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Neuchâtel. Vue sur l’Evole

Neuchâtel. Vue sur l’Evole

1 mai 1917
Phototypie & Co, Neuchâtel
Stéphane Thurnherr

Carte postale voyagée de Vauseyon à Serroue en mai 1917 et montrant la baie de l’Evole vue du quai Ostervald.

Sur la droite on voit le bâtiment du dépôt des trams, à sa gauche les bains des dames et la cheminée de l’usine électrique du quai Louis Perrier.

On devine sur le haut de l’image à droite une maison de maître connue sous le nom de Château bleu ou château Pernod, dont on trouve un bref historique dans L’Express du 15 janvier 2010 :

« La somptuosité titille l’imagination

Richissime fabricant d’absinthe à Couvet, Louis Pernod (1836-1910) fit construire cette maison de maître et ses deux pavillons entre 1894 et 1895 par Ernest Prince et Jean Béguin. Deux architectes notamment à l’origine, à Neuchâtel, de l’Hôtel des Postes, de l’école de commerce, de l’hôpital des Cadolles ou encore de la gare de La Chaux-de-Fonds. Le natif du Val-de-Travers voulait une demeure inspirée des châteaux français.

Le château Pernod – dit aussi château bleu en raison de l’activité professionnelle de son propriétaire – est aussi nommé château des pleurs. Selon l’historien Jean-Pierre Jelmini, il existe plusieurs versions de la légende qui l’entoure et est à l’origine de cette appellation. A son sens, la plus authentique est la suivante.

Les Pernod ayant achevé leur maison, ils lancèrent une invitation à tout ce que Neuchâtel comptait alors de familles en vue. Mais les bourgeois de la ville n’avaient aucune estime pour les nouveaux riches et moins encore pour un fabricant d’absinthe. Aussi déclinèrent-ils tous l’invitation. L’épouse de Louis Pernod en conçut une telle tristesse que cette maison se vit attribuer le surnom de château des pleurs. D’autres légendes évoquent les multiples soucis rencontrés par les Pernod, parlent même d’un premier incendie (avant celui de 1988), voire d’un suicide.

A l’instar d’autres somptueuses demeures, le château des pleurs constitue, pour l’imaginaire, une intarissable source de scénarios. Si une personne connaissant fort bien la maison relève qu’«aucun propriétaire n’a fini ses jours dans ses murs», une autre, ayant très souvent fréquenté les lieux assure avec une once d’ironie: «Cette maison n’est en tout cas pas hantée. Je n’ai jamais rencontré le fantôme de Madame Pernod en sanglots». »

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Stéphane Thurnherr
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9 février 2024
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