Nous analysons de façon anonyme les informations de nos visiteurs et membres, afin de leur fournir le meilleur service et satisfaire leurs attentes. Ce site utilise également des cookies, notamment pour analyser le trafic. Vous pouvez spécifier dans votre navigateur les conditions de stockages et d'accès aux cookies. Voir plus.

Dardagny: Visite aux anciens gisements de bitume Repérage

25 novembre 2015
A. Salamin
Albin Salamin

Une petite rivière, la Roulave, affluent de l'Allondon, a creusé le petit vallon de Roulavaz.

La Roulave se jette dans l'Allondon

A l'occasion du 700ème anniversaire de la création de la Confédération, un sentier naturaliste avait été inauguré au printemps 1991. Cependant en 2002, suite à des éboulements de terrains, le sentier a été fermé. Après quelques nouveaux travaux réalisés par le Canton de Genève, il est possible en 2015, de partir en balade dans ce vallon pour visiter la flore mais aussi d'anciens vestiges de l'exploitation artisanale du bitume de Dardagny.

Une passerelle au-dessus de la rivière, un décor sauvage

Le bitume de Dardagny, un petit historique

La première mention de ces gisements bitumineux remonte à 1729, époque à laquelle le Seigneur de Dardagny chercha à former une société pour l'exploitation du bitume du voisinage. Il espérait également trouver du charbon de pierre, lié au gisement de bitume (une fausse idée de l'époque).

Le 16 novembre 1826, le Journal de Genève annonçait la découverte d'une source importante d'huile bitumineuse (ou huile de pétrole ou huile de pierre). La couche de molasse bitumineuse de Dardagny est justement coupée par l'Allondon et la Roulave, laissant apparaître les couches imprégnées de bitume. Cependant son exploitation fut abandonnée pour des raisons de coûts.

Entre 1836 et 1839, une nouvelle tentative d'exploitation fut effectuée mais la quantité de minerai par rapport à la qualité, ne répondait pas aux espoirs des exploitants. Et le bitume de Dardagny tomba dans l'oubli jusqu'en 1868. A nouveau, une société fut constituée pour l'exploitation de ce gisement. Malheureusement, même si à certains endroits, le bitume suinte de la roche (voir photo) encore aujourd'hui, l'épaisseur des couches trop faible et la qualité de la molasse ne permettront jamais une rentabilité suffisante.

Aujourd'hui

De nos jours, la grotte principale n'est plus accessible aux visites car l'endroit est devenu très dangereux. En 1991, le sentier permettait une promenade sur la rive droite comme sur la rive gauche du vallon, ce n'est plus le cas et seul le sentier de la rive gauche de la rivière est ouvert au public.

Un sentier très facile d'accès, tout en sous-bois, une lente montée depuis l'Allondon vers le plateau de Dardagny et d'Essertines. On y trouve par exemple des types forestiers et des associations végétales fort différents sur un espace réduit.

La grande grotte sert de refuge unique pour les populations de chauve-souris du canton.

La passerelle d'accès à la grande grotte est fermée au public

Sur le sentier, nous pouvons observer quelques petites grottes où l'on peut voir encore, le suintement du bitume.

L'intérieur où l'on voit le suintement du bitume

Remarquons que si l'exploitation de ce bitume ne fut pas rentable, il est probable que plusieurs dizaines de tonnes de ce bitume visqueux furent extraites et utilisées pour asphalter certaines places de Genève, pour graisser les roues de chars, calfeutrer les barques ou pour des usages médicinaux. *Source:

- Mémoires de la Société fribourgeoise des Sciences naturelles, géologie et géographie 1913 - 1918
- Informations sur le site du sentier (Canton de Genève)*

Vous devez être connecté/-e pour ajouter un commentaire
Pas de commentaire pour l'instant!
Albin Salamin
2,221 contributions
25 novembre 2015
2,662 vues
0 like
0 favori
0 commentaire
4 galeries
Le Lab
notreHistoire.ch vu à travers des jeux et des expériences singulières !
Le réseau notreHistoire
Sponsors et partenaires
104,318
6,469
© 2021 FONSART. Tous droits réservés. Conçu par High on Pixels.