Nous analysons de façon anonyme les informations de nos visiteurs et membres, afin de leur fournir le meilleur service et satisfaire leurs attentes. Ce site utilise également des cookies, notamment pour analyser le trafic. Vous pouvez spécifier dans votre navigateur les conditions de stockages et d'accès aux cookies. Voir plus.
Aimée Rapin, peintre, née sans bras, 1868-1956

Aimée Rapin, peintre, née sans bras, 1868-1956

14 décembre 1868
Claude Henri Kissling
Claude Kissling

Adeline Aimée Rapin est née à "la Tour de Berthe" à Payerne le 14 décembre 1868. Privée de ses bras dès sa naissance, elle avait appris à se servir adroitement de ses pieds. Dès l'âge de six ans, Monsieur de Mayenburg, à Lausanne, fut son premier maître de dessin. Il fut plus tard, après la mort du père, son tuteur et son grand bienfaiteur. Ancienne élève de de Bischoff et Barthélémy Menn à seize ans elle entre à l'École genevoise des Beaux-Arts où elle obtient deux accessits, puis deux premiers prix. Cette artiste de talent peignit des portraits, paysages, natures mortes, etc. Officier d'Académie, auteur de plus de quatre mille tableaux dont plusieurs ont été acquis par des musées à Londres, Berlin, Montréal, etc., esprit brillant, centre des réunions où elle se trouvait, admirée et demandée plusieurs fois en mariage. Elle dut certainement sa carrière si réussie à la rare intelligence et au cœur chaleureux de ses parents. - Pourquoi ne m'a-t-on pas avoué tout, de suite que mon enfant n'avait pas de bras, je l'aurais appelée Aimée. Elle aura tant besoin d'affection dit, sa mère. On ajouta ce prénom.

Son père, Jules Rapin, 1840-1881, agent d'affaires, à l'intelligence ouverte, aimait à cultiver les arts; l'équitation et la chasse étaient ses passe-temps favoris. Son épouse, Adeline Rapin-Quidort. 1840-1932, gracieuse, fine d'esprit et cultivée, lui donna huit enfants (soit six garçons et deux filles.) Jules Rapin fut emporté à 41 ans, en pleine force par une pneumonie contractée au cours d'une partie de chasse (il avait poursuivi un vol de canards dans les eaux de la Broye.) La mort prématurée du père, Aimée avait treize ans, fut un malheur pour tous, aggravé plus tard par des difficultés d'argent.

Dès 1892 et jusqu'à la guerre de 1914, elle s'installa à la rue Necker à Genève, son appartement était situé au 2e étage et son atelier au 6e. A partir de cette année, elle va habiter un appartement du troisième étage de « la Maison Royale » située au quai Gustave Ador 46 à Genève. C'est dans cet appartement que notre père, Ernest Kissling, a installé des bandes métalliques à ses fenêtres afin que le froid ne rentre pas. Madame Aimée Rapin, comme la plupart des artistes en ce temps là, n'avait pas d'argent pour lui payer, en compensation elle lui a offert cet autoportrait, pastel et fusin, vous pouvez contempler, ci-dessus, la photo de cet original. (Vous verez souvent cet artiste-peintre avec une cape celà était une façon de préserver son handicap.)

Décédée à Genève en date du 5 mai 1956, elle repose au cimetière des Rois à Plainpalais, Genève, dans la tombe 366 avec, son ami, le compositeur, arménien, Stephan Elmas 1862-1937.

En date du 2 novembre 1987, le feu dans une aile de l'Abbaye de Payerne détruisit une majeure partie de ses œuvres. Seuls une douzaine de tableaux ont pu être sauvés.

Claude Henri et Pierre André Kissling

img052

img055

1868-1956

Voir : Aimée Rapin

http://www.google.ch/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=2&cad=rja&ved=0CEcQFjAB&url=http%3A%2F%2Fwww.payerne.ch%2Ffileadmin%2Fpayerne%2Ffichiers%2FTourisme%2Fmusee_expo_aimee_rapin.pdf&ei=W26iUdDuM4WkPZvagDA&usg=AFQjCNG_WbeKBRgOOIUTnl0iOfBe7COCIQ&sig2=o54rzbIRzIeEH9Svu1Qx8w

Voir également : Stephan Elmas

http://musiqueclassique.forumpro.fr/t3820-stephan-elmas

Stepan Elmas

1862-1937

Voir aussi : Maison Royale

http://www.notrehistoire.ch/photo/view/53556/.

Vous devez être connecté/-e pour ajouter un commentaire
  • Sylvie Bazzanella

    Votre témoignage au sujet de cet autoportrait offert par Aimée Rapin en reconnaissance d'un travail, à votre père Ernest Kissling est touchant, précieux. Merci.

  • L'Inédit

    C'était la tante de la poétesse et comédienne Simone Rapin (créatrice de Bethsabée du "Roi David" au Jorat). Celle-ci m'a raconté que, quand on lui annonçait une nouvelle étonnante, sa tante avait l'habitude de s'exclamer : «Que me dites-vous là ?! Les bras m'en tombent !»

  • Martine Desarzens

    Mais quelle beau témoignage ! Merci...

  • Georges Le Mathe

    superbe peintre dont je possede un tableau representant aimee NAVILLE 1895 grand mere de mon epouse

Le Lab
notreHistoire.ch vu à travers des jeux et des expériences singulières !
Le réseau notreHistoire
Sponsors et partenaires
96,763
5,405
© 2019 FONSART. Tous droits réservés. Conçu par High on Pixels.