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Repères : les grands noms de la photographie suisse

Valérie Clerc

Au 20e siècle, plusieurs photographes suisses s'illustrent. Que ce soit pour leur collaboration avec de prestigieuses agences, comme l'agence Magnum, ou pour leurs participation à des expositions majeures, la qualité singulière du regard qu'ils portent sur la société a durablement influencé la photographie. La galerie "Ils ont fait l'histoire de la photographie en témoigne". Retour sur quelques figures emblématiques:

Werner Bischof (1916-1954)

Né à Zurich, Werner Bischof est formé à l'École des arts et métiers de la ville. Sa carrière artistique débute à Paris, où il s'installe pour faire de la peinture, mais la Seconde Guerre mondiale l'en empêche. A l'issu du conflit, il se lance dans un vaste reportage qui documente les ravages de la guerre en Europe. Il rejoint l'agence Magnum en 1949 pour laquelle il voyage à l'étranger comme photoreporter. Il couvre notamment pour Life la famine de 1951 en Inde. En 1954, alors qu'il séjourne au Pérou, il décède tragiquement dans un accident de voiture.

Robert Frank (1924-2019)

Né à Zurich, Robert Frank publie en 1958 un livre qui fait date dans l’histoire de la photographie : The Americans (Les Américains). Le regard extérieur et parfois ironique qu’il jette sur la société américaine sont une prise de conscience pour toute une génération. Son style oscillant entre documentation et impression subjective transforme la photographie d'après-guerre. Robert Frank s’oriente ensuite vers le cinéma et la réalisation avant de revenir à la photographie et la pratique du photomontage dans les années 1970.

Sabine Weiss (1924-2021)

Formée à Genève, au studio Boissonnas, Sabine Weiss exerce dès 1950 comme photographe indépendante. Robert Doisneau lui propose de le rejoindre au sein de l’agence Rapho en 1952. Trois de ses photographies sont sélectionnées pour l’exposition « Family of Man » au MoMA de New York en 1954. Au cours de sa carrière, Sabine Weiss effectue de nombreux travaux de commande, navigant entre mode, reportage et publicité. Elle compte parmi les figures de la photographie humaniste.

Jean Mohr (1925-2018)

Infatigable voyageur, Jean Mohr sillonne la planète appareil en main pour documenter, informer ou dénoncer. Pratiquant une photographie de la modestie, dont l'ambition est de témoigner respectueusement de l'autre, il publie en 1981, Une autre façon de raconter, un livre conçu avec le critique d’art John Berger.

Marcel Ismand (1929-2017)

Après un apprentissage de boulanger-pâtissier et un début de carrière comme mécanicien de précision, Marcel Ismand se tourne vers la photographie. Grand portraitiste, il immortalise Maurice Béjart, Nina Simone, Jacques Brel ou encore la chanteuse française Barbara. Il signe l’illustration de plus de 80 ouvrages et les prises de vues de deux éditions de la Fêtes des Vignerons.

René Burri (1933-2014)

Photographe du plus emblématique portrait de Che Guevara, René Burri est comme Werner Bischof membre de l'agence Magnum. Son travail regroupe des portraits de personnages illustres, comme ceux de Maria Callas, Nasser ou Le Corbusier, mais également des images de scènes quotidiennes extraites des reportages qu'il réalise aux quatre coins du monde.

Monique Jacot (*1934)

Née à Neuchâtel en 1934, Monique Jacot suit les cours de l'école de photographie de Vevey, puis travaille comme photographe-reporter indépendante. En 1983, son exposition « Paysages – intérieurs » est remarquée, mais c’est le livre et l’exposition « Femmes de la terre » en 1989 qui la révèlent au grand public pour le regard porté sur le quotidien des femmes paysannes.

Luc Chessex (*1936)

Né à Lausanne, Luc Chessex obtient son diplôme de photographe en 1958. Après un premier séjour à Cuba, il couvre de 1971 à 1975 nombreux pays latino- américains pour l'agence Prensa Latina. Revenu sur les bords du Léman, il réalise comme photographe indépendant de nombreux reportages en Suisse et à l'étranger, dont plusieurs pour le CICR. Ses clichés illustrent de nombreux reportages dans des hebdomadaires tels que L'Illustré, Radio-TV-Je vois tout, L'Hebdo, Tages Anzeiger Magazin et dans des revues culturelles, dont Caméra, DU, High Quality, Emois.

Parmi ses livres, plusieurs évoquent le continent Sud Américain, comme "Le Visage de la Révolution", 1969 ou "Quand il n'y a plus d'Eldorado" 1982," "El Publico", 1988. En marge de son activité photographique, Luc Chessex a réalisé deux films : "Quand il n'y a plus d'Eldorado" en col­laboration avec Claude Champion et Jacques Pilet (1980) et "A corps perdu", long métrage de fic­tion de Léa Pool (1989).

Jean-Claude Wicky (1946-2016)

C’est par le sport et en particulier le football que Jean-Claude Wicky débute sa carrière. La photographie, il l’apprend en autodidacte lors de ses voyages à l’étranger au début des année 1970. Durant 17 ans, Jean-Claude Wicky a capté la réalité des mines de Bolivie, dont il tire un livre Mineros, mineurs de Bolivie en 2002.

Simone Oppliger (1947-2006)

Née à Renan /BE en 1947, Simone Oppliger passe sa jeunesse dans le Jura. C'est à Saint-lmier qu'elle a fait son apprentissage de photographe. Sa carrière la mène en Afrique, au Vietnam et plus particulièrement en Amérique latine où elle réalise des reportages. En 1986, son reportage «plus des horlogers» témoigne avec justesse des bouleversements induits par la crise de l'horlogerie.

Michael von Graffenried (*1957)

Le parti pris du photographe bernois est la photographie faite avec l’assentiment des personnes cadrées. Il s'immerge dans un milieu avec un maximum de visibilité. Sa méthode est préalablement expliquée à celles et ceux qu’il prend en photo, quitte à récolter des signatures sous la mention : « Je donne mon accord à la publication. » On lui doit notamment des photographies de la société algérienne, une immersion dans le camp naturiste de Thielle/NE ou encore une plongée dans l’univers de la toxicomanie en 2005 avec la série Cocaine Love.

Voir la galerie "Ils ont fait l'histoire de la photographie" en témoigne

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Valérie Clerc
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25 mai 2022
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