anne Ansermet a décidé de se consacrer à cette recherche de l'absolu. Elle avait déjà un cercle d'amis qui débattait de philosophies orientales, notamment une amie krishnamurtiste qui connaissait Jean Herbert. Ansermet l'avait déjà contacté à l'époque où Ella Maillart lui avait conseillé d'aller dans un ashram en Inde. Anne Ansermet y avait été trois semaines sans être satisfaite. Elle a donc voulu aller au Tibet, mais se désespérait de trouver un contact. Un jour, elle dîne avec Herbert et deux de ses amis, qui lui ont parlé de bouddhisme. L'un d'eux était le frère du Dalaï-lama. Il a donc entrepris de lui rendre un séjour agréable à Dharamsala, où elle est parti seule.
Personnes citées:Herbert, JeanMaillart, EllaDalaï-lama (14)Mots-clés:Relations avec les parentsSpiritualitéBouddhismeAmitiés, inimitiésVoyages

No. 34.
Anne Ansermet raconte sa rencontre avec le Dalaï Lama et le bouleversement que cela a produit dans sa vie.
Personnes citées:Dalaï-lama (14)Mots-clés:InfluencesBouddhismeÉtapes du récit de vie:Age adulteThèmes généraux:Religions, croyances

No. 35.
Anne Ansermet raconte sa période de nonne à Dharamsala en Inde du nord. A l'époque, vers 1970, c'était le seul moyen d'accéder à l'enseignement du Dalaï-lama. Ce dernier l'a confiée à un moine tibétain d'une grande bonté, dans la forêt. Elle a appris le bouddhisme avec lui et quelques autres Occidentaux, jusqu'à ce qu'on leur retire leurs visas.
Personnes citées:Dalaï-lama (14)Mots-clés:BouddhismeEducation religieuseLieux cités:Dharamsala (Inde)IndeDates/Périodes:1970Étapes du récit de vie:DéplacementsReligions, croyances

No. 36.
Anne Ansermet évoque sa période de nonne. Elle a prononcé ses vœux vêtue d'une robe rouge et d'un châle, le crâne rasé. Elle a cependant obtenu l'autorisation de s'habiller différemment quand elle se trouvait en Europe.
Mots-clés:BouddhismePratiques religieusesLieux cités:EuropeÉtapes du récit de vie:DéplacementsReligions, croyancesThèmes généraux:Religions, croyances

No. 37.
Anne Ansermet parle de son retour en Suisse après son ordination bouddhiste à 63 ans. Elle a donc organisé un cours à Rolle et fait venir son maître.
Mots-clés:BouddhismeVoyagesLieux cités:Rolle (Suisse, VD)Étapes du récit de vie:DéplacementsThèmes généraux:Religions, croyancesEducation, enseignement

No. 38.
Anne Ansermet parle de la venue de son maître bouddhiste à Rolle et du succès du cours qu'elle a organisé. Un groupe s'est ainsi formé, a loué une maison vers Vevey, au Mont Pélerin, et le maître s'y est installé.
Mots-clés:BouddhismeLieux cités:Rolle (Suisse, VD)Vevey (Suisse, VD)Mont Pélerin (Suisse, mont, VD)Thèmes généraux:Religions, croyancesEducation, enseignement

No. 39.
Anne Ansermet parle de sa vie au Mont Pélerin puis à Dharamsala en Inde, comme nonne bouddhiste. Elle est rentrée au Mont Pélerin en février 1979, suite à des ennuis de santé, et est restée au centre bouddhiste encore quelques années.
Mots-clés:BouddhismeVoyagesMaladies, handicapLieux cités:Dharamsala (Inde)IndeMont Pélerin (Suisse, mont, VD)Dates/Périodes:1979Étapes du récit de vie:DéplacementsSantéThèmes généraux:Religions, croyances

No. 40.
Anne Ansermet parle de son chemin spirituel, via sa mère Marguerite, et des conversations philosophiques avec son père Ernest. Cela implique un parcours entre les écrits de son père sur la métaphysique, au bouddhisme qu'elle a longtemps pratiqué, entre Clarens et le Mont Pélerin. Elle explique que deux ans avant cet entretien, elle est revenue à Rolle, a abandonné sa vie de nonne bouddhiste, notamment pour faire le point.
Personnes citées:Ansermet, MargueriteAnsermet, ErnestMots-clés:Relations avec les parentsSpiritualitéBouddhismeLieux cités:Clarens (Suisse, VD)Rolle (Suisse, VD)Mont Pélerin (Suisse, mont, VD)Étapes du récit de vie:Age adulteThèmes généraux:

No. 41.
Anne Ansermet parle de son père et sa conception de Dieu : elle explique que sa vision de Dieu comme champ d'énergie ressemble beaucoup à celle du bouddhisme de la base ou conscience primordiale. Elle décrit cela comme une chose accessible via la méditation. Elle-même a cherché cet absolu toute sa vie. Elle parle des différents courants du bouddhisme en donnant comme exemple certains de ses amis. Elle explique la notion d'impermanence et la matrice des Bouddhas.
Personnes citées:Ansermet, ErnestMots-clés:Relations avec les parentsBouddhismeAmitiés, inimitiésÉtapes du récit de vie:Age adulteThèmes généraux:Religions, croyances

No. 42.
Anne Ansermet pense qu'elle a fait le tour des spiritualités et a achevé sa quête d'absolu avec une certitude profonde, qu'elle n'explicite pas ici.
Mots-clés:SpiritualitéThèmes généraux:Philosophies, valeurs

No. 43.
Générique de fin du Plans-Fixes consacré à Anne Ansermet et tourné à Rolle le 27 janvier 1989.

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  • René Gagnaux

    Merci, chère Martine, pour cette présentation et les résumés des séquences: un trésor de souvenirs à découvrir ou à redécouvrir, à voir, et à revoir, je ne risque pas de m'ennuyer ces semaines prochaines...

  • Martine Desarzens

    Oui, il y en a pour des semaines....je ne les ai pas encore toutes écoutées....

  • Martine Desarzens

    Comme je suis heureuse de pouvoir faire partager ces séquences d' Anne Ansermet avec les membres de NH. Pour découvrir ces séquences : Petite guidance ; 1. Aller sur le site de Plans Fixes. 2 . Cliquer sur la rubrique : Indexation En s'ouvrant vous lisez le texte suivant : "Une mémoire suisse romande. Cette base de données, réalisée sous l'égide de l'association "Une mémoire suisse romande" et ouverte en été 2011, offre la possibilité d'effectuer des recherches dans le contenu de tous les portraits filmés tournés par PLANS-FIXES depuis sa création en 1977 jusqu'à aujourd'hui. Réalisée sur la base d'un découpage thématique par segments, elle permet d'effectuer des recherches par mots-clés contrôlés ou en texte libre. Cette base de données évolutive est, pour l'instant, dans une phase d'essai et de développement: des perfectionnements ultérieurs sont possibles." Pour accéder à cette base de données: index.plansfixes.chPuis la page s'ouvre et vous écrivez Anne Ansermet dans l'espace de recherche prévu tout en haut de la page à gauche.....et ensuite...."Ouvrez grandes vos oreilles" disait ma grand mère !

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