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Les trois soleils de Lavaux

Catherine Reymond

Au cours de mes voyages en Asie, j’ai trouvé souvent, sur l’oreiller de ma chambre d’hôtel, un petit papier enroulé sur lui-même et retenu par un ruban de couleur. Une fois le papier déroulé, je lisais aux enfants un conte traditionnel qu’ils écoutaient avec ferveur avant de s’endormir.

Ici j’ai trouvé des contes suisses, mais aucun qui ne raconte l’histoire des Trois Soleils de Lavaux. C’est pendant mes balades dans les vignes que cette histoire m’est venue. Je vous en livrerai chaque jour un petit bout (elle n’a que cinq chapitres) et peut-être que les enfants l’écouteront avec plaisir… Et vous verrez qu’elle n’est pas sans rapport avec la Fête des Vignerons…

1. La Fée en son jardin

Il était une fois une contrée paisible qui s’étendait entre les actuelles villes de Villeneuve et de Lausanne.

Une Fée avait élu domicile aux abords de la rivière qui traversait ce pays très plat. Elle vivait dans un magnifique jardin rempli d’oiseaux, de ruisseaux, de grands arbres sous lesquels elle faisait de la musique et où elle menait une vie sans histoires. Elle aimait par-dessus tout prendre soin des fleurs et des fruits qu’elle y faisait pousser.

En ce temps-là le monde des fées et celui des hommes et des femmes n’étaient pas séparés comme ils le sont aujourd’hui. Ils existaient côte à côte et vivaient en bonne intelligence. Les hommes respectaient les fées pour leur savoir et leurs pouvoirs magiques et les fées les aidaient dans les tâches ardues de leurs vies quotidiennes, par exemple en répandant de la poussière de fée sur les cultures pour favoriser les récoltes. Les fées étaient très nombreuses en ce temps-là, car les enfants, qui les voyaient souvent, ne doutaient pas de leur existence. On dit que quand les enfants ne croient plus aux fées, les fées disparaissent.

Ce jardin rappelait le Jardin d’Eden. Comme la Fée était une fée des sources, elle s’amusait à les charmer, les faisant converger là où elle souhaitait s’installer pour faire de la musique, les faisant changer de lit selon ses préférences, créant de petites cascades et des jeux d’eau. Elle pouvait les faire apparaître et disparaître à sa convenance. Elle utilisait parfois ce don pour aider les hommes et les femmes qui habitaient près du jardin car pour eux les sources étaient d’une importance vitale.

Son jardin était baigné d’une douce lumière tamisée par les frondaisons des arbres. Le Soleil, qui n’était jamais bien loin, entendait le chant de la Fée et l’observait dans ses diverses occupations. Il la trouvait charmante et gracieuse, bien qu’elle fût toute petite. Il s’arrangeait pour éclairer les clairières où elle se mettait pour chanter, et ainsi il pouvait la regarder tout à son aise. La Fée, qui avait remarqué son manège, n’y accordait guère d’importance. Elle était heureuse et pour rien au monde elle n’aurait quitté son jardin. Pourtant, le destin allait en décider autrement.

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Catherine Reymond
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8 juin 2019
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