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Bagnes : son armoirie et  son histoire

1 janvier 1985
Edition Ketty & Alexandre
Claude Kissling

Cette vaste commune, qui occupe presque toute la vallée de Bagnes, est citée la première fois en 1150 sous le vocable de Banies (du latin « Balnea » : bains). Son nom rappelle vraisemblablement les bains d’eau sulfureuse déjà connus des Romains et fort fréquentés au Moyen-Age jusqu`à leur disparition en 1545 sous un gigantesque éboulement. Les armoiries de Bagnes qui illustrent ces bains médiévaux sont appelées parlantes. Les plus anciens documents héraldiques sont le thaler de 1498 et la Chronique de Stumpf de 1548.

Au XIIe siècle, le Comte de Savoie Amédée III emprunta de fortes sommes à l’abbé de Saint-Maurice pour participer à la deuxième croisade (1147-1148) au cours de laquelle il périt. Afin de s’acquitter de cette dette, son fils le comte, Humbert III, céda en 1150 la seigneurie de Bagnes à l’Abbaye, mais il y conserva toutefois une certaine suzeraineté et le droit de chevauchée. La vallée de Bagnes releva désormais des Abbés de Saint-Maurice qui en confièrent l’administration à un vidomne siégeant au château de Châbles et à un métral dont la charge était tenue par une famille qui prit au XIIe siècle le nom de Bagnes. Le château de Verbier, construit par les Savoyards sur la crête de Saint-Christophe, relevait du vidonne et le métral de Bagnes y commandait la milice. Sa situation stratégique surplombant le coude de la Dranse assurait la défense de toute la vallée, dont la partie supérieure toutefois fut, jusqu’aux guerres de Bourgogne, inféodée aux puissants seigneurs de Quart.

Après la conquête du Bas-Valais, les Bagnards restèrent fidèles à la maison de Savoie et ne se soumirent à la nouvelle autorité épiscopale que sous la contrainte des troupes des VII Dizains. La vallée resta alors un pays sujet jusqu’en 1798. Les mines de Bagnes attisèrent les convoitises et entraînèrent des disputes entre l’évêque de Sion, Berne, dont deux ressortissants avaient obtenu d’exploiter la mine d’argent de Peiloz, et l’abbé de Saint-Maurice qui avait accordé la concession. Aussi Mathieu Schiner imposa-t-il en 1501 un partage des pouvoirs, en tant qu’évêque de Sion, il obtenait les droits régaliens et de chevauchée et il disposait des cours d’eau et des mines. L’abbé de Saint-Maurice rendait la justice par l’intermédiaire d’un châtelain exclusivement choisi parmi les habitants des VII Dizains. Mathieu Schiner réserva à sa famille les bénéfices des mines contre paiement de 1000 florins à chacun des dizains. Les vifs reproches de Georges Supersaxo amenèrent la Diète à retirer la concession au cardinal. Mais lorsque Supersaxo tomba en disgrâce, les patriotes l’accusèrent à leur tour d’avoir tenté de vendre ces gisements à Berne. La Révolution de 1798 libéra Bagnes de tous les droits seigneuriaux. Il forma un dizain avec la vallée d’Entremont et Martigny, mais ce dernier s’en détacha en 1802 pour former son propre district.

Armoiries:

D’azur à un couple au naturel assis dans un baquet d’or rempli d’azur.

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Claude Kissling
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